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Publié dans Culture

« Rykala Vazo » - Mitchou, fauchée par la mort à la fleur de l’âge

Publié le lundi, 27 mai 2019

Le monde de la musique est en deuil ! Triste nouvelle pour les amateurs de bonne musique gasigasy et de cover : un membre de leur troupe favorite vient de rejoindre les firmaments. Il s’agit de la jeune femme talentueuse Mitchou Amy du groupe de trio « Rykala Vazo », qui a rendu l’âme samedi dernier après avoir combattu contre une maladie depuis quelques temps. En effet, une annonce a été faite par la chanteuse elle-même au mois d’avril dernier annonçant son regret de se retirer de la scène musicale durant un certain temps, pour des raisons de santé.

« J’ai l’immense regret de vous annoncer que je vais devoir faire une petite pause… Je vous demande de prier pour moi », écrit-elle sur son compte Facebook. Une publication qui a déjà alerté les fans, dans le pays comme à l’étranger. Apparemment, son état de santé ne s’est pas amélioré puisqu’un jour avant sa mort, une autre publication avait été faite par la formation annonçant que Mitchou est gravement malade et a besoin urgemment d’une évacuation sanitaire à l’étranger. La nature de sa maladie n’étant pas précisée, c’est plus tard qu’on sait qu’elle avait été victime de 3 accidents vasculaires cérébrales ischémiques en l’espace d’un mois, d’où la nécessité de l’intervention d’urgence et de son évacuation à La Réunion. La veille de sa mort, une somme de près de 3 200 euros a pu être récoltée sur un objectif de 70 000 euros. Selon les sources, elle a été évacuée à l’hôpital HJRA Ampefiloha, le 20 mai dernier et c’est justement en pleine préparation de son évacuation qu’elle a tiré sa révérence. Une intervention d’urgence ne pouvant pas attendre était ainsi nécessaire puisque l’accident vasculaire cérébral ischémique (AVC) dont elle a été la victime est la conséquence du manque d’apport d’oxygène dans une partie du cerveau. Andriambolatiana Miarintsoa ou Mitchou pour ses fans et proches a donc quitté la terre pour une vie bien meilleure.
Des hommages : La troisième femme mousquetaire de la musique malagasy a donc quitté la troupe. Il n’en reste plus que deux, à savoir Mirana et Vanintsoa. Ces dernières sont anéanties par la mort de leur sœur, leur complice. « Nous avons perdu une amie, une sœur… Nous sommes orphelines car notre petite 4ème voix avec sa voix unique et irremplaçable nous a quittés. « Tiako izy, ho ahy izy, ho tantanako eo anilako eo »... est une chanson qui touchait son cœur. Repose en paix Mitchou », publie le groupe. Les milliers d’hommages et de messages de désolation n’ont pas cessé de tomber puisqu’effectivement, la jeune femme est partie trop tôt puisqu’elle n’avait que 34 ans. « Les meilleurs partent toujours en premier. C’est une triste nouvelle. Je n’arrive pas à y croire. Elle avait un bon avenir qui l’attendait. Et puis, avec son groupe, le succès leur attendait à bras ouvert. J’espère que les deux autres n’abandonneront pas et vont poursuivre leur chemin pour rendre hommage à Mitchou », commente un fan sur sa publication. Consciente de son talent et en guise de respect pour ses réalisations à l’endroit de la culture malagasy, la ministre de la Communication et de la Culture a elle-même présenté ses condoléances au groupe « Rykala Vazo » ainsi qu’à la famille de Mitchou.
…des projets :
« Avec Vanintsoa, nous avons toujours aimé la musique, surtout le « bà gasy ». Par contre, Mitchou était surtout dans tout ce qui était la danse malagasy. Mais puisque la passion pour la musique était commune, elle nous a proposé de former une formation de femmes, chantant et jouant des instruments
de musique traditionnels. Effectivement, on a adoré le projet et c’est ainsi que nous avons créé le groupe "Rykala Vazo" », confie Mirana, membre du groupe. Elles se sont en effet lancées dans un pari très osé, celui d’évoluer donc dans un genre très atypique, surtout pour un groupe féminin : le moderne-trad, que les mélomanes ont pu découvrir pour la première fois au Trass, Tsiadana. « Mitchou a appris à chanter le bà gasy au sein du groupe puisqu’elle adorait déjà tout ce qui est « gasigasy ». Et au fil du temps, elle a commencé à aimer les « Kalon’ny fahiny ». Elle adorait particulièrement chanter « Mpiasan’Ivoary » ou encore « Voamaintilany »… Elle s’occupait de la voix basse et jouait de la guitare basse, de la batterie, du cajon et du « sodina ». Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’on a passé des moments merveilleuses avec elle et on lui souhaite de reposer en paix », continue notre interlocutrice.
Une chose est sûre : sa disparition causera un grand vide dans le monde de la musique malagasy, notamment le « bà gasy ». Et pourtant, la formation a prévu des projets pour cette année, notamment des sorties et un album. D’ailleurs, le rêve de Mitchou était que son groupe aille bien loin et soit la fierté du pays. C’est pour se consacrer à la musique et à sa formation qu’elle a quitté la place qu’elle occupait à l’ambassade. Etre une femme malagasy était sa fierté et elle était honorée de porter haut le flambeau de la chanson malagasy partout où elle est allée. En tout cas, le corps de Mitchou Amy quittera son domicile au lot IIB 152 Manjakaray dans la matinée du mercredi avant un hommage religieux qui se tiendra à l’église FJKM Antoby Fitahiana Anjozorobe. Ensuite, sa dépouille sera emmenée à Antoby Anjozorobe pour rejoindre sa dernière demeure.
Tahiana Andrianiaina

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    L’Organisation internationale du travail (OIT) célèbre en cette année son centenaire d’existence. Créée en 1919, sous l’égide du Traité de Versailles (Paris), point d’orgue final de la Grande Guerre de 1914-1918, l’OIT ou l‘ILO (International Labor Organization), militait contre toute atteinte à la dignité de l’homme dans le cadre du travail décent.  Mise sur pied indépendamment de la naissance de la Société des Nations (SDN) raison pour laquelle elle avait pu surgir des décombres de cette ex-ONU, l’OIT n’a de cesse à réclamer durant ce siècle d’existence la justice sociale dans le monde du travail. Elle interpellait et continue à le faire les employeurs pour qu’au juste ces derniers respectent le minimum acceptable. Le Bureau international du travail (BIT), le secrétariat permanent de l’OIT, travaille d’arrache-pied pour créer un cadre de travail illustrant l’harmonie entre le travail et la dignité de l’homme. Une noble mission que le Bureau persiste et…

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