Publié dans Economie

Petits métiers - Zo, un confectionneur de tampons satisfait

Publié le jeudi, 07 septembre 2017

Fabricant de cachets et tampons depuis l’âge de 15 ans, Zo tenait à ses débuts le rôle d’aide auprès de son frère aîné qui exerçait ce métier. Ce dernier lui confiait l’achat de matières premières dont le « Divex » comme il l’appelle, une sorte de caoutchouc, servant normalement pour la réparation des semelles de chaussures. Plus tard, Zo a décidé d’en faire sa véritable profession. « En vérité, ce n’est pas mon choix professionnel. Mais à force de regarder mon grand frère à l’œuvre, j’ai fini par réaliser qu’il m’était possible de le faire en tant que métier. Et c’est ainsi que je m’y suis mis », a-t-il confié.


Aux pavillons du marché d’Analakely, Zo achète à 3 000 ariary la plaque de « Divex » de 15x10 cm, avec laquelle il parvient à confectionner 10 cachets ronds dont le prix moyen par pièce est en moyenne de 5 000 ariary. Pour ce qui est de la vente, il a expliqué que quand les affaires marchent bien, il peut confectionner une vingtaine de tampons. Mais durant la période sèche, il se peut qu’il n’y en ait qu’un seul. « C’est très relatif. Il y a des jours fastes et d’autres moins bons. Néanmoins, ce métier me permet de subvenir aux besoins de ma famille », a-t-il confié. Et d’ajouter : « Le secret de la réussite au travail sont la passion et le respect, c’est-à-dire la régularité. Il faut travailler soigneusement et tâcher d’être consciencieux pour satisfaire et fidéliser les clients. Pour ce faire, il faut avoir une très bonne vue et un grand sens de la rigueur et de la précision ». Concernant ceux qui demandent la confection de cachets de service, publics ou privés, Zo a fait savoir qu’il exige des pièces justificatives pour s’assurer que ce ne sont pas des faussaires. « Nos principaux clients sont surtout les écoles qui ont besoin de tampons qui leur servent de supports didactiques, avec des dessins d’animaux, de plantes ou de fruits, sinon de maisons », a-t-il souligné.   Questionné sur leur avenir après la retraite, Zo a avoué ne jamais y voir pensé. « Nous ne savons pas que nous pouvons nous affilier à la Cnaps et cotiser pour percevoir une pension au moment de la retraite ». C’est en ces propos que le confectionneur de cachets, installé sur l’escalier public d’Antaninarenina, a exprimé son ignorance. Et il n’est pas le seul à penser comme tel, car la plupart des gens exerçant des petits métiers ignorent cette possibilité.
Rivo S.    

1 Commentaire

  • Posté par Richardmah
    dimanche, 10 septembre 2017

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