jeudi, 24 janvier 2019

La une du 25 janvier 2019

Publié dans La Une

Un phénomène courant. Anôsy enregistre un taux élevé de mariage précoce par rapport à d’autres régions de Madagascar. Selon les statistiques, 64 jeunes filles sur 100 y entrent dans le mariage avant leurs 18 ans. 26% d’entre elles sont âgées de moins de 15 ans, selon nos sources. Cette situation s’explique non seulement par l’extrême pauvreté mais aussi par l’habitude des parents à donner leurs filles à ceux qui ont de l’argent ou qu’ils considèrent « riches ». Pour faire face à cette situation, l’UNICEF sur un financement de l’Agence de coopération internationale de la Corée (KOICA) en collaboration avec les autorités locales et directions ministérielles régionales mènent de multiples activités au profit des jeunes, ciblant notamment les jeunes filles âgées de 10 à 24 ans, à travers le projet d’amélioration de la vie et le développement des adolescents. Ceci grâce à des services d’éducation, de santé et de protection de qualité à Madagascar.  

 

A.S, nom d’emprunt, a eu son bébé à l’âge de 13 ans. « J’étais scolarisée à l’école de notre quartier avant d’être contrainte de tout arrêter en classe de T3 (CE) à cause de ma grossesse. Mon bébé a maintenant 16 mois », nous confie cette mère adolescente habitant dans un village de la Commune de Behara, à quelques kilomètres de Taolagnaro. Elle gagne sa vie en cherchant de l’eau pour les voisins à 300 ariary le bidon jaune. « Avec 6 bidons, je touche quotidiennement 1800 ariary. Cet argent sert à nous acheter à manger, d’autant plus que le père de mon enfant nous a abandonnés », ajoute notre jeune interlocutrice. Ce cas n’est pas isolé dans la région Anosy, où bon nombre d’ados et jeunes filles font face au mariage précoce, engendrant dans la plupart des cas des grossesses et violences conjugales. « Une amie qui m’est proche a vécu un calvaire à cause du mariage précoce imposé par ses parents. Son mari l’a non seulement maltraitée pendant des années mais il a aussi fini par l’abandonner pour se mettre avec une autre jeune fille mineure. Ses parents ont regretté mais cela n’a pas allégé les séquelles des quelques années de torture qu’elle a dû endurer », nous confie Anita, une adolescente de Tanambe, dans le District d’Amboasary Sud. 

Le projet de la « KOICA » pour y remédier

La situation alarmante dans la région Anôsy explique le choix de l’UNICEF et ses partenaires, à travers la KOICA pour mettre en œuvre le projet d’amélioration de la vie et le développement des adolescents, grâce à des services d’éducation, de santé et de protection de qualité à Madagascar. Mis en œuvre depuis 2017, ce dernier touche 4 domaines à savoir la santé, l’éducation, la protection et la Communication pour le développement. En une année et demie de mise en œuvre, divers progrès ont pu être constatés dans ces domaines concernés.

Meilleur accès aux soins

Le projet de la KOICA est mis en œuvre auprès de 44 centres de santé de base (CSB) sur 100 recensés dans la région Anôsy. Dans le domaine de la santé, l’objectif étant de faciliter l’accès des jeunes aux CSB d’une part et de réduire le taux de mortalité maternelle et néonatale de l’autre, à en croire Xavier Randrianarivelo, coordonnateur régional dudit projet. En fait, la grossesse précoce engendre les complications liées à l’accouchement, la fistule obstétricale et même la mort. « Sur les 10 décès maternels enregistrés dans la région Anôsy, 3 d’entre les victimes sont âgées de moins de 18 ans », d’après notre source. Pour le CSB II d’Ifarahantsa, à quelques kilomètres de Taolagnaro, le nombre de consultations des jeunes a nettement augmenté depuis la mise en œuvre du projet, grâce aux multiples paquets de service en leur honneur.Des jeunes pairs éducateurs sont également mobilisés pour faciliter l’approche et les plaidoyers.

