Publié dans Culture

Littérature - Michèle Rakotoson améliore son œuvre « Tovonay »

Publié le lundi, 04 septembre 2017

Un exceptionnel personnage dans le monde de la littérature malagasy, Michèle Rakotoson est un artiste si l’on peut l’appeler ainsi car elle est à la fois écrivaine, dramaturge, journaliste et créatrice. Depuis plusieurs années, elle ne cesse de gratter sa plume sur des papiers blancs pour pouvoir sortir des livres. Des bouquins qui ont parfois tendance à parler de tout, de la souffrance , de l’amour, de la dignité et de la fierté d’être malagasy malgré la misère dans laquelle il vit. Elle évoque ce point de vue, cette vision que peu de personne ose écrire… ce malheur ou ce bonheur enfoui dans la vie quotidienne de la population malagasy. D’ailleurs, ce n’est pas l’inspiration qui lui manque, écrivant à la fois des romans et récits, du théâtre ou encore des nouvelles, elle a déjà décroché plusieurs prix grâce à son talent notamment ceux des océans Indien et Pacifique en 2008.

Dénonciation
Deux ans après ce prix, elle sort un livre qui a fait beaucoup parler d’elle. Il s’agit de « Tovonay », l’histoire d’un jeune Antandroy vivant de plus en plus dans la misère et le dénuement dont le village croupit dans la pauvreté, les hommes valides sont partis pour un ciel meilleur, les femmes et les enfants survivent face à la famine et la sécheresse. Michèle Rakotoson, en dénonçant l’exode rural, révoque aussi la vie misérable des laissés- pour-compte dans la grande ville et l’incurie de la classe dirigeante. Le roman se termine sur une note d’espoir car Reboza veut que son fils poursuive ses études et accomplisse ainsi son rêve de devenir médecin. Bref, on peut dire que le livre a eu un grand succès puisque l’écrivaine a été invitée à plusieurs événements pour donner des conférences ou rencontrer des jeunes passionnés de littérature comme lors de  la 2e édition du salon du livre Athéna 2015 qui s’est déroulé en octobre 2015 dans le sud de La Réunion à Saint-Pierre.
Coup de pouce
Actuellement, l’écrivaine malagasy a décidé d’apporter une petite touche de modification dans son œuvre sans pour autant changer l’idée générale de l’histoire. « Au fil du temps, j’ai songé à améliorer le livre, ajouter quelques touches mais les lecteurs ne devront pas s’inquiéter, l’aventure de Tovonay ne change guère. Ce mois-ci, j’ai décidé de rééditer ce livre, cette fois-ci en collaboration avec la librairie Mixte. Ils seront bientôt publiés », confie l’écrivaine. Ceci entre dans le cadre du projet « Opération Bokiko »,  visant à apporter des soutiens aux jeunes écrivains de la Grande île. Mais le projet sert aussi à donner le coup de pouce nécessaire pour relancer l'édition à Madagascar et aider à créer des livres pour les enfants . L’objectif de l’association Synael ou Synergie nationale des auteurs, éditeurs et libraires de Madagascar dont Michel Rakotoson en est la fondatrice, est d’ailleurs de remettre l’ordre dans le monde du livre. Plusieurs projets sont en cours notamment la sortie prochainement de plusieurs œuvres dans la Grande île. Après « Tovonay », ce seront les livres du jeune écrivain Sitraka Rafanomezantsoa et du poète venu d’Ambohimanga surnommé Ragree qui verront le jour. A noter que l’ouvrage « Tovonay » a eu le prix littéraire «  Ravinala » par le collège français Françoise Dolto de Mahajanga.
Tahiana Andrianiaina 

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Corruption dans l’administration - Un maire et un géomètre sous détention provisoire
  • Destitution de Robert Mugabe - Leçon à retenir pour les Présidents amoureux !
  • Docteur honoris causa - Qui a induit en erreur Hery Rajaonarimampianina ?
  • Mauvaise gouvernance - Les Evêques dénoncent les mensonges et la démagogie en haut lieu
  • Séjour irrégulier à Madagascar - L'Etat joue avec le feu
  • Ambanja - Recrudescence de vol de vanille immature
  • Affaire « Villa Elisabeth » - Plusieurs individus auditionnés par le Bianco
  • Salon international de l'habitat - Evolution du professionnalisme des acteurs de la construction
  • Antsakabary - L'exaction policière filmée
  • Coliseum Antsonjombe - La Première dame snobe les collégiens

Editorial

  • De façon draconienne !
     Les grands pays occidentaux, au tout début de l’industrialisation et du grand boum des activités industrielles entre les 18e et 19e siècles, furent des pays d’accueil. En effet, la révolution industrielle qui exigeait pour une pleine expansion et une rentabilité rapide demandait une main-d’œuvre abondante et …moins chère. Les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, à titre d’exemple, recevaient à bras ouverts les migrants arrivés sur leurs sols.

A bout portant

AutoDiff