Publié dans Economie

Activités d’entreprises - Interview avec la société GasyNet

Publié le mardi, 16 mai 2017

Le processus de dématérialisation est fortement encouragé depuis quelques années, notamment au niveau de la douane. La société GasyNet, en tant que partenaire technique, concentre ses efforts sur l’accompagnement du processus de dématérialisation de la douane, et de certaines procédures liées au dédouanement, au niveau des ministères et des agences gouvernementales. Des questions-réponses sur les activités de la société.

 

La Vérité (+) : Quelle activité a été la plus marquante pour la société GasyNet en 2016 ?

GasyNet (=) : Depuis l’année 2016, nous concentrons tous nos efforts pour accompagner la douane dans le processus de dématérialisation. Vous n’en avez peut-être pas l’impression mais à l’heure actuelle, près de 80 % des opérations douanières sont dématérialisées. Après les bureaux des douanes d’Ivato, Toamasina, Fianarantsoa, Nosy Be, Fort-Dauphin, Antsiranana et Toliara, ce sera prochainement le tour du bureau des douanes d’Antsirabe.

(+) : Quels sont vos projets pour cette année 2017 ?

(=) : La dématérialisation reste aujourd’hui notre principal projet. D’un côté, il y a la dématérialisation au niveau de la douane. Et en parallèle, en ce moment même, la douane travaille sur la prochaine migration sur « Sydonia World » et là encore, nous les accompagnons et allons faire en sorte d’établir toutes les interconnections nécessaires entre 

« Sydonia World » et 

« TradeNet ». Ce sera un gros chantier.

Nous travaillons aussi avec les différents ministères et les agences gouvernementales de contrôle pour les accompagner dans cette même démarche de dématérialisation en les intégrant progressivement dans le module Midac qui est un module spécifiquement conçu pour leurs besoins. Il est important qu’ils soient en phase avec la dématérialisation des opérations douanières. Cela permet de mieux sécuriser l’ensemble du processus. Aujourd’hui,  nous avons environ une quinzaine de ministères et d’agences qui sont connectés à ce module et près d’une trentaine de documents dématérialisés. Pour vous donner quelques exemples : le certificat de consommabilité pour les denrées alimentaires, les attestations de destination, le certificat de contrôle de conditionnement et d’origine, et bien d’autres encore. Mais il reste encore beaucoup à faire et principalement sur la partie « exportation » car étonnamment, les documents qui sont aujourd’hui émis à travers le Midac sont à plus de 80 % pour l’importation, alors que l’on sait qu’il y a aussi beaucoup d’autorisations et de certificats requis à l’exportation.

(+) : En tant qu’organisme travaillant avec la douane, quels sont précisément les services que vous offrez ?

(=) : Ecoutez, nous sommes avant tout un partenaire technique. Partenaire à la fois de l’administration dans son projet de modernisation, et partenaire du secteur privé pour la partie « facilitation». Pour cela, nous avons mis en place beaucoup de choses : le Bsc dont vous avez sûrement déjà entendu parler, les scanners et surtout le système « TradeNet ». Mais ce qu’il faut surtout savoir, et ce que les gens n’ont pas véritablement en tête, c’est que derrière ces outils que nous mettons en place et qui sont utilisés par l’administration d’une part et les opérateurs du secteur privé d’autre part, il y a toute une infrastructure technique avec des serveurs, un réseau, des backups, des groupes électrogènes, etc. pour nous assurer qu’il n’y ait pas d’interruption au niveau de la disponibilité de ces outils. En fait, nos rôles consistent à mettre en place les outils et la technologie pour permettre à l’administration de se moderniser et d’être encore plus efficace, ensuite s’assurer qu’ils fonctionnent et que les agents concernés savent les utiliser. Après, chaque entité qui fait son travail !

(+) : Y a-t-il des difficultés rencontrées par la société actuellement? 

(=) : Il ne faudrait pas, à mon avis, parler d’obstacles car lorsqu’on aborde le thème de la dématérialisation et donc de la transparence, tout le monde adhère sur le principe. En tout cas, rares sont ceux qui sont contre ce principe. Mais il faut accompagner les gens. Nous, on a mis en place un service « Helpdesk » qui est à la disposition des utilisateurs 7 jours sur 7 afin de les assister et les aider à résoudre les difficultés qu’ils peuvent rencontrer. Une fois que les utilisateurs sont familiarisés avec le système, ils comprennent vite le niveau de sécurisation existant et y font confiance. Et ils savent qu’en cas de souci, ils peuvent appeler et bénéficier d’un support rapide.

Néanmoins, il subsiste encore quelques soucis matériels par-ci par-là et des petits problèmes de connexion par moments, mais cela existe partout ailleurs. Et puis, la qualité de la connexion est bien meilleure à Madagascar que dans beaucoup de pays d’Afrique. L’essentiel est d’avancer ! Seulement, souvenez-vous comment se déroulaient les opérations de dédouanement il y a dix ans par exemple ? Aujourd’hui, tout est différent. Mais bien évidemment, rien n’est parfait et beaucoup de choses peuvent encore être améliorées.

Recueillis par  Tiasoa Samantha

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