Publié dans Culture

« Vaky sehatra 2018 » à Tsiroanomandidy - Mems Akademia et Barinjaka font le plein au kianja Bika

Publié le lundi, 09 avril 2018

Show ! C’est ce qui décrit le mieux le premier concert dans le District de Tsiroanomandidy. « Vaky sehatra 2018 » organisé par l’Ong Fami a mis à l’affiche, hier, au kianja Bika (Bongolava ivon-toerana koltoraly sy aram-panatanjahantena) Amparihikambana Tsiroanomandidy, deux artistes bien connus du grand public, Mems Akademia et Barinjaka. Un concert ponctuel avec un public de tous âges venu à l’heure pour ne rien rater du spectacle, on peut dire que c’était un réel succès pour un show en début de ce mois d’avril.

La pluie menaçant de tomber depuis la veille n’a rien empêché, les installations ont été faites comme il se doit et apparemment, tout s’est déroulé comme prévu. Vers 14h30, le jeune fianarois monte sur scène avec toute sa troupe composée de musiciens, choristes et danseurs. Une grande animation pour commencer la prestation, le public se sent déjà à l’aise et prêt à danser de tout son cœur avec les rythmes endiablés donnés par les musiciens. Le Horija betsileo a séduit le public de Bongolava. Jeunes et vieux ne se sont pas gênés de danser et de se défouler sur les chansons du jeune chanteur comme « Valikitsaka matsiatra », « Aza malahelo » ou encore le fameux « Joba anjely » qui a été repris à tue-tête par les milliers d’inconditionnels. Après une dizaine de chansons sans s’arrêter, Mems se sent fatigué et cède sa place au choriste qui s’amuse à faire sauter et balancer de gauche à droite l’assistance. Cette dernière, voulant encore plus de rythme et de mélodie, a été gâtée.
Pour tous les goûts
Du reggae, du slow ou encore du salegy, bien sûr mélangés avec du Horija ont satisfait le public. Pour couronner le tout, les danseurs maîtrisant plusieurs types de danse ont brillé avec leurs chorégraphies. Un danseur s’est même déguisé en un vrai Betsileo sur scène avec son Kidodo puis quelques morceaux après en Michael Jackson. Que du plaisir pour les yeux. Après l’achèvement  des chansons du répertoire, l’assistance veut encore plus d’ambiance. Mems et compagnie sont donc obligés d’ajouter deux à trois titres pour satisfaire la demande des fans. Un « Efa lasa » chanté de façon plus rythmée conclut donc en  beauté la prestation du jeune fianarois. Place au Kilalaky. Quatre danseurs, avec les cheveux assez baroques faisant des démonstrations sur scène avec des danses « osées », les adeptes déjà en délire attendent impatiemment la montée de Barinjaka sur scène. Comme toujours, ce prince du Kilalaky a fait vibrer l’assistance du début jusqu’à la fin du concert. Et heureusement que les lieux étaient goudronnés sinon beaucoup rentraient avec des tonnes de poussière dans la gorge. D’ailleurs, la tension qui existe entre Barinjaka et le public de Tsiroanomandidy était toujours forte car c’est la 6ème fois qu’il a investi la scène de Bika. Parmi le public figurent ceux qui viennent de très loin, un ou deux jours à l’avance spécialement pour l’occasion. Encore une fois, la formation était égale à elle-même et avec toutes ses chansons, elle n’a laissé aucune personne assise.
Tahiana Andrianiaina

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Editorial

  • Iarivo Mandroso aussi
    Iarivo Mandroso grossit les rangs de ceux qui soutiennent Naina Andriantsitohaina. Après trente ans de « séjour en hibernation », l’association fondée par Guy Willy Razanamasy réapparait et occupe parmi tant d’autres le devant de la scène en cette période d’effervescence électorale. En 1989, à un moment où le pays se dirigea vers l’impasse pour s’engouffrer dans une conjoncture politique, sociale et économique incertaine, le pouvoir en place a fait appel à Guy Willy Razanamasy. Environ vingt ans après les irréversibles mouvements estudiantins de 72, le pays s’apprêta de nouveau à subir une nouvelle crise. Razanamasy de son statut d’opérateur économique, sans parti politique, inspirait la confiance.  

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