Publié dans Economie

Elevage - Le maïs de plus en plus cher

Publié le vendredi, 03 mars 2017

Avec la flambée des prix du riz au début de cette année, le cours du maïs sur le marché a également changé. « Si en octobre 2016, le kilo du maïs était à environ 700 ariary auprès des grossistes, il a atteint les 1 400 ariary depuis décembre dernier et 2 400 ariary pour le maïs doux», confie Hortense Razafiniana, éleveuse.

Cette hausse ne lui permettait plus de poursuivre l’élevage de canards pour la fabrication de foie gras car elle accumule de plus en plus de pertes. Ndriana Rabezanahary, éleveur à Tsiroanomandidy, confie : « Nous pouvons encore acquérir du maïs à 500 ariary le kilo. Je pense qu’à part cette céréale qui a servi de produit de substitution au riz, certaines personnes exportent le maïs en grande quantité et c’est la raison pour laquelle son prix ne cesse d’augmenter, au détriment des éleveurs».  A cela s’ajoute le coût de transports et l’existence des spéculateurs. Fara Andrianome, une autre éleveuse souligne : « A Faratsiho, le kilo du maïs peut encore s’acquérir entre 700 à 900 ariary ». Ainsi, ce n’est pas seulement le riz qui subit une forte variation de prix au niveau régional mais également le maïs. Rivo Andrianaly, un autre éleveur affirme : « Par expérience, j’ai noté qu’il revient moins coûteux d’acheter du maïs déjà broyé, destiné à la consommation humaine que de l’acheter brut. La logique me dépasse encore, peut-être parce que la demande des éleveurs en maïs ne cesse d’augmenter». D’après un collecteur, les agriculteurs qui se consacrent à la culture de maïs s’intéressent aussi à la culture de sorgho depuis environ deux ans. La demande y est plus alléchante. Rivo Andrianaly, éleveur, déclare: « Personnellement, j’ai décidé de changer l’alimentation de mes volailles et j’envisage prochainement de collaborer avec des producteurs pour alléger mes charges ».

D.H.R.

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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