Publié dans Culture

Festival Sobahya - Réussite de la quatorzième édition

Publié le mardi, 07 août 2018

Une réussite. C’est ce que l’on peut dire du festival Sobahya qui a eu lieu la semaine dernière à Katsepy. L’ouverture officielle samedi, a vu la présence d’un aréopage de personnalités aussi bien civiles que militaires. De plus, une délégation de l’Inner Wheel Virmont –Belgique est venue assister et participer à la festivité. L’ancien sénateur et non moins académicien Soudjay Bachir Adehame est à l’origine du festival Sobahya, du nom de ce morceau tissu porté pas les rois, la famille royale ou encore pour les grandes occasions. « Cesaire Rabenoro alors président de l’académie malagasy m’a suggéré de faire connaitre les traditions vestimentaires des Sakalava et plus particulièrement des Antalaotsy, a-t-il expliqué. J’ai hésité entre le Sobahya de couleur rouge et orangé, le Deboany, plus violacé et le Dahalany, de la soie de Chine que ma mère avait l’habitude de porter mais après, mon choix s’est fixé sur le Sobahya ». Le premier festival a eu lieu en 2003, et cette année c’est la quatorzième édition.

A lui d’expliquer  « En comptant les années, le festival  devrait être au seizième, mais il y a eu deux années d’absence. Ce festival se tient à Katsepy, la porte du Marambitsy chaque année, et est un rendez-vous culturel ». Danses et chants traditionnels animent le festival et les participants arrivent des quatre coins  des Districts de Mitsinjo et Soalala, ainsi que Mahajanga. Mitsinjo et Soalala sont le berceau des Sakalava Antalaotsy. Originaire du golfe arabique, la population reste en majorité musulmane et a aussi gardé l’animisme et le culte des ancêtres. Les Ampanjaka Bemazava et Bemihisatra y cohabitent en toute fraternité, bien que l’Ampanjaka Amina reste la plus vénérée, étant elle-même la tante ou Angovavy de l’Ampanjaka Bemihisatra.
Bachir Soudjay Adéhame est egalement à l’origine de l’Akiba ou musée renfermant l’histoire, les traditions et la culture des Sakalava Boeny,  en partant de Maintirano jusqu’à Ambanja dans le Sambirano. Ce musée a été inauguré samedi lors de l’ouverture officielle du festival Sobahya. Construit à Katsepy, il a été financé en totalité par Bachir Soudjay et sa famille. L’idée a germé après la première édition du festival Sobahya, dit-il, et j’ai commencé à réunir les pierres (ndlr les blocages pour la construction). En même temps, j’ai dû aussi financer les études de mes enfants, alors la construction a pris du temps, et n’a été achevée que cette année. Par ailleurs, il lance un appel à tous ceux qui ont des documents, des vestiges ou encore des objets qui font partie des cultures et traditions sakalava Antalaotsy pour enrichir le musée. Questionné sur l’architecture de ce musée, il a répondu que les Antalaotsy étant d’ascendance musulmane, un de leur lieu saint est la moquée de Al Aqsa, à Jérusalem. A lui de rappeler que les trois grandes religions monothéistes (judaisme, christianisme et islam) sont toutes originaires du Moyen-orient et que les Antalaotsy ont gardé leur religion. Il est donc tout à fait normal qu’un musée qui leur est dédié ait la forme de la mosquée d’Al Aqsa.
La devise choisie cette année est « izay mitady tsy trobo haligno » litteralement que ceux qui recherchent ses origines  ne seront jamais perdus. Said Jaffar, chef de région Boeny de marquer qu’un peuple qui oublie son histoire, ses origines est un peuple perdu. Nous avons besoin de repère pour pouvoir avancer et nous développer, a-t-il dit. Il a également rappelé que ce sont nos différentes cultures qui font de nous des Malagasy.
Vanessa Zafimahova

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Editorial

  • IEM prime
    Ambohitrimanjaka déferle des vagues ! Des mouvements de contestation ou des éléments téléguidés perturbent. Le démarrage du grand Projet de la construction de la nouvelle ville « Tana Masoandro » dérange quelque part. On dénonce, dit-on, les remblais surtout ceux qui touchent les rizicultures. Mais, qu'on se le dise ! A priori, leur souci semble tenir debout dans la mesure où il s'agit de « toucher » à leur raison de vivre et peut-être aux intérêts des environs immédiats. Mais de là à refuser « jusqu'au bout » la concrétisation d'un Projet qui servira aux intérêts de la grande majorité, le comportement fait réfléchir.

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