Publié dans Culture

Jazz - Qui était Rabeson Jean Bernard ou Jeannot Rabeson ?

Publié le lundi, 11 septembre 2017

Le monde du jazz est en deuil avec la disparition du pianiste malagasy Jeannot Rabeson qui nous quitte à 81 ans.  Pianiste raffiné, doté d’un sens aigu du swing, il était un véritable esthète du jazz. De sa présence au 2e festival de jazz de Juan Les Pins en 1961, avec ses frères Raymond et Dédé Rabeson et également Serge Rahoerson, à ses participations multiples au festival Madajazzcar auquel il était très attaché, en passant par ses innombrables collaborations internationales comme avec Maxime Saury, Guy Laffite, Turk Mauro, Michel de Villers, Richard Raux, Jack Vidal, … et les multiples tubes qu’il a enregistrés avec Lalao Rabeson qui fût longtemps son égérie musicale, chacune de ses interventions musicales était une véritable leçon de musique et d'élégance qui ravissait aussi bien un large public qu’un connaisseur en jazz des plus exigeants.

Jeannot Rabeson était non seulement un géant du jazz international mais également un patriarche avec des enfants qui se sont illustrés sur ses traces, notamment le batteur Tony Rabeson et la chanteuse Ella Rabeson.
Né en août 1936 à Antananarivo, Rabeson Jean Bernard, connu sous son nom de scène Jeannot Rabeson était un pianiste soliste et chef d’orchestre. Il a fait ses débuts dans la chanson très jeune en accompagnant de chanteurs de jazz. A 8 ans, il participait déjà à une émission radiophonique appelée « Demi-heure des amateurs » sur les ondes de la radio Tananarive. Faisant partie d’une famille de musiciens, c’est d’ailleurs aux côtés de ses frères qu’il formera le groupe « Les Frères Rabeson » pour se produire un peu partout dans la Grande île. C’est dans un club appelé « La Caravelle » qu’il jouait souvent, un endroit  très couru où il fait la connaissance de nombreux musiciens de tous les horizons dont des Réunionnais, Rico Bourhis, Luc Donat et bien d’autres. En parallèle, les trois frères suivaient également dans leurs tournées un de leurs oncles, Louis Rasoanaivo, compositeur de talent et qui avait déjà acquis une réputation dans le milieu musical de l’île à l’époque. Et c’est en jouant au « Le Madrigal », un restaurant de la Capitale malagasy, alors que le roi Hassan II était présent que ce dernier lui proposa de venir au Maroc.
Plusieurs collaborations
En 1960, il s’envola donc pour le Maroc. Voulant revoir ses enfants, Tony et Josée, il rentrera cependant à Madagascar. En 1961, lui, ses frères et leur batteur de 14 ans, Serge Rahoerson, sont partis pour Antibes, dans le sud-est de la France, pour participer au festival de jazz de cette ville. Deux ans plus tard, il quitte Madagascar pour aller vivre en France, à Paris. Il y poursuivit sa carrière à travers de nombreuses tournées, jouant ainsi avec plusieurs musiciens de variété comme Maxim Saury, Patricia Lebeugle ou encore Guy Laffite. Il jouera également dans des clubs aux côtés du saxophoniste Michel de Villers, par exemple. Il participera également à de nombreux festivals dont celui de Marciac ou de Montauban. Au début des années 1970, il part vivre à la Réunion où il forme un trio avec le contrebassiste Pierre Sim et son fils, le batteur Tony Rabeson, pour ensuite revenir à Paris en 1978. Même s’il a commencé sa carrière très tôt, l’artiste n’a pas beaucoup enregistré en son propre nom.
Un vrai connaisseur en tout ce qui est instrument, il jouait de la clarinette, de la trompette, de l'accordéon et enseigne le piano jazz dans le conservatoire de musique de Santeny en France, depuis plusieurs années. Il faisait également partie des pianistes de jazz de renommée mondiale, ayant en tête un répertoire de plus de quinze mille morceaux de musique et ayant joué dans plus de mille concerts dans le monde. Rares sont les pianistes qui jouent en même temps du classique et du jazz de haut niveau.
Recueillis par Tahiana Andrianiaina

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Syndicats magistrats - greffiers - Grève générale et illimitée décrétée
  • Retouche de la Constitution - Une mission du futur président élu selon Camille Vital
  • Corruption et abus de fonction à Morondava - Un officier supérieur et un élu dans le viseur de la justice
  • Conjoncture socio–économique - Le régime se limite aux promesses trimestrielles
  • Expulsion de l'île Juan de Nova - Plainte des pêcheurs malagasy contre la marine française
  • Conjoncture politique - Qui veut éliminer « Neny » Lalao Ravalomanana ?
  • Jean Omer Beriziky - Le Président Rajaonarimampianina, source de la déstabilisation
  • 72e sommet des Nations unies - Ultime test de patriotisme pour Hery Rajaonarimampianina
  • Constitution de la IVe République - Les violations flagrantes du régime…
  • Président Hery Rajaonarimampianina - Un soudain sursaut de réveil pour les archives

