Publié dans Dossier

Contre visite technique - Chacun donne son avis…

Publié le lundi, 18 septembre 2017

La visite technique périodique est obligatoire. Pour les véhicules de transport en commun des personnes comme les taxis-be et taxis- brousse, elle se tient à Nanisana, tandis que celle des taxis -ville à Alarobia. La vérification concerne 102 points, dont l'organe de sécurité tels que les freins, moteur, équipement électrique… sont intolérables. La contre visite est encore une autre histoire pour ces transporteurs.

« L'appellation contre visite ne nous convient pas »
Pour les taxis-be et taxis- brousse, l'Opacimètre, le reglophare et la ligne de contrôle technique sont obligatoires, même si quelques points sont tolérés. « Les normes de contrôle de ces appareils ne sont pas encore appliquées dans le pays, sinon seulement une voiture sur 1000 sera apte. On tolère beaucoup de points de contrôle ». Le droit de visite technique varie entre 10 000 à 40 000 ariary, et la validité est de 4 mois. « L'appellation contre visite ne nous convient pas. Les vérificateurs des centres de sécurité routière, sont des experts qui ont effectué une formation, des tests pour obtenir un Brevet.  Pourtant, la contre visite est effectuée par les polices municipaux, qui ne sont ni experts, ni techniciens. Pour réaliser une contre visite, il faut un expert, plus compétent que celui qui a effectué la visite. Alors ce qui existe actuellement n'est pas une contre visite technique », avance le Capitaine  Razandrinirinjokiny Honoré, chef de cabinet de la Dgsr.
« Les tarifs  seront maintenus »
Jusqu'à la fin de cette année, la contre visite se tiendra toujours à Antsakaviro. Contrairement à la visite technique, celle de la conformité est seulement valable dans la Commune urbaine d'Antananarivo. D'ici le mois de janvier, la contre visite aura lieu à l'Omnium de maintenance des véhicules de transports (Omavet) à Ampasampito. Selon le directeur  général de cette société, elle sera réalisée par des spécialistes. Ces derniers ont suivi des formations spéciales. Ils sont capables de manipuler les appareils de vérification. Outre le droit de stationnement, la visite est de 5 000 ariary et le Dtt est de 3 000 ariary pour les taxis- be, contre 2 000 ariary pour les taxis- ville. Un tarif qui sera maintenu par l'Omavet.
« L'Omavet n'a pas le droit de changer ce tarif. Ce dernier est fixé en conseil municipal, avec l'accord des conseillers et les transporteurs », avance le Dg de l'Omavet, Rabezandry  Hantaniaina.
L'Omavet a été sous tutelle de la Cua depuis 1996. Cette dernière est  actionnaire majoritaire qui dispose le 96% de la capitale de cette institution publique.  La société dispose des matériels adéquats pour le contrôle des véhicules de transports en commun. Cette mesure a été prise pour faire part à l'amélioration et assainissement  du secteur transport, ainsi qu’à embellir l'image de la ville à travers l'état des véhicules.
Non à l'Omavet
Dieu Donné est un chauffeur - propriétaire de taxi depuis plus de 20 ans. Il est contre la visite de conformité en général.
La Commune urbaine piétine la plate-bande de la visite technique.
« Auparavant, la contre visite concerne la propreté et l'état en général des véhicules, chaises, pare-brises, plafond, essuie- glace, les portes…Mais actuellement, il est devenu une deuxième visite. Ainsi, le tarif ne cesse d'augmenter ces derniers mois. J'ai effectué un contre visite au mois de fervier, le  tarif est encore à 14 000 ariary. Pourtant, il y a quatre mois, j'ai été surpris puisque le tarif est de 20 000 ariary », avance t-il. Comme lui, beaucoup de chauffeurs de taxi craignent ce changement brusque de tarif. « En tant que société privée, l'Omavet ne voudra jamais travailler à perte. C'est comme le phénomène Easy park ».  Depuis 2009, il n'y a plus d'aspersion de Dtt dans les véhicules de transports en commun de la Capitale, pourtant le droit est toujours à payer.

D'autres chauffeurs de taxis n'ont pas le choix que d'accepter cette décision. « On ne peut rien faire. Les transports, c'est notre gagne-pain», soupire Rakoto, chauffeur de taxi. Rahantanirina Miriame travaille avec un chauffeur de taxi depuis des dizaines d'années. Elle est gérante d'un restaurant sis à Ivato. « Je prends le taxi deux fois par jour. Je connais la vie des chauffeurs de taxi, leur situation sociale. La réparation des véhicules, les visites, contre visite, les besoins de la famille, …avec un maigre salaire. A ma connaissance, pourquoi faire une contre visite, si la visite est déjà en règle. »  Contrairement à elle, Bakoly est de même avis que la Cua. Pour elle, la contre visite est nécéssaire. La plupart des transporteurs ne respectent pas l'hygiène et la qualité de services à travers leur véhicule. A elle de citer les différents cas, constatés d'ailleurs par bon nombre d'usagers sur certaines voitures comme le bidon à l'intérieur en guise de réservoir, les vitres latérales non fonctionnelles, tableau de bord inexistant pour d'autres, à part les portières qui semblent se détacher à la moindre secousse sans oublier le capitonnage dont la propreté laisse à désirer.
Anatra R.

