Publié dans Dossier

Travail - Un syndicalisme encore rebutant

Publié le vendredi, 28 avril 2017

Travail
Un syndicalisme encore rebutant
Le syndicalisme reste un concept encore abstrait pour bon nombre de travailleurs. La revendication des droits par ces derniers est souvent vue comme un risque de révolte du côté des employeurs. Malgré une forte mobilisation et sensibilisation de la part des syndicats de travailleurs, les employés, qu’il s’agisse d’employés d’entreprises publiques ou privées, sont peu nombreux à oser intégrer les syndicats. Gros plan sur un syndicalisme encore rebutant à Madagascar !
Défense des droits des travailleurs Le syndicat et ses valeurs Le syndicat a toujours été mal compris dans la Grande île. La plupart des gens pensent que le syndicat n’est qu’un instrument pour faire la grève. Et pour cause, à chaque fois qu’il y a une manifestion en ville, c’est  toujours le même refrain : « Le syndicat de (…) fait la grève pour réclamer telle ou telle chose auprès de l’Etat ». Ainsi, les gens finissent par croire que s’ils intègrent un syndicat, c’est pour faire la grève. Mais de peur de se faire prendre le peu qu’ils ont ou par crainte d’être licenciés, ils préfèrent rester sur la touche. Il faut donc préciser que le syndicat est un groupement de personnes physiques ou morales qui vivent pour défendre les droits et les intérêts communs des travailleurs. Et le but du mouvement syndical est le progrès économique et social de ses membres. A Madagascar, la mise en place de ce genre de regroupement est légalement reconnue depuis  80 ans. Et depuis, le groupement de tous les syndicats, la Conférence des travailleurs malagasy-Solidarité syndicale de Madagascar (Ctm-Ssm), est fier de tous les actions accomplies pour défendre les travailleurs  et les employeurs comme la Convention de 1987 qui prône la liberté syndicale ainsi que la Convention de 1998 pour la liberté de l’association syndicale, et encore bien d’autres dans la Constitution malagasy. Chaque travailleur a donc le droit de défendre ses intérêts par l’action syndicale et plus particulièrement la liberté de fonder un syndicat.
Et les grèves ?
Il est cité dans l’article 33 de la Constitution que  « le droit de grève est reconnu sans qu’il ne puisse être porté préjudice à la continuité du service public ni aux intérêts fondamentaux de la Nation. Les autres conditions d’exercice de ce droit sont fixées par la loi ». Si c’est un droit, pourquoi y-a-t-il encore ceux qui se font virer ou ceux qui se font emprisonner pour avoir revendiqué ce qui leur est dû ? Depuis ces 4 dernières années, les mouvements de grève se multiplient de plus en plus parce qu’ils ressentent que les droits des travailleurs ne sont pas respectés et que les conditions de travail se dégradent de plus en plus. Même si ces grèves sont justifiées, est-ce-que les travailleurs font bien leur travail ? D’un autre côté, est-ce que les employeurs respectent les clauses qu’ils ont posées au départ ? Et est-ce que les grèves sont-elles vraiment nécessaires ? Etant donné qu’au final, ce sont les générations futures qui vont bénéficier autant leurs avantages que leurs inconvénients. En tout cas, les syndicats défendent que la grève constitue le seul moyen fonctionnel de s’adresser à l’Etat qui fait la sourde oreille.
 Rova R.

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Editorial

  • Canular !
     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

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