Publié dans Culture

Annulation de concerts à Soanierana Ivongo - Le groupe de Rossy victime d’abus de pouvoir !

Publié le lundi, 13 novembre 2017

Le week-end dernier, le groupe Rossy a prévu de donner deux rendez-vous à Soanierana Ivongo dont un cabaret le vendredi dans la salle des fêtes et un grand concert le dimanche au Stadium Saha Volamena. Malheureusement, aucun de ces deux spectacles n’a eu lieu suite à divers problèmes se résumant tout simplement à un abus de pouvoir.

Hier, Rossy a donné une conférence de presse pour expliquer ce que lui et son équipe ont vécu sur place. « Ce concert à Soanierana Ivongo était organisé dans le cadre d’une tournée nationale. Comme à notre  habitude, nous faisons à l’avance le repérage des lieux où nous pouvons faire les shows étant donné que ceux-ci dépendent de l’espace où nous pouvons installer nos matériels. Le 18 septembre dernier, je suis allé à Soanierana Ivongo pour inspecter les lieux. Par la suite, il a été décidé que le concert sera effectué au Stade Saha Volamena. Suite à l’autorisation de la mairie, nos mandataires ont tout de suite rempli tous les formulaires nécessaires pour louer le stade et avons payé tous les frais. Tout s’est passé dans les règles et nous avons déjà entamé les publicités, l’affichage des banderoles, bref les communications avant les concerts. Comme  les installations techniques doivent se faire à l’avance pour bien préparer les rendez-vous, notre camion transportant la sonorisation et les chapiteaux a été victime d’un accident de circulation qui a fait 2 blessés. Nous avons donc été obligés d’envoyer d’autres camions pour transporter nos matériels qui pèsent plus de 14 tonnes. Mais ce n’était pas le vrai problème. Pendant ce temps, j’ai reçu un appel téléphonique d’un inconnu disant que le concert ne doit pas avoir lieu dans le stade mais dans un tout autre endroit. Cependant, j’ai répondu que ce n’était pas possible et que les installations  ainsi que les publicités ont été déjà entamées. Imaginez, il me dit que la raison pour laquelle on ne peut pas s’afficher dans le stade est qu’il vient juste de planter des gazons et qu’on risque de tout détruire. Une excuse bidon qui sent un sabotage en plein nez », explique Rossy.
Barrage
 Cependant, l’équipe de Rossy a déjà photographié le stade juste avant de commencer les installations et qu’il était impossible de planter des gazons sur les lieux. C’était donc tout simplement un coup monté de la part de l’inconnu. Même le maire et la conseillère municipale n’étaient pas au courant de cette action. Jusque- là, impossible de tout annuler, Rossy et son équipe ont voulu tout poursuivre. Quoique pendant que les techniciens installaient les chapiteaux, avec une trentaine de jeunes comme assistants, 5 hommes armés sont venus les menacer d’arrêter leur travail. Effrayés, les villageois ont pris la fuite pendant que les techniciens subissaient des menaces de la part de ces hommes leur demandant de quitter les lieux. Un technicien a même été frappé par l’un d’eux et l’autre menacé d’un fusil. « Pendant ce temps, même si mon voyage n’avait rien à voir avec la politique, les rumeurs circulaient comme l’homme voulant stopper les manifestations était un membre du Mapar. J’ai donc pris l’initiative d’appeler le président de la partie pour régler la situation. Sauf que l’inconnu n’a voulu rien entendre. On m’a également dit que c’était un député. J’ai également fait de même en appelant le président de l’Assemblée nationale  pour lui demander de résoudre le problème car il était trop tard pour annuler le concert. J’ai même appelé le chef du gouvernement mais rien. Suite à un arrêté donné par le chef de la police, nous avons demandé une suspension au tribunal. Ceci a été accepté mais encore une fois refusé par cette dernière. Finalement, on a donc décidé de tout annuler et de quitter les lieux. Sauf que quand on a voulu partir, un maçon et un charpentier érigeaient un mur pour nous bloquer la sortie. Nous avons voulu sortir par la porte principale mais ils nous ont bloqué et nous demandaient que l’entrance de nos matériels dans le stade était illégale donc il faut se démerder pour les faires sortir », continue Rossy.
Des pertes
C’est là que l’inconnu, appelé aussi le député a commencé à frapper et insulter de tous les noms Rossy. Et ce en présence du chef de la gendarmerie et de la police, du chef district ainsi que son adjoint. « Il ne s’est pas arrêté là, il m’a par la suite donné un coup de pied et m’a insulté en disant que je n’ai pas ma place là-bas et que je suis le député des bas quartiers. Puisque notre homme avait une radio privée, il a incité la population à se manifester contre nous. Heureusement que cette dernière nous aimait bien et voulait même qu’on respecte le rendez-vous. Ce qui me traquait le plus c’est que ni la police ni la gendarmerie n’ont voulu accepter mes dépositions ni même me protéger alors que j’étais menacé. Ceci malgré mon titre de député. Finalement, même le cabaret du vendredi n’a pu avoir lieu. On à tout remballer et prendre la route pour Antananarivo. On a perdu plus de 200 millions rien que pour le voyage ainsi que les frais qu’on a dû payé comme le carburant, les frais des personnels, la compagne de publicité, le bétail et bien d’autres encore », relate Rossy. Ce présumé député n’a donc peur de rien, même le huissier emmené par le maire a lui aussi a été insulté. Un journaliste de la Tvm venu interviewer le groupe sur le sujet a également été menacé. Rossy fait appel aux autorités compétentes de regarder de près la situation et surtout le cas de ce supposé député Mapar qui abuse de son pouvoir à Soanierana Ivongo. Il demande aussi à ce qu’on rembourse les frais qu’il a dépensés car il compte y revenir pour faire le concert. Une affaire délicate à suivre de près.
Publius

2 Commentaires

  • Posté par ramano
    mardi, 14 novembre 2017

    Ihira ny antondihanao ka inona ny idiran'ny maha-deputé? tsisy hidiran'ny vitsika @ pitiraoly.

    Rapporter
  • Posté par ramano
    mardi, 14 novembre 2017

    mpivarodrano tratr'orana ee

    Rapporter

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