Publié dans Dossier

Showbiz et événementiel - Des jeunes s’adonnent à la culture des fesses

Publié le vendredi, 14 avril 2017

L’habillement constitue un des aspects de l’existence humaine et entretient, dans chaque civilisation, une relation directe avec sa conception de l’homme. Il  s’avère être le miroir de sa vision du monde. Pendant des siècles, les jeunes filles malagasy sont encore bien vêtues, et même dans les boîtes de nuit, il est indécent pour les femmes de porter des vêtements qui soumettent les hommes à la tentation. Les femmes couvrent leur corps avec une tunique.

A l’époque du président Philbert Tsiranana, il était interdit pour les femmes de porter des mini-jupes. Le port en public de tenue dite : « mini-jupe » ou « mini-robe » et, en général, de toute autre tenue contraire à la décence, aux mœurs, et coutumes malagasy. D’ailleurs, le vêtement est fait pour donner une valeur au corps, mais il sert également à le cacher. Actuellement, la modernité est de rigueur. Qu’elles soient des enfants, jeunes filles, mères, elles savent attirer l’intention en portant des vêtements qui moulent le corps ou qui sont transparents,  à savoir des mini-shorts, mini-jupes et qui font voir les fesses. En plus de bouger les fesses partout, en écoutant la musique, dans des spectacles ou des événements familliaux, cet art est le bienvenu dans toutes les quatre coins de la Grande île.

Les artistes définissent la civilisation d’un peuple, surtout que Madagascar est un pays jeune. Les chansons, les clips représentent une manière d’éduquer les jeunes. Pourtant, nombreux  sont les artistes à mettre leurs atouts physiques en avant. Si, pour certains, c’est une vraie identité, pour d’autres, c’est un moyen de faire monter son chiffre d’affaires. Une chose est sûre : en tout cas, la nudité, ça fait parler. « On le sait, quand on est artiste, il faut savoir donner de sa personne. Parfois, il suffit juste d’un bout de peau dévoilé ou même de son intention pour s’assurer le succès ou faire parler », a avancé un artiste qui a préféré garder son anonymat.
Anatra R.

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Editorial

  • A quand ?
     Les choses commencent à bouger ailleurs. Les séismes du changement ébranlent les anciennes habitudes de certains pays.  En Arabie Saoudite, premier producteur mondial du brut (pétrole), un pays longtemps réputé d’être hermétiquement fermé à toute influence étrangère, notamment de l’Occident, commence à ouvrir, bien que timidement, les portes et enclenche des changements notables.  Entre autres, les femmes saoudiennes, depuis toujours ignorées, retrouvent, peu à peu considérés, leurs droits les plus élémentaires. Désormais, elles peuvent entrer au stade et voir des matches ; elles peuvent conduire, etc… En outre, le roi Salmane affiche sa détermination de moraliser la vie publique, surtout, dans les rangs de la famille royale. Personne « n’est plus » au-dessus de la loi.

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