Publié dans Economie

Investissement à Madagascar - Beaucoup de conférences, peu de résultats

Publié le dimanche, 18 juin 2017

La semaine dernière, plus précisément les 14 et 15 juin, une Conférence des investisseurs pour Madagascar s’est déroulée à Pretoria, en Afrique du Sud. Après Paris, le Gouvernement malgache en partenariat avec le Gouvernement sud-africain ont organisé cette nouvelle conférence pour trouver des fonds afin d’améliorer les différents secteurs-clés de l’économie malgache, notamment le domaine de l’agriculture, celui des ressources minières ou encore le tourisme.

En décembre 2016, après la Conférence des bailleurs et des investisseurs (Cbi) au siège de l’Unesco à Paris, Madagascar a soi-disant bénéficié d’un fonds de plus de 10 milliards de dollars, mais le décaissement de ce fonds tarde encore à venir. La faute à un Etat malagasy qui n’arrive pas à mettre de l’ordre dans sa gestion. En attendant, la hausse de prix des produits de première nécessité (Ppn) et celle du carburant accablent de plus en plus les consommateurs. Le secteur primaire, considéré comme le secteur-clé de l’économie malgache, demeure encore aujourd’hui un secteur informel alors que plus de  80 % des Malgaches sont des agriculteurs et des éleveurs. Lors de cette conférence, le Président malagasy a limité les besoins financiers du pays entre 10 à 20 milliards de dollars après estimation et a privilégié le partenariat public-privé comme un des facteurs-clés du développement. Le Gouvernement prévoit des résultats positifs pour sortir le pays de cette impasse. Toutefois, ces résultats ne devraient pas être de simples solutions éphémères. Ils doivent plutôt apporter une pérénité dans l’équilibre de l’économie malgache qui subit des instabilités tantôt sur la valeur monétaire que sur les emplois et les revenus. D’un autre côté, il faut rappeler qu’un plan national pour le développement a été lancé en 2015, nécessitant un financement de plus de 5,4 milliards de dollars. 2 ans après, rien n’est encore tout à fait concrétisé alors que la somme sollicitée a déjà été atteinte et de nombreux pays souhaitent investir à Madagascar. Des nombreux échanges sont effectivement faits, mais ils n’ont abouti à aucune action concrète pour le réel développement économique du pays. Ainsi, pour y remédier, des actions devront être faites pour atteindre les objectifs fixés avant 2019.

Rova R.

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Editorial

  • Quid du logement !
     Le cyclone tropical Ava frappa durement l’île d’est en ouest et laissa d’importants dégâts. Pertes en vies humaines, destructions des infrastructures de base,  cultures vivrières endommagées et demeures en désolation. En gros, un douloureux bilan.  Le cas hypothétique des habitations humaines nous attire particulièrement l’attention  dans cette colonne. A chaque fois qu’une tempête ou autre débarque, on s’empresse souvent à noter, après avoir constaté les dégâts humains, les ravages des maisons d’habitation. Des milliers de sans abris ne trouvaient où se réfugier. Il faut souligner qu’avec le travail et la nourriture, la demeure humaine ou l’abri fait partie des trois besoins basiques de l’homme. Les indicateurs de base de la pauvreté se concentrent surtout à ces trois éléments incontournables. Domaines où la plupart des dirigeants politiques, inaptes et incompétents, trébuchent. Des écueils où ils ne parviennent jamais à surmonter. La politique du logement n’existe nulle part ailleurs.

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