Publié dans Culture

Les quatre « Vérité » de Ny Ainga

Publié le lundi, 08 mai 2017

Récemment, le groupe Ny Ainga a sorti un nouvel album intitulé « Zaho vadinao ». Cet opus contient 8 titres dont « 20 taona  milay », « Aza ataonao fantany », « Courage rasipa », «  Kala Tiana Julie », «  Neny », « Manja foana », « Herisetran’ny fitiavana ». Cela fait vingt ans que le groupe œuvre dans la promotion de la musique, la culture et l’éducation de la jeunesse malagasy. Depuis la disparition de son leader, Om-Gui, des rumeurs sur la séparation du groupe envahissent les réseaux sociaux et les médias. Les fans ne savent plus à quel saint se vouer. La semaine dernière, nous avons rencontré Dominique Rabesaiky Marie. Il n’est autre que le frère d’Om-Gui, mais également un membre fondateur du groupe. Interview.


La Vérité (+) : Après avoir perdu son leader, l’union du groupe Ny Ainga s’est-elle envolée ?
Do Rabesaiky (-) : De manière officielle, le groupe Ny Ainga reste uni à jamais. Depuis une vingtaine d’années que le groupe existe, il ne s’est jamais séparé. La séparation est due à un malentendu. Seulement, un membre a déjà décidé de nous quitter et a emmené avec lui sa bande. D’ailleurs, il n’est plus membre actif du groupe il y a bien longtemps, et ce, avant la mort accidentelle d’Om-Gui. Le groupe Ny Ainga est encore dans la force de l’âge. Récemment, nous avons sorti un nouvel album et avons effectué une tournée nationale.
(+) : Sur les réseaux sociaux, les tensions montent-elles entre les fans ?
(-) : Les réseaux sociaux regroupent non seulement les fans, mais aussi les curieux. Chacun a sa passion. Il y a ceux qui aiment faire les ragots, critiquer les gens, faire la polémique, d’autres nous encouragent,… Pourtant, j’avoue que certains d’entre ces commentaires et publications sont vrais. Nous devons être forts pour faire face à ces critiques. C’est pour cette raison que nous ne répondons pas à ces publications. Au final, ces personnes adeptes des critiques deviendront nos fans.
(+) : Tantely réintègre-t-il le groupe ?
(-) : (Rire),  Le départ de Tantely est définitif avec la création de son nouveau groupe « Tantely Ny feo ». A mon avis, comme le groupe Ny Ainga, le sien a son propre statut. Nous n’avons pas non plus le droit de le réintégrer dans notre groupe. Même Om-Gui, il n’a pas eu le courage de le faire, puisque c’est injuste de détruire ou de quitter son nouveau groupe qui est actuellement en plein essor.
(+) : La devise du groupe Ny Ainga a-t-elle changé ?
(-) : Depuis toujours, le groupe Ny Ainga préserve l’esprit et la philosophie d’Om-Gui. La musique n’est pas seulement un moyen de se distraire. Cet art nous sert également à soutenir la jeunesse malagasy, notamment les familles défavorisées. Actuellement, nous investissons dans l’éducation des mineurs détenus et avons fondé l’Ecole des mineurs de Madagascar, sise à Antanimora.
Anatra R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • « China-Africa Investment Forum » à Marrakech - Andry Rajoelina au rendez – vous des décideurs
  • Politique étrangère du régime Rajaonarimampianina - Au ras des pâquerettes !
  • Gouvernement - Mamy Ratovomalala pressenti ministre
  • Trafic de bois de rose - Un colonel et un ex-chef de District déférés devant la Chaîne pénale
  • Ressources minières - Madagascar, premier exportateur mondial de saphir
  • Assaut de la prison d’Ikongo - Condamnation unanime des magistrats et des pénitentiaires
  • Pension de retraite pour les parlementaires - Bottée en touche par l’Exécutif
  • Féculerie de Marovitsika Moramanga - Vive tension autour des terrains agricoles
  • Affaire de Claudine Razaimamonjy - Un ancien responsable des marchés publics en prison
  • Refus d’une décision de justice - 800 personnes prennent d’assaut la prison d’Ikongo

La Une

Editorial

  • Canular !
     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

A bout portant

AutoDiff