Publié dans Dossier

VIIIè Jeux de la Francophonie - Moins d’une centaine de représentants pour Madagascar

Publié le dimanche, 16 juillet 2017

Grand rendez-vous de la jeunesse, les Jeux de la Francophonie. 84 au total dont 59 sportifs du ministère de la Jeunesse et des Sports et 25 jeunes du ministère de la Culture et du Patrimoine et de l’ Artisanat ont quitté le pays hier à 15h pour rejoindre Abidjan en vue de la VIIIè Jeux de la Francophonie de Côte d’Ivoire du 21 au 30 juillet.



La Grande île sera représentée dans quatre disciplines sportives à l’image de l’athlétisme, la lutte, le judo et le tennis de table sur qui elle fonde beaucoup d’espoirs. L’athlétisme sera ainsi la plus présentée avec treize athlètes au lieu de quatorze. Blessé le décathlonien Ali Kamé, médaillé d’or africain en 2012 et médaillé de bronze africain en 2016, la chance malgache se désiste au dernier moment. Le judo alignera quant à lui onze combattants contre six pour la lutte et deux pour le tennis de table. En attendant le grand départ une partie de la délégation est déjà sur place pour un camp d’entraînement. C’est le cas de Bezara Jean Robert, Tahiana Rakotoarivelo et Lucas Macastros qui sont déjà en stage à Abidjan avec le coach Hanitra Rakotondrabe. Les trois défendront la couleur nationale au 4X400 m masculin avec Donné Fanomezantsoa. Depuis deux semaines, deux lutteuses en l’occurrence Emma Patricia Rasoanantenaina (-53 kg) et Julienne Rasendrasoa (-59 kg) accompagnées par le coach Michel Rakotoniaina sont également en stage de la Conférence des ministres et la jeunesse ayant la langue française en partage (Confejes) en Côte d’Ivoire


Kwan Hu Diana, la capitaine de l’équipe nationale de judo a représenté les athlètes malgaches. Dans sa prise de parole, l’athlète a remercié l’Etat malagasy. « Nous remercions le Gouvernement  sur les efforts qu’il a fournis  dans le cadre du déplacement de la délégation malgache. Nous promettons de gagner le maximum de médailles pour notre pays durant les jeux. On ne se contentera pas de dire que les Jeux de la Francophonie ne sont pas des compétitions de référence mais nous ferons tout pour défendre l’honneur du pays comme il se doit en gagnant le maximum de médailles d’or ».


« Ce n’est pas un jeu de référence »
Le Gouvernement malagasy a dépensé pas moins de 40 000 euros l’équivalent de 140 millions d’ariary (700 millions de francs)  pour assurer le déplacement de la délégation, hébergement, restauration et diverses cotisations plus l’argent de poche de chaque athlète. Une somme  mirobolante dépensée pour des jeux qui n’ont pas d’enjeu pour le pays. «  Les Jeux de la Francophonie ne sont pas des jeux de référence comme les jeux des iles ou les jeux olympiques et autres. C’est juste des jeux entre les pays qui parlent la langue française. Etant  à la  présidence de cette organisation internationale, Madagascar doit participer comme il se doit », annonce le ministre de la Jeunesse et des Sports Jean Anicet Andriamosarisoa lors de la cérémonie de présentation au Palais des sports de Mahamasina. Si le ministre Jean Jacques Rabenirina se contentait d’envoyer un représentant pour faire face à la presse.

 Un propos qui laisse sceptique car c’est l’Etat malagasy qui prend tout en charge sur les frais et les dépenses de la délégation malgache sur place. Pourquoi donc dépenser autant d’argent vu la pauvreté qui sévit dans la société si ce n’est pas un jeu de référence. Signalons que ces dépenses de 140 millions d’ariary reviennent à la délégation du Mjs et au ministère de la Culture à eux seuls. Sans compter la somme que l’équipe de la Présidence de la République va dépenser pour leur déplacement à Abidjan.

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Editorial

  • Noyautage indécent
    A la guerre comme à la guerre ! On attaque. On neutralise. Et tous les moyens sont bons. Le pouvoir en place, en position de force, ne lésine pas sur toutes les astuces pour terrasser l'adversaire, l'opposition. La presse, le quatrième pouvoir dit-on, l'une des armes les plus efficaces entre les mains des deux camps, constitue la cible idéale. Le mode opératoire, vieux comme le monde, consiste à étouffer les médias indépendants ou proches du camp d'en face.

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