Publié dans Culture

Patrimoine - Palais d’Ambohitsorohitra, un musée de la République !

Publié le mercredi, 19 avril 2017

Les principales attractions de la Capitale sont les différentes demeures qui datent de l’époque royale ainsi que coloniale. C’est surtout le Palais de la Reine, connu sous le nom de « Rova de Manjakamiadana » qui attire les touristes par son architecture, viennent ensuite le Palais du Premier ministre à Andafiavaratra et le Palais présidentiel à Ambohitsorohitra.  

Le Palais présidentiel d’Ambohitsorohitra ? Juste un nom étant donné que le Président vit au Palais d’Iavoloha, plus précisément à 15 kilomètres de la ville. Si le Chef de l’Etat ne veut pas faire d’Ambohitsorohitra son palais, pourquoi il ne le donne pas au peuple pour servir de musée ? Il deviendra ainsi le Palais de la République où seront tracées les péripéties de la  République depuis sa naissance en 1958 jusqu’à ce jour. Matière à réflexion pour doter la Capitale d’un musée, étant donné qu’elle est certainement la seule au monde à ne pas en posséder. La Capitale de la Grande île se fane peu à peu. Elle perd petit à petit ses pétales. Depuis quelques années, les différents monuments et sites rappelant la culture malagasy ainsi que toute son histoire brûlent à petit feu. Il y a une semaine, le Palais du Premier ministre, à Andafiavaratra a été rénové grâce aux dons de l’Ambassade américaine. Tout le monde a encore en tête le 6 novembre 1995, quand le Palais de la Reine a  été brûlé. Et 22 années plus tard, rien n’a été fait. Avec tout ce manque d’entretien dans le domaine culturel, la ville d’Antananarivo est devenue moins attrayante. Elle est juste devenue un passage obligé pour accéder au pays, ainsi les touristes ont hâte de rejoindre les autres provinces où les paysages sont plus agréables à contempler.  

Rova R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Hery Rajaonarimampianina - Miser beaucoup sur l’énergie
  • Visas aux frontières - Piraterie publique-privée sur les 200 milliards de recette annuelle
  • Voyage en France - Marc Ravalomanana libre comme l’air !
  • Toamasina - Narson Rafidimanana refait surface
  • Investissement en 2018 - Madagascar au fond des abîmes
  • Journée d'assainissement - Initiative louable mais…
  • Marc Ravalomanana - « Rajaonarimampianina manque de personnalité et d’autorité »
  • Affaire 7 février - Marc Ravalomanana encourt une arrestation
  • Reconnaissance pour la gestion de la peste - La grosse blague de l’Oms
  • Dégâts du cyclone Ava - L’inertie et l’incompétence du régime mises à nu

Editorial

  • A quand ?
     Les choses commencent à bouger ailleurs. Les séismes du changement ébranlent les anciennes habitudes de certains pays.  En Arabie Saoudite, premier producteur mondial du brut (pétrole), un pays longtemps réputé d’être hermétiquement fermé à toute influence étrangère, notamment de l’Occident, commence à ouvrir, bien que timidement, les portes et enclenche des changements notables.  Entre autres, les femmes saoudiennes, depuis toujours ignorées, retrouvent, peu à peu considérés, leurs droits les plus élémentaires. Désormais, elles peuvent entrer au stade et voir des matches ; elles peuvent conduire, etc… En outre, le roi Salmane affiche sa détermination de moraliser la vie publique, surtout, dans les rangs de la famille royale. Personne « n’est plus » au-dessus de la loi.

A bout portant

AutoDiff