Editorial

  • Incendiaire
    Un puissant séisme politique secoue le Togo et menace sérieusement la dynastie Gnassingbé.  L’opposition togolaise conteste, de la manière la plus énergique et déterminée, l’acharnement des Gnassingbé à s’incruster au pouvoir. A l’issue d’un coup d’Etat en 1967 au Togo, un petit Etat d’Afrique occidentale, sur le Golfe de la Guinée, le Lieutenant Colonel Etienne Gnassingbé Eyadema monta au pouvoir. Il y resta jusqu’à sa mort en 2005, soit, 38 ans de règne sans partage. Son fils Faure Gnassingbé, avec la complicité de l’Armée, lui succéda. « Réélu », successivement en 2010 et 2015, il compte rééditer le schéma classique, comme une lettre à la poste, en 2020. Seulement voilà, l’opposition monta au créneau et décida de lui barrer la route.

A bout portant

BONS PLANS WEEK-END

  •  Vendredi 25 novmebre 2016:

    - Fara kely, Fara Gloum et Mahandry au Piment café

    - Joëlle Claude  : au Cercle-germano malagasy à Analakely

    - "Who's next" au Dome Rta à 17h

    - Journée dédiée à la jeunesse suivi d'un spectacle oratoire le "Cinbé village" et le "zumba coloré" au Village de la Francophonie à Andohatapenaka

    - Grand concert intégrationnel au Village de la Francophonie à 15h suivi d'un défilé de mode et un "Zoma magnifique" avec Mika et Davis à 21h

    Samedi 26 novembre 2016:

    - "Ndao hifety isika jiaby": thème du jour au Village de la Francophonie

    Dimanche 27 novembre 2016:

    - "Ce n'est qu'un au revoir" thème du jour au Village de la Francophonie

    - "Ciné village", finale du tournoi de slam, carnaval de clôture, grand concert de musique classique, récit du mythe d'Ibonia, un chant d'au revoir du village, un jeu de drapeau: "Ce n'est qu'un au revoir mes frères" à 19h au Village de la Francophonie

  • Se surpasser, encore et toujours. Avant de s’envoler pour d’autres cieux, Bodo rendra hommage à ses fans à l’« Akany Nambinitsoa », Talatamaty. Ce sera son dernier cabaret-concert de cette année. Une occasion à ne pas rater pour les amateurs de cette grande dame de la musique malagasy. Le show commencera à partir de 20h.
     
  • Après l’avant-gout de la célébration du 20ème anniversaire du groupe « ‘Zay » qui a eu lieu à l’hôtel Carlton, Anosy, ce dernier revient sur le devant de la scène. Ainsi, le groupe réalisera un autre concert au Palais des sports de Mahamasina ce dimanche après-midi. Durant quelques heures, « ‘Zay » résumera les 20 ans de sa carrière à travers ses titres. Nary et compagnie ressusciteront leurs tubes les plus connus. Outre les musiciens, l’instrument à vent « Anjaniony » bercera le public. Le concert débutera à partir de 15h.
     
  • Une belle ambiance et de la bonne musique attendront les abonnés de l’Amitié Fandian à Ankadindramamy à partir de 21h. Mahery, Nini (Kiaka), Poun ou encore Green Banane animeront la soirée « after work » de cet endroit qui est devenu, à chaque fin de week-end, le lieu de rendez-vous incontournable pour certaines familles et des amis. Le répertoire sera composé des succès de ces artistes, en plus des duos et trios exceptionnels. 

  •  Des artistes véhiculant des styles de musique différents se réuniront au Pk 0 Soarano. La musique traditionnelle, celle urbaine et la musique des hauts-plateaux berceront les cœurs des  abonnés de cet endroit dans une soirée dénommée « Cabaret in Tanà ». Ry kala vazo, Jimmy Harison, Tana Group et Tovo J’hay partageront la scène pour assurer une ambiance parfaite.
  • Dans le cadre du festival « Madajazzcar », un cabaret avec Mampionona quintet, Hakon Storm, Mathisen feat Lova Bil, @ Tonny Mahefa Razafiarison & Volahasiniaina Linda aura lieu à l’hotel du Louvre, Antaninarenina à partir de 19h 30.
     
     
AutoDiff