Publié dans Economie

Coopération Chine-Madagascar - 300 millions de dollars pour la réalisation d'infrastructures routières

Publié le vendredi, 17 mars 2017

Aides financières venant du Gouvernement chinois au Gouvernement malagasy. La Chine a consacré une somme de 300 millions de dollars pour la réalisation d'infrastructures à Madagascar en 2016. Les infrastructures routières sont en majorité concernées par ces aides, mais aussi la construction de forages, d'écoles, d'établissements sanitaires, ainsi que d'autres infrastructures pour l'électrification dans la Grande île, comme l'a expliqué l'ambassadeur de la République populaire de Chine, Yang Xiaorong, hier, lors d'un salon des médias organisé à l'ambassade chinoise sise à Nanisana Ambatobe.

Cette somme a permis la construction de routes dont une portion de la route reliant Antananarivo et Toamasina, sur la Rn2, et la construction de la « Route des œufs » s'étendant sur 19 kilomètres pour désenclaver Mahitsy, une localité productrice d'œufs de poules, et de relier ainsi ce village à la Rn4.
Les entreprises de travaux chinoises ont fortement contribué à l'élargissement des routes dans la Capitale. La première phase de la construction de la Voie express qui relie l'Aéroport international d'Ivato et le boulevard de l'Europe, réalisée par Crbc, une entreprise chinoise de travaux, a été achevée le 18 novembre dernier. En parallèle, la route qui relie l'aéroport d'Ivato à Tsarasaotra est construite par la société Chec. Actuellement, la Chine souhaite la participation de Madagascar à l'initiative de la « Ceinture et la route », qui voudrait instaurer une « Route de la soie maritime du 21e siècle », afin de mieux renforcer la confiance politique mutuelle entre notre pays et la Chine, ainsi que de raffermir davantage la coopération entre les deux Etats.

Route de la soie au 21e siècle

Lors de sa visite à Madagascar en janvier dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi a indiqué à plusieurs reprises que « dans l'histoire ancienne, Madagascar faisait partie de « la Route de la soie maritime », et ferait partie de « la Route de la soie maritime du 21e siècle ». Il a également martelé que la participation de Madagascar à l'initiative « La ceinture et la route » serait la bienvenue, et que la Chine souhaitait travailler ensemble avec Madagascar en faisant de ce dernier un pont qui relierait « la Ceinture et la route et le continent africain ». Une affirmation renforcée par l'ambassadeur chinois, hier à Nanisana. Proposée en 2013 par le Président chinois Xi Jinping, la Route de la soie consiste à retracer la carte déjà utilisée il y a plusieurs siècles, qui désignait un ancien réseau de routes commerciales entre l'Asie et l'Europe, reliant la Chine et la Syrie médiévale, qui est aujourd'hui la Turquie. La soie étant la principale marchandise de transit. Dans la version du 21e siècle, la Route de la soie sera accompagnée d'importants projets d'infrastructure maritime et terrestre en Chine et également dans les pays concernés par le projet. De nouvelles infrastructures pourraient donc également être construites dans la Grande île.
Tiasoa Samantha

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Editorial

  • De façon draconienne !
     Les grands pays occidentaux, au tout début de l’industrialisation et du grand boum des activités industrielles entre les 18e et 19e siècles, furent des pays d’accueil. En effet, la révolution industrielle qui exigeait pour une pleine expansion et une rentabilité rapide demandait une main-d’œuvre abondante et …moins chère. Les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, à titre d’exemple, recevaient à bras ouverts les migrants arrivés sur leurs sols.

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