Publié dans Culture

Hanitra Andriamboavonjy - La première femme présidente de la Fimpima

Publié le vendredi, 10 mars 2017

Hanitra Andriamboavonjy est l’actuelle présidente de la féderation des rhéteurs à Madagascar ou « Fikambanan’ny mpikabary malagasy » (Fimpima). Elle est aussi une organisatrice de mariages et d’autres cérémonies, et dont les produits sont marqués par une touche malagasy. En tant que première femme présidente de cette association, elle nous livre ses impressions, et ce, dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la femme. La Fimpima a vu le jour en 1964 mais la première femme oratrice membre n’a été admise qu’en 1980, soit presque vingt ans après. Interview.



La Vérité (+) : La place d’une femme oratrice dans la société ?
Hanitra Andriamboavonjy (=) : Traditionnellement, les
femmes malagasy n’avaient pas le droit à la parole en public, dans des contextes formels. Jusqu’à maintenant, il est difficile pour les femmes d’intégrer ce monde. La langue dont fait partie l’art oratoire est un héritage traditionnel. Elle est donc à la disposition de tout un chacun, qu’il soit homme ou femme…  Par ailleurs, être une femme oratrice nécessite beaucoup de courage, puisque dans certaines Régions du pays, on n’accepte pas encore la prise de parole des femmes en public, et l’on doit respecter cette tradition.
 
(+) : Présider une association composée majoritairement par des hommes…
(=) : En tant que première femme qui dirige l’association des rhéteurs à Madagascar, il est encore difficile d’occuper ce poste. Jusqu’à maintenant, des hommes réfusent d’être présidés par une femme. D’ailleurs, si la femme est consciente que l’oratoire est un parti moine, elle pourra surmonter cette angoisse. La gestion est innée chez la gent féminine. Elle peut accomplir différentes tâches en même temps.

(+) : L’égalité des droits est encore un rêve pour certaines
femmes ?
(=) : Je disais toujours que l’homme et la femme sont complémentaires. L’égalité des droits entre les deux sexes est un choix. Cependant, elle n’existe que quand les femmes le souhaitent. D’ailleurs, les femmes ont besoin d’être convaincues que la complémentarité est importante, en ce 21e siècle. Le devoir de la femme commence dans son foyer. Il faudra notamment fixer les responsabilités de chacun. Dans leur milieu, les femmes sont encouragées à prendre des responsabilités selon leurs compétences, et elles ne devraient pas avoir honte d’agir ainsi.

(+) : D’autres occupations ?
(=) : Pour moi, l’art oratoire n’est pas une occupation, c’est un signe de patriotisme. Je travaille sur la préparation des cérémonies, notamment le « wedding planner » et le service traiteur. A ce jour où la propagation de la technologie se fait à grande vitesse, je reste toujours fidèle à la promotion de la tradition, l’art et la touche malagasy à travers mon métier.
Anatra R.

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Editorial

  • Canular !
     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

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