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Editorial

  • Dans l’œil … !
     La Commission nationale électorale joue un rôle-clé dans un processus démocratique. Elle est au centre de tous les litiges et de toutes les convoitises. Courtisée par ici, critiquée par-là, la Commission marche sur des œufs. Une moindre maladresse risquerait de tout mettre en péril. François Mitterrand, dans un dessein de moraliser la pratique politique et démocratique auprès des anciennes colonies d’Afrique réunies à La Baule (1989), pesait de tout son poids à imposer un train de mesures s’inscrivant dans la ligne droite d’un processus irréversible en faveur de la démocratie. Entre autres, l’instauration du multipartisme, le respect des droits élémentaires humains, une alternance démocratique par le biais des élections libres et transparentes, l’obéissance absolue à la Constitution démocratiquement adoptée, etc. La France profitant de cette occasion, dictait la nécessité de mettre sur les rails une commission nationale indépendante pour s’occuper, à la place du Gouvernement local, des votes. A souligner…

A bout portant

BONS PLANS WEEK-END

  •  Vendredi 25 novmebre 2016:

    - Fara kely, Fara Gloum et Mahandry au Piment café

    - Joëlle Claude  : au Cercle-germano malagasy à Analakely

    - "Who's next" au Dome Rta à 17h

    - Journée dédiée à la jeunesse suivi d'un spectacle oratoire le "Cinbé village" et le "zumba coloré" au Village de la Francophonie à Andohatapenaka

    - Grand concert intégrationnel au Village de la Francophonie à 15h suivi d'un défilé de mode et un "Zoma magnifique" avec Mika et Davis à 21h

    Samedi 26 novembre 2016:

    - "Ndao hifety isika jiaby": thème du jour au Village de la Francophonie

    Dimanche 27 novembre 2016:

    - "Ce n'est qu'un au revoir" thème du jour au Village de la Francophonie

    - "Ciné village", finale du tournoi de slam, carnaval de clôture, grand concert de musique classique, récit du mythe d'Ibonia, un chant d'au revoir du village, un jeu de drapeau: "Ce n'est qu'un au revoir mes frères" à 19h au Village de la Francophonie

  • Se surpasser, encore et toujours. Avant de s’envoler pour d’autres cieux, Bodo rendra hommage à ses fans à l’« Akany Nambinitsoa », Talatamaty. Ce sera son dernier cabaret-concert de cette année. Une occasion à ne pas rater pour les amateurs de cette grande dame de la musique malagasy. Le show commencera à partir de 20h.
     
  • Après l’avant-gout de la célébration du 20ème anniversaire du groupe « ‘Zay » qui a eu lieu à l’hôtel Carlton, Anosy, ce dernier revient sur le devant de la scène. Ainsi, le groupe réalisera un autre concert au Palais des sports de Mahamasina ce dimanche après-midi. Durant quelques heures, « ‘Zay » résumera les 20 ans de sa carrière à travers ses titres. Nary et compagnie ressusciteront leurs tubes les plus connus. Outre les musiciens, l’instrument à vent « Anjaniony » bercera le public. Le concert débutera à partir de 15h.
     
  • Une belle ambiance et de la bonne musique attendront les abonnés de l’Amitié Fandian à Ankadindramamy à partir de 21h. Mahery, Nini (Kiaka), Poun ou encore Green Banane animeront la soirée « after work » de cet endroit qui est devenu, à chaque fin de week-end, le lieu de rendez-vous incontournable pour certaines familles et des amis. Le répertoire sera composé des succès de ces artistes, en plus des duos et trios exceptionnels. 

  •  Des artistes véhiculant des styles de musique différents se réuniront au Pk 0 Soarano. La musique traditionnelle, celle urbaine et la musique des hauts-plateaux berceront les cœurs des  abonnés de cet endroit dans une soirée dénommée « Cabaret in Tanà ». Ry kala vazo, Jimmy Harison, Tana Group et Tovo J’hay partageront la scène pour assurer une ambiance parfaite.
  • Dans le cadre du festival « Madajazzcar », un cabaret avec Mampionona quintet, Hakon Storm, Mathisen feat Lova Bil, @ Tonny Mahefa Razafiarison & Volahasiniaina Linda aura lieu à l’hotel du Louvre, Antaninarenina à partir de 19h 30.
     
     
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