Publié dans Culture

« Kaiamba » - Dédé Fénérive décède en pleine veillée funèbre

Publié le dimanche, 02 juillet 2017

 

Le monde de la culture et de la musique malgache est de nouveau en deuil. Dans la matinée du samedi 1er juillet, plus précisément à 3h du matin, Rabemanantsoa Bertrand Régis alias Dédé Fénérive trouve brusquement la mort alors qu’il « animait » dans la soirée du vendredi la veillée funèbre de son grand ami, Tombo Daniel au Gymnase Soavita. Ce dernier, artiste également originaire de Toamasina et célèbre dans la Grande île même dans le monde entier, a aussi promptement tiré sa révérence quelques jours avant sa mort. Selon les membres de sa famille, la mort était due par l’émotion, ce qui a sûrement provoqué un arrêt cardiaque.

Il a tout de suite été transporté à l’Hôpital de Toamasina mais malheureusement, il y a succombé. Une question se pose donc : les « Kaiamba » sont-ils en train de disparaître ? Leurs disparitions se poursuivent car il ne faut pas oublier qu’avant ce nouveau décès, Gégé Mahanoro Dorlys, Bruno Raisner et bien d’autres membres ont aussi quitté la terre pour rejoindre un monde meilleur. 

Choc

Dans la matinée de samedi, le ciel est devenu sombre et beaucoup de gens ont été choqués et surtout anéantis par cette triste disparition du très cher Dédé Fénérive. Cet homme avait en lui la musique, le rythme et surtout le talent de compositeur et de musicien. Avec sa guitare, il a réussi à conquérir le public et surtout avec ses paroles qui réussissaient à identifier tout le monde. Artiste à grand cœur, il chantait surtout l’amour. Passionné par ce qu’il faisait, il a passé toute sa vie à partager son talent et ses mélodies à ses proches et fans. La preuve, il a trouvé la mort devant le micro et sa guitare en jouant pour son feu camarade d’enfance. Il y a seulement une semaine, il partageait encore la scène avec des artistes durant la fête de la musique. Et ceux qui étaient présents durant l’événement témoigneront qu’il est resté égal à lui-même. Sourire au visage, des swings à ne plus en finir avec sa voix d’homme et de l’humour à chaque fin de chanson, on peut dire que l’idée de prendre la retraite ne lui est jamais passée à l’esprit, même à son âge. D’ailleurs, Dédé n’était pas encore si vieux que ça… il n’avait que 64 ans avec 7 protégés et des petits-fils qui sont déjà prêts à lui succéder dans la carrière musicale.  Plusieurs publications regrettant la mort de l’artiste ont inondé les réseaux sociaux. Des fans de la Grande île mais aussi de la diaspora qui ont partagé leurs meilleurs souvenirs partagés avec Dédé. 

« Hasambarana »

En tout cas, ses œuvres restent immortelles. Ses chansons ont berçé plusieurs générations et même les jeunes d’aujourd’hui les connaissent. Beaucoup sont ceux qui se souviendront du titre « Hasambarana » dont le refrain est connu de tous : 

« Iza re, iza iza no afaka, hanambara ô fa olona sambatra, iza re, iza iza no afaka, hanambara ô fa olona sambatra… ». Et oui, il était l’auteur de ce titre tant chanté dans les réunions de famille, sur les « Tamboho » 

et dans les karaokés. D’autres titres sont aussi à retenir comme : « Hafatra », « Manoratra », « Fitia manadala » ou encore l’incontournable 

« Mbola ho avy ».

Après son dernier souffle à l’hôpital de Toamasina, son corps a été tout de suite emmené à son domicile à Andoranga, samedi dernier. Le lendemain, pour lui rendre un dernier hommage, la dépouille de Dédé Fénérive a été conduite au gymnase Soavita où elle est restée jusqu’à aujourd’hui. Selon un membre de sa famille, il sera enterré au « Fasambazaha ». En ces moments douloureux, l’équipe de la rédaction de La Vérité présente ses sincères condoléances à la famille et aux proches du défunt.

Tahiana Andrianiaina 

 

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Editorial

  • Noyautage indécent
    A la guerre comme à la guerre ! On attaque. On neutralise. Et tous les moyens sont bons. Le pouvoir en place, en position de force, ne lésine pas sur toutes les astuces pour terrasser l'adversaire, l'opposition. La presse, le quatrième pouvoir dit-on, l'une des armes les plus efficaces entre les mains des deux camps, constitue la cible idéale. Le mode opératoire, vieux comme le monde, consiste à étouffer les médias indépendants ou proches du camp d'en face.

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