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Publié dans Culture

Littérature malagasy - Un prix en l'honneur de Bakoly Domenichini Ramiaramanana

Publié le lundi, 01 juillet 2019

Donner à la langue malagasy la place qu'elle mérite. Tel était le leitmotiv de la première femme malagasy Docteur d'Etat en Lettres, Bakoly Domenichini-Ramiaramanana. Effectivement, au fil des années, elle s'est toujours attelée à valoriser la langue malagasy à travers ses différentes actions. « Elle resta toute sa vie le défenseur de la littérature orale dont les racines s'enfoncent dans un passé plurimillénaire. C'est la première idée qu'elle défendit dans son article sur la littérature malgache pour l' « Encyclopaedia Universalis», dans des articles comme « Princesses du Ciel et princes de la Terre » pour l'exposition de Neuchâtel en Suisse et dans la traduction des « Ohabolan'ny Ntaolo » qu'imprima l'Académie.

Et avec les écrivains, elle retenait surtout ceux dont l'oeuvre restait enracinée dans la tradition comme Rabearivelo ou Fredy Rajaofera. Elle n'a pas non plus hésité à se faire mettre en congé sans solde trois ans durant par le C.N.R.S. où elle avait le plus haut rang de directeur de recherche pour diriger l'Office national des langues de Madagascar de l'Académie Malgache », témoigne un membre de son entourage. Face à tout son investissement pour la langue et la littérature malagasy, un prix porte désormais son nom, le Prix Bakoly Domenichini Ramiaramanana. Cette récompense sera annuellement attribuée à une production ou un exercice en langue malagasy remarquable. Ce sera une marque de reconnaissance envers le savoir-faire des talentueux écrivains contemporains mais aussi et surtout envers cette « défenseur » de la littérature malagasy.

 Qui était-elle ?

Traditionnellement descendante directe des plus grands rois de Madagascar avec une ascendance princière remontant au 12ème siècle, cette « Zanakandriana » aura été la Première femme malagasy Docteur d'Etat en Lettres, un doctorat soutenu et obtenu à Paris à la prestigieuse université de Sorbonne dont la maxime initiale au 13ème siècle était : « Vivre en bonne société, collégialement, moralement et studieusement ». Un quotidien de la place l'avait baptisée, faisant probablement référence à son statut d'académicienne, « Immortelle gardienne de la langue et de la littérature malgache ». Du « ohabolana » au « hainteny », Langue, littérature et politique, la thèse de doctorat que Bakoly Domenichini Ramiaramanana acheva, parce que son Maître René Etiemble l'exigea d'elle, alors qu'elle ne se sentait pas encore prête à conclure, étudie la langue, la littérature, l'histoire pour comprendre l'ensemble de la civilisation.

Décédée, il y a quelques années déjà, Bakoly Domenichini Ramiaramanana a travaillé sur la littérature comparée. Elle avait mis la culture malgache sur le divan du psychanalyste pour lui faire dire ce que les mots révèlent des anciennes conceptions et que beaucoup aujourd'hui ne peuvent expliciter. Gardienne de la langue nationale, défenseur de la littérature et de la culture des Anciens, c'étaient les « adidy » dont elle avait hérité de ses ancêtres et qu'elle assumait dans le pays et à l'étranger. Puissent les étudiants qui ont reçu son enseignement et ne l'ont pas oublié, puissent-ils ne pas oublier son modèle, diffuser ses idées auprès de leurs auditoires et, comme elle le voulait, les enrichir de nouvelles recherches.

Recueillis par Rova Randria

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Editorial

  • Que des ratages !
     L’audiovisuel public peine à sortir de l’auberge. Etant la plus ancienne sinon l’ainée des chaines de télévisions locales, la télévision malagasy (TVM) traine encore les pattes et se trouve, en dépit de tout, dans le peloton de la queue. Il fut un temps à ses débuts,  des années 60, où la TVM faisait la fierté du pays. Des Jean-Louis Rafidy et bien d’autres animaient les émissions avec brio. Des commentateurs d’évènements de haut vol avec des analyses intéressantes et instructives. Rien d’étonnant dans la mesure où ces animateurs de chaine avaient bénéficié des formations dans les grandes écoles spécialisées sous d’autres cieux. Les responsables de l’époque misaient en premier plan la formation des agents. Mais depuis, abandonnée à elle-même, la TVM ne cesse de dégrader. Les matériels à la disposition ne parviennent plus à suivre l’évolution des progrès technologiques de la communication. Or les besoins ne cessent de croître. Les…

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