Publié dans Culture

Disparition de Régis Gizavo - Le ministre de la Culture sans réaction !

Publié le mardi, 18 juillet 2017

Face à la disparition soudaine de la légende de l’accordéon, Régis Gizavo, dimanche dernier, le ministre de la Culture, de la Promotion de l'artisanat et de la Sauvegarde du patrimoine, Jean Jacques Rabenirina reste bouche bée. Sans aucune réaction, il préfère rester à l’écart de tout ce qui se passe dans le monde de la culture. Tout le monde est en deuil, même ceux qui ne le connaissaient pas vraiment sont attristés par la nouvelle mais apparemment, le ministère ne l’est absolument pas.

Jusqu’à l’heure où nous écrivons aucune publication sur le site web du ministère, ni communiqué officiel ni message de désolation par rapport au décès de l’artiste n’ont été faits. Seul un statut sur la page facebook du ministère a été fait, pourtant il n’est pas très suivi par les internautes et n’est pas  encore accessible par tous les Malgaches. Et comment ? C’est quand même un grand artiste international qui s’en est allé. Les stars internationales notamment Christophe Maé a même pris la peine de publier un statut exprimant son regret sur la mort de son grand ami. Pourtant, le ministre qui a aussi été inévitablement bercé par les œuvres de Régis Gizavo n’a pas exprimé personnellement ses sincères condoléances à la famille et aux proches du défunt. On a entendu dire que le Premier ministre et ses compagnons ont accordé une minute de silence pour rendre hommage à l’artiste, hier au Carlton lors de la célébration de la journée mondiale Nelson Mandela. Mais les fans, sa famille et le grand public n’ont pas vu ça… ces derniers veulent un ministre responsable qui est toujours présent durant les événements qu’ils soient malheureux ou réjouissants.

Gestes de solidarité

Selon les observateurs, il devrait avoir son propre blog ou site web où il puisse s’exprimer en son propre nom et pas à travers des modérateurs qui ne font que publier au nom du ministère qu’il dirige. Car ces derniers temps, c’est toujours lors des solennités qu’on voit le ministre mais rarement dans les tristes événements. On attend ainsi des gestes de solidarité de la part de ce département ministériel et espérons qu’il s’impliquera personnellement à aider la famille du défunt à  rapatrier  le corps à Madagascar. Car il faut préciser que Régis Gizavo est mort en France, à Corse durant une tournée qu’il faisait dans le but de porter haut le flambeau de la Grande île partout dans le monde. En tout cas, notre ministre devrait suivre l’exemple de Carolina Cerqueira, ministre de la Culture angolaise qui était toujours présente pour rendre hommage aux grands artistes de son pays qui s’en sont allés comme Papa Wemba entre autres.  On attend donc que le ministre contacte personnellement les journalistes culturels, qui ne sont pas très amis avec lui ces derniers temps, ne serait-ce que pour partager ses émotions ou des anecdotes sur l’artiste, histoire de lui rendre un dernier hommage. Un grand artiste comme Régis Gizavo mérite au moins ça.

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     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

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