Publié dans Economie

Reboisement - 600 000 arbres pour 5 200 hectares

Publié le mercredi, 12 juillet 2017

En collaboration avec l’Ong Graine de Vie, les habitants de la Commune  de Braine-l’Alleud (Belgique) souhaitent faire pousser une forêt « brainoise » dans le nord-est de la Grande île. Ils projettent de planter plus 600 000 arbres sur 5 200 hectares dans la Commune d’Ambalasare. Ils ont nommé cette opération : « une forêt comme ma Commune » parce que ladite Commune a une superficie de 5 200 hectares, équivalente à la surface de plantation qu’ils visent. Les plants qu’ils ont choisis pour des plantations à long terme sont l’acajou et le bois de rose.

Et pour une rentabilité économique, ils ont opté pour le cacaoyer, le giroflier, le caféier et encore d’autres « ravintsara » aromatiques. Leur objectif est de redonner à cette partie de Madagascar son aspect boisé d’origine, vu que le paysage a été complétement ravagé par la culture sur brûlis pratiquée par les paysans de la localité. 

Ils ont estimé que le coût de la mise en pépinière ainsi que celui de la plantation après six mois s’élèvent à 0,25 euro pour chaque arbre. Toutes les démarches seront sous le contrôle de l’Ong Graine de Vie. Depuis son lancement il y a 2 ans, les habitants de Braine-l’Alleud ont déjà financé plus de 60 hectares sur les 5 200. Il y a encore du chemin à faire, donc il faut davantage sensibilisera la population, selon l’échevin de l’environnement, Henri Detandt. Dans le cadre de l’extension de ses activités dans la protection de l’environnement, la société Ucb Biopharma a décidé de se joindre au projet. Elle s’est lancée dans un partenariat public-privé avec la Commune. Elle a donc financé le double de la supérficie qu’elle occupe au sein de cette Commune, soit une superficie de 108 hectares. 

Selon Vincent Truyens, membre de l’Ong Graine de Vie, « Le projet «Une forêt comme ma commune » a toute sa raison d’être à Madagascar. Nous avons là l’un des dix poumons verts de la planète qui souffre de l’agriculture sur brûlis, laquelle rend certes les terres fertiles pour les rizières mais seulement pour un an. Il est donc impérieux de replanter des espèces indigènes. » En effet, le reboisement est une activité encouragée dans la Grande île pour lutter contre le réchauffement climatique, mais également pour ramener les faunes d’origine qui font la richesse de Madagascar.

Propos recueillis par Rova R.

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