Publié dans Dossier

Région de Betsiboka - L’insécurité demeure un problème majeur

Publié le lundi, 11 décembre 2017

Les habitants de la Région de Betsiboka ne sont pas épargnés par les « dahalo ». Les rapports de la Gendarmerie indiquent fréquemment des cas de pillage au niveau des Districts de Kandreho, Maevatanàna, Tsaratanàna, compris dans cette région. Ce sont notamment des attaques liées à des vols de bovidés.  Pourtant, des opérations « anti-dahalo » y sont menées régulièrement mais cela n’empêchent pas les malfaiteurs de sévir. En plus des Forces de l’ordre, les simples citoyens réagissent également et participent à la lutte pour le retour de la sécurité, notamment rurale.  On peut citer les « Fokonolona », les quartiers mobiles,  les jeunes garçons étant formés par des soldats et tant d’autres encore. Les résultats de ces opérations sont à chaque fois déterminants, mais le combat est loin d’être terminé.

 

Maevatanàna

Les « dahalo » sont aussi armés que les gendarmes

Un obstacle au développement local. Les activités principales des habitants de Maevatanàna sont axées sur l’exploitation aurifère et l’agriculture. Or, à cause de l’insécurité, ils ne peuvent pas s’exercer librement dans un environnement paisible. En effet, les « dahalo », sans aucune crainte, opèrent jour comme de nuit. Outre dans les villages, ils détroussent même leurs proies dans leur lieu de travail, notamment dans la zone des champs agricoles et aurifères. Pourtant, Maevatanàna dispose des éléments de la Gendarmerie pour assurer la sécurité. Toutefois, ils sont moins forts par rapport aux « dahalo ». De plus, ces derniers sont munis d’armes sophistiquées comparables à celles de la Gendarmerie dont des fusils. « Au cours des attaques, 6 gendarmes doivent se confronter à une vingtaine de voleurs. De ce fait, le nombre de blessés augmente à chaque intervention. Récemment, un gendarme a même perdu la vie lors d’un affrontement en assurant la sécurité des habitants », a déclaré Rasoarimalala Georgette, députée élue de Maevatanàna. Selon elle, les autorités locales déploient tous les  moyens en mettant à disposition d’autres individus avec des véhicules en surplus pour renforcer les équipes de la Gendarmerie. 

En outre, dans cette localité, les bandits de grand chemin préviennent les habitants quelques jours avant leur arrivée.  « Par le biais d’une lettre, les victimes sont prévenues. Or, les bandits dérobent, abattent des gens, démolissent et brûlent la maison en ne laissant rien derrière eux », poursuit-elle.  Rien que pour la semaine dernière, deux « Fokontany » qui sont Ambalatevana et Tsarahonenana ont été victimes. Des bœufs ont été volés sur la route après que les « dahalo » ont mis un barrage.

District de Tsaratanàna

Les rôles du Tribunal et du Commandement de la gendarmerie posent problème

Quand il s’agit d’insécurité, ce sont notamment les Districts de Maevatanàna et de Tsaratanàna issus de la Région de Bestiboka qui sont énoncés. En effet, on y entend régulièrement des attaques perpétrées par une bande de malfaiteurs. Malgré les opérations menées au niveau de ces deux localités, l’insécurité persiste. Principalement pour le District de Tsaratanàna, le problème se pose sur les rôles du Tribunal de première instance. A cela s’ajoute le problème au niveau du Commandement de la gendarmerie. En effet, le Commandement de Tsaratanàna, au lieu d’être assuré par le groupement de Betsiboka, est sous le contrôle de celui d’Alaotra-Mangoro, indique Razafipiera Herimalala, chef de Région de Betsiboka. Quant au Tribunal, la juridiction de la partie Sud est sous la direction du Tribunal d’Ambatondrazaka, tandis que les affaires se déroulant du côté Nord sont renvoyées à Mahajanga. Pourtant, Maevatanàna dispose d’un Tribunal de première instance apte à traiter divers dossiers.

En outre, on a constaté dernièrement un retour de la sécurité qui est devenue assez satisfaisante dans ces lieux classés « zones rouges ».  « Une diminution de 75 %  d’actes de banditisme a été remarquée », continue le chef de Région. Cela résulte de la mobilisation des « Fokonolona », du suivi du « Dina » ainsi que de l’arrivée des renforts en provenance de la Capitale. Par ailleurs, il est à noter que le District de Kandreho demeure un endroit où la sécurité prend place actuellement. De 2013 à 2016, aucun cas de banditisme n’a été enregistré. Pour cette année, la Gendarmerie a été confrontée à trois cas d’actes perpétrés par des malfaiteurs.

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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