Publié dans Culture

Hanitra Ranaivo - Un parcours d’une artiste persévérante

Publié le mercredi, 11 octobre 2017

Sa musique est  écoutée et aimée  par des gens toutes catégories confondues. Qui n’aimerait pas se relaxer avec les chansons de Hanitra une fois arrivé chez soi. Ceux qui ont déjà entendu le dernier album intitulé « Lasa » ont même dit que c’est un subtil mélange entre une production et des arrangements modernes et des chansons pourtant plus traditionnelles. Effectivement, c’est un bel opus, envoûtant et quelquefois entrainant ! C’est tout simplement grâce à la voix magnifique de Hanitra et ses excellents musiciens qui savent nous faire voyager à travers Madagascar.

Ce n’est pas très étonnant puisque Hanitra Ranaivo a commencé et ce dès l’âge de 7 ans à s’intéresser à la musique. Nourrissant ses mélodies du suc des rythmes de l'île rouge qu'elle agrémente de réminiscences afro-cubaines et brésiliennes, elle puise dans la tradition pour incarner avec chaleur et dynamisme la nouvelle génération malgache. Sa voix à la fois sensuelle et profonde, nous guide sur les traces de ses racines les plus authentiques, sur une terre d'harmonie, fille du soleil et de la beauté.
Un parcours débordant
Née à Fianarantsoa, Hanitra commence à chanter et à jouer de la guitare à l'âge de sept ans. Avant de devenir une star, elle intègre le groupe Lolo sy ny tariny en 1979 qui devient, par cet apport, l’une des formations musicales les plus populaires de l’île. C’est à cette époque que la formation eut une mention très bien venant du journaliste Fred Hidalgo en disant : « … De nombreux groupes vont tenter d’inscrire leurs propres empreintes, ce sont les Lolo sy ny tariny qui réussiront le mieux dans cet exercice : un groupe d’excellents vocalistes-mélodistes avec huit garçons et une fille qui va être indirectement à l’origine de l’ouverture de la chanson malgache au monde extérieur ».
Le groupe décide de venir en France pour l’enregistrement de son premier album. En quittant son île natale en 1980, Hanitra laisse sur sa faim toute une génération. Des milliers de fans nostalgiques s’interrogeront pendant des années sur les raisons de son départ. Malgré tous ses atouts, Lolo sy ny tariny ne poursuit pas longtemps sa carrière. Le groupe, en ces années quatre-vingt si difficiles à vivre pour tout artiste non médiatisé, finit par se dissoudre. C’est ainsi que Hanitra se retrouve dans l’ouest de la France où elle continue de chanter. En 1997, après plus de 15 années d’absence et sans aucune promotion, elle effectue un retour inattendu sur la scène malgache par une série de concerts. L’accueil enthousiaste des médias et du public l’encourage à enregistrer son premier album solo. Tout en reconnaissant la qualité artistique de cet album, aucun label Français n’acceptera de le distribuer. A sa sortie en France, en 1998 dans le circuit Fnac sous l’étiquette « auto-produit » le disque connaît pourtant le succès en ne bénéficiant encore une fois d’aucune médiatisation. Les ventes réalisées conduiront à la signature d’une licence de distribution pour le monde entier.
Ouvre le premier Marché des Musiques de l’Océan Indien
En 2005, Hanitra quitte la Bretagne pour l’île de La Réunion. C’est donc au début 2012 qu’elle sort un nouvel album intitulé « Any aminay ». C’est ainsi que Hanitra est désignée pour ouvrir le premier Marché des Musiques de l’Océan Indien, devant plus d’une centaine de programmateurs venus du monde entier.  Tout s’accélère alors : elle se produit successivement en France, à Madagascar, à La Réunion, à Zanzibar, aux Usa, en Australie ou encore en Inde. Pour l’anecdote, pendant son séjour aux USA, le musicien australien Keith Urban, mari de Nicole Kidman et jury de l’émission American Idol lui offre discrètement une guitare après l’avoir entendue jouer et chanter par hasard au Guitar Center de Hollywood boulevard à Los Angeles.
Proche des malgaches
Hanitra est aussi une femme sociale qui aime le partage entre fans et artistes. Depuis qu’elle s’est envolée à La Réunion pour déposer son nid, elle n’a jamais oublié de se mettre en contact avec ses groupies malgaches, par téléphone ou bien sur les réseaux sociaux. Actuellement, sa page officielle portant de nom de Hanitra a neuf mille « j’aime » avec une vingtaine de commentaires sur les publications. C’est dans cette page qu’elle échange avec ses fans. Dernièrement, Hanitra a donné rendez-vous avec ceux de La Réunion, dimanche dernier. En tout cas, les Malgaches attendent impatiemment son retour sur la scène nationale.
Recueillis par T.A.

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Editorial

  • Irrécupérables !
     Pour la énième fois, en début de semaine, les étudiants de l’Université d’Ankatso étaient sortis de leurs gonds. Effectivement, ils s’émancipèrent de leur domaine, l’université, pédagogiquement parlant, pour exprimer publiquement et ouvertement leur vive colère. Il y a eu des échauffourées avec les Forces de l’ordre. En cause, le faux bond du Ministère de tutelle. Rappel des faits, le week-end dernier, à l’issue d’une houleuse réunion entre les représentants, d’une part, du Ministère de l’Enseignement Supérieur (Mesupres) et ceux des étudiants, de l’autre, relative au paiement des bourses, il a été convenu que les responsables du Mesupres afficheront, sans faute, le lundi prochain le calendrier des paiements des bourses. Rendez-vous que les gens du Ministère ont, tout simplement, raté. Et les techniciens du Mesupres se rabattent au cataclysme naturel (Ava) pour se dédouaner.

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