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Publié dans Culture

Cinéma – Film court - Interfilm lance un appel à résidence aux cinéastes malgaches

Publié le mercredi, 04 juillet 2018

Depuis plusieurs années, le monde du 7e art malgache n’a pas cessé d’évoluer. L’aventure a commencé en 1983 notamment avec les statuts du Collectif de promotion culturelle - dont le siège social se trouvait au Musée d’art et d’archéologie de l’Université d’Antananarivo - déposés en octobre 1983. Cette association est active entre 1983 et 1989, ayant regroupé des artistes, des musiciens, des chercheurs et universitaires et quelques cinéastes, dont des réalisateurs de la Tvm à savoir Victor Raharijaona et Basilide Rakotonoely.

Le but est de pouvoir se rencontrer pour discuter, échanger, réaliser. Elle prône « l’art pour l’art », pour compenser l’aspect d’art révolutionnaire. Dans la mesure où le Collectif ambitionne d’encadrer ses membres parmi des techniciens de l’audiovisuel et des projets aboutissent. Par exemple, le documentaire Vita malagasy : « art et artisanat pour le développement » (1987), fait avec le rectorat de La Réunion et réalisé par Louis Gonzague Hubert. Ce film est produit dans le cadre d’un projet d’action éducative (Pae) régional, et son but était d’impliquer des élèves de terminale de l’option cinéma et audiovisuelle à un tournage de film. Mais aussi, créée le 10 mai 1995, l’association Sary vazo est un véritable vivier de professionnels de l’image. S’y rencontrent des cinéastes, des réalisateurs de télévision, des techniciens et d’autres personnalités du monde audiovisuel. Le but affiché porte sur le soutien réciproque, l’autoformation par voie d’ateliers, en vue d’améliorer la qualité des prestations, mais surtout de se regrouper pour pouvoir accéder aux fonds, afin de réaliser des films. Cependant, malgré les efforts des acteurs dans le cinéma, celui malgache rencontre encore des problèmes quelques années plus tard notamment en termes de technique et de savoir-faire.
Savoir-faire
Heureusement que plusieurs plateformes, organisations et associations se tiennent la main pour essayer de faire évoluer dans le professionnalisme le monde du 7e art à Madagascar. Justement, une nouvelle opportunité s’offre actuellement aux cinéastes malgaches pour enrichir leur savoir-faire dans le domaine du cinéma. Un appel à résidence vient d’être lancé par Interfilm Berlin s’adressant surtout aux réalisateurs malgaches. Effectivement, le cinéma malgache contemporain gagne constamment de la notoriété à l’international. Les réalisateurs font preuve de finesse et fournissent considérablement d’efforts dans l’accomplissement de leurs œuvres si l’on ne cite que la qualité des films lauréats issus des Rencontres du film court. Essayant toujours d’être professionnels dans leurs réalisations techniques, ils exploitent également des sujets socio-culturels qui restent dans le collimateur de l’industrie du cinéma international. C’est ainsi qu’Interfilm, le Festival international de film court de Berlin, s’intéresse aux réalisateurs de la Grande île en leur ouvrant son traditionnelle résidence de trois mois, entre le mois de septembre et décembre, dans le cadre de sa 34e édition qui se tiendra à Berlin, du 20 au 25 novembre. Ceux qui sont intéressés devront donc envoyer un film court-métrage achevé après le 1er janvier 2016, en catégorie fiction, animation et documentaire. Cela devra être envoyé avant le 15 juillet avec un dossier comprenant un Cv, la filmographie, une lettre de motivation en anglais. En tout cas, cette résidence au Art-On-The-Run à Berlin, en Allemagne, sera une occasion d’acquérir plus de connaissance dans le domaine du 7e art notamment en technique, en structure et en fond. Vu l’envergure de ce Festival, les participants seront entre les mains des professionnels du cinéma international. A noter que l’Interfilm, partenaire des Rfc, a déjà accueilli des cinéastes malgaches comme  José Rakotobe, à son époque ou des jeunes cinéastes émergents comme Firoza, l’auteur de «Tetirano » et Cid, l’auteur de «Colors » en 2016. Plusieurs œuvres malgaches ont d’ailleurs été déjà diffusées en Allemagne grâce à Interfilm.
T.A.

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Editorial

  • De bons auspices
    Le régime IEM part d’un bon pied ! Sous une bonne étoile, Rajoelina semble débuter son pouvoir à la magistrature suprême du pays dans un cadre encourageant. Les signaux affichés sur le tableau de commande sont au vert pour ne pas le dire « à l’orange ». Tout commença par une élection présidentielle sans anicroche ni la moindre escarmouche. Une élection crédible et reconnue par …tous. Les deux finalistes, Rajoelina et Ravalomanana, après la proclamation des résultats définitifs par la HCC, se sont donné la main. Avec un score honorable et sans appel de 55,66 %, Andry Rajoelina gagna, haut la main, le scrutin. Et donc, une alternance par la voie royale des urnes et où la démocratie jouit de son plein droit. « Zandry Kely » se débarrassa définitivement de l’étoffe de « putschiste » qu’on lui avait taxé injustement depuis la Révolution Orange de 2009.  

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