Publié dans Dossier

Le plus long évènement économique dans tout Madagascar. Pour cette 4e édition de l’Asia-Enjoy Madagascar, les organisateurs ont vraiment frappé fort. Effectivement, pour cette fois, l’évènement durera neuf jours, plus précisément du 30 mars au 7 avril prochain, à la Zone Forello Expo sise à Tanjombato. « Le choix des neuf jours découle surtout de la demande des participants. Depuis toujours, nos évènements durent quatre jours. Toutefois, pour les entreprises et les participants venant d’Asie, cette durée est trop courte. Se déplacer pour un si court laps de temps serait une perte. Donc, à la demande, nous avons rallongé notre évènement  pour leur permettre d’y participer », explique Michel D. Ramiaramanana, président du comité d’organisation d’Asia-Enjoy Madagascar. A noter que plus de dix-huit pays seront présents au salon, à ne citer que le Pakistan ou les Philippines qui y participeront pour la première fois. Une aubaine pour les exposants mais aussi une opportunité pour les visiteurs de découvrir davatage d’exposants ainsi que leurs stands. Il faut savoir qu’une surface de  12 000m2 destinée aux expositions ne se visitera pas en une seule journée !

Publié dans Economie

Le CEG d’Ambohidrapeto Itaosy était le théâtre d’un incendie dévastateur mercredi soir. Deux salles de classe ainsi que le bureau du surveillant général ont été ainsi les plus touchés. Toutes les archives ou autres dossiers scolaires, le mobilier constitué essentiellement des tables et des bancs ainsi que d’autres matériels, étaient partis en fumée. Tout a commencé vers 21h lorsque des témoins ont affirmé avoir vu des langues de flammes ainsi qu’une volute de fumée sortir de la toiture. Cette situation ainsi que l’odeur âcre qui s’en dégageait ont alarmé les riverains. Du coup, tous se sont donné la main afin de tenter de circonscrire le feu avec les moyens du bord, et ce, jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers dépêchés de Tsaralalàna. Ces derniers ont dû travailler sans relâche. Au bout de deux heures ou presque de cette lutte acharnée, ils   ont pu finalement maîtriser la situation. Une source émanant du personnel enseignant affirme que personne n’a vu l’incendie se déclarer, l’agent de sécurité inclus. C’étaient ces flammes et toute cette fumée  qui ont déclenché l’alerte, côté riverains.  Les enseignants du CEG se félicitent donc de la rapidité de l’intervention des sapeurs-pompiers.

Publié dans Société

A vitesse grand V. Lundi, Ntsay Christian a été reconduit à la Primature par le nouveau Président de la République. Deux jours après l’investiture  de ce dernier. Trois jours après, la composition du Gouvernement est annoncée. Proposé par le Premier ministre Ntsay Christian, il est le premier Gouvernement formé sous la Présidence d’Andry Rajoelina. Initialement prévue pour avant-hier en fin de journée, l'annonce de la composition du Gouvernement a lieu hier vers 18 heures. Le Président de la République Andry Rajoelina a réuni le premier Conseil des ministres dans la foulée.   Ce Gouvernement qui comprend 21 ministres et un secrétaire d'Etat, respecte l'engagement d’Andry Rajoelina de diminuer le nombre de ministères. Cette réduction « se justifie par les mesures d’austérité que prône le nouveau Chef de l’Etat. Par cette restriction, le nouvel homme fort du pays veut  réduire les dépenses de l’Etat. Le précédent Gouvernement comptait une trentaine de départements ministériels. Plusieurs ministères ont été fusionnés.  Composé de 16 hommes et de 6 femmes, le nouveau Gouvernement est composé principalement de techniciens, notamment ceux de l’ « Initiative pour l’Emergence de Madagascar ». A l’instar Joël Randriamandranto, ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie ainsi que Christian Ramarolahy ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement du numérique, qui fut pressenti au ministère des Finances, lequel échoit à Richard Randriamandranto, nommé ministre de l’Economie et des Finances. Un département qui intègre ainsi le ministère des Finances et du Budget ainsi que le ministère de l’Economie et du Plan.  Le critère de compétence semble avoir été priorisé par le nouveau Président de la République.  De nombreuses nouvelles têtes intègrent ainsi le Gouvernement. Citons le ministre de la Santé publique, le Professeur Julio Rakotonirina, le ministre de l'Agriculture de l'Elevage, et de la Pêche, Fanomezantsoa Lucien Ranarivelo, le ministre de l'Energie, de l'Eau et des Hydrocarbures, Vonjy Randriamanga, le ministre des Mines et des Ressources stratégiques, Fidinarivo Ravokatra, le ministre de l'Enseignement supérieur, le Professeur Madeleine Félicité Rejo Fienena et le ministre de l'Industrie et du Commerce et de l'Artisanat Lantosoa Rakotomalala.

