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Publié dans Dossier

Mécanisme Redd+ à Madagascar - Le concept « Clip » encore largement méconnu

Publié le jeudi, 16 mars 2017

Le concept « consentement libre, préalable et éclairé » (Clip) reste encore largement méconnu à Madagascar. Il s’agit pourtant d’un processus impératif et itératif dans le cadre du mécanisme de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (Redd+) ou le Programme Redd+, une des émanations des sommets mondiaux sur le climat pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le Clip relève des étapes à suivre en vue d’impliquer les communautés aux projets retenus à cette fin depuis la phase de conception jusqu’à la mise en œuvre effective, suivant les dires de Pierrot Rakotoniaina, assistant technique en stratégie auprès du Bureau national de coordination Redd+ Madagascar. La consultation et la participation sont des éléments essentiels du consentement.Voici la définition lue dans un document : « Le "consentement libre, préalable et éclairé" (Clip) est un droit collectif, c’est-à-dire un droit qui appartient à une communauté dans son ensemble. En vertu de ce droit, une communauté peut donner ou refuser de donner son consentement relativement à tout projet proposé susceptible d’avoir une incidence sur les terres et ressources naturelles qu’elle possède, occupe ou utilise traditionnellement ».

 

Consentir ou non

 

S’y ajoutent les observations suivantes : « Le droit au Clip implique des négociations éclairées et non coercitives entre les investisseurs, les entreprises ou les Gouvernements et les communautés avant le développement et la mise en place de projets sur leurs terres traditionnelles. Il peut s’agir, entre autres, de projets de développement, d’exploitation de ressources naturelles ou de conservation, ce qui inclut les projets mis en œuvre dans le cadre de la Redd+ ».En effet, « le Clip signifie que tout projet susceptible d’affecter les terres et ressources des communautés requiert d’abord l’accord de ces dernières. Ultimement, il revient aux communautés de décider si elles vont consentir ou non à un projet après avoir bien compris les conséquences que ce dernier aura sur elles et sur leurs terres coutumières ».

 

Risques climatiques

 

Cela fait qu’« il est important d’avoir une bonne compréhension du droit au Clip car ce dernier est souvent bafoué par les Gouvernements et les promoteurs de différents projets de développement et de conservation. Le Clip n’est pas un privilège que l’on accorde parfois aux communautés. Il s’agit d’un droit que les Gouvernements et les promoteurs de projets ont l’obligation de respecter. (…) Le promoteur de ce projet doit non seulement avoir obtenu le consentement des communautés en question mais ce consentement doit, de surcroît, être libre, préalable et éclairé ».Madagascar, un des pays parmi les plus exposés aux risques climatiques (le passage du cyclone Enawo est trop récent pour le rappeler), via le Bureau national de coordination, s’attelle en ce moment à l’élaboration de la Stratégie nationale Redd+. « Le processus est prévu se terminer avant fin 2018 », précise Lydie Raharimaniraka, chef de la cellule chargée de la tâche correspondante. Elle intégrera, entre autres, la restauration des paysages forestiers dégradés. Pour ce faire, le recours à l’agro-écologie ou l’agriculture de conservation est de mise pour la Sava, l’Analanjirofo et l’Atsinanana.

 

Une aubaine

 

La filière « bambou », dont la politique nationale est encore soumise aux débats, pourrait y occuper une place de choix. Cette plante, avec ses plus de 1 250 espèces dans le monde dont plus de 40 sont endémiques de Madagascar, a vocation à contribuer à la restauration de 15 % de l’ensemble des écosystèmes dégradés d’ici 2030, selon les convictions mises en exergue lors du Forum africain sur la forêt à Durban, Afrique du Sud, les 4-5 septembre 2015. Au bout du compte, le principe de la Redd+ est d’octroyer une compensation financière aux pays forestiers qui réduisent les émissions des gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts et/ou qui augmentent les stocks de carbone forestier, afin de les motiver pour une réduction durable des émissions de la déforestation et de la dégradation des forêts. La mise en œuvre des projets dans ce sens est une aubaine autant pour les communautés que les composantes de la société civile, y compris le secteur privé, qui daignent faire œuvre de boisement, de reboisement et de reforestation, outre la rhétorique conservation.

 

Manou Razafy avec le soutien du « Cse Media Fellowships Programme »

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  • Et le combat continue !
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