Publié dans Politique

Rapidité et efficacité. Tels sont les maîtres – mots qui devront désormais guider les actions des nouveaux ministres du Gouvernement de Christian Ntsay. Des qualités que le Président Andry Rajoelina a réitérées dans son discours à l’attention de la nouvelle équipe gouvernementale. Une équipe composée de 22 membres dont 21 ministres et un secrétaire d’Etat. D’emblée, le numéro un de l’Exécutif a tenu à expliquer les raisons de la réduction du nombre des ministères. Une mesure qui, selon lui, entre dans le cadre d’une politique d’austérité et de gestion des dépenses publiques. Dans cette optique, plusieurs ministères ont été fusionnés. Il n’a pas manqué de rappeler la rapidité avec laquelle le Gouvernement a été formé, c'est-à-dire 3 jours après la nomination du Premier ministre.  En s’adressant particulièrement aux nouveaux nommés, le nouvel homme fort du pays a souligné « Nous avons établi des Velirano qui exigent le début d’un travail immédiat et des résultats rapides. Le peuple malagasy a également hâte de voir le développement que nous allons mettre en place », a déclaré le Chef de l’Etat. Il a donné sa bénédiction pour que les membres de l’équipe réussissent dans les  missions qui leur sont confiées.

Publié dans Politique
jeudi, 24 janvier 2019

Au chantier !

« Lasa ‘zao ! » En avant, au travail ! Il n’y a pas de temps à perdre. Tout est urgent. Le Président de la République, suite à la proposition du Premier ministre, comme le veut la Constitution, procéda à la nomination des membres du  Gouvernement. Le Premier ministre, reconduit à son poste, va  diriger la nouvelle formation. Tel un capitaine d’équipe ayant fait preuve de belle prestation, sur terrain, Ntsay Christian mérite haut la main la reconduction. On ne change pas, dit-on, une équipe qui gagne plutôt un capitaine qui a dirigé le club vers la victoire. Tous les observateurs accordent unanimement leur violon pour admettre que c’est grâce à son intégrité et à sa fermeté, durant les six mois qu’il a passés à Mahazoarivo, qui font de Ntsay l’homme le plus efficace et incontournable pour re-diriger le Gouvernement. Un Gouvernement de travail, de combat (le vrai). Le Président Rajoelina a entièrement raison d’avoir renouvelé sa confiance à  l’endroit de cet « oiseau rare ». Une des rares personnalités malagasy jouissant de la faveur morale et technique des Organismes publics internationaux. A noter que Ntsay Christian figurait sur la liste de trois personnalités proposées par le MAPAR au poste de PM auprès du Chef de l’Etat Rajaonarimampianina, en application de la Décision n° 18-HCC/D3 du  25 mai 2018.

Publié dans Editorial

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La Une

Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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