Publié dans Economie

Sécurité aéroportuaire - « Ravinala Airports » signe un accord de sauvetage avec le Cpc

Publié le vendredi, 08 septembre 2017

S’attelant au renforcement de la sécurité des passagers des avions qui décollent ou atterrissent sur la piste de l’aéroport d’Ivato, conformément aux exigences de l’Organisation de l’aviation civile international (Oaci), « Ravinala Airports » a fait appel au Corps de protection civile (Cpc), un véritable groupement indépendant, faisant partie intégrante de l’Armée malgache, au même titre que les autres corps militaires.

Dans ce sens, hier au restaurant Les Bois verts, à Ankadindravola, Ivato, « Ravinala Airports » a signé une convention de partenariat de sauvetage, en lac autour de l’aéroport d’Ivato. Plus précisément, cette convention a pour objectif d’assister l’Aéroport international d’Ivato en matière d’opérations de recherche et de sauvetage en zone lacustre, en l’occurrence la Zone d’aéroport (Za), et la Zone voisine d’aéroport terrestre (Zvat).
Ainsi, les missions du Cpc consistent à assurer le sauvetage des victimes et apporter les premiers soutiens matériels liés à leur survie dans l’eau et sur terre, tout cela en cas de catastrophe terrestre, assurer l’évacuation des victimes et les premiers secours, participer au montage du poste médical avancé, et enfin prendre part aux missions d’évacuation sanitaire.   
En effet, la piste de l’aéroport d’Ivato se termine à l’Est par une étendue d’eau, à savoir le « Lac Laniera », anciennement appelé par les riverains le « Lac de la soute à bombe ». Et en cas de décollage ou d’atterrissage raté, l’avion risque d’échouer dans ce lac. Ce qui justifie la pertinence de la présence du Cpc à l’aéroport d’Ivato, pour assurer la protection des personnes.
Selon Vincent Devauchelle, directeur général de « Ravinala Airports », la sécurité aéronautique est la première mission d’un gestionnaire d’aéroport. « D’une part, nous nous réjouissons et entendons honorer l’ensemble des dispositions que comptent cet accord. Et d’autre part, notre vœux le plus cher est qu’il ne serve jamais », a-t-il mentionné d’une manière humoristique, dans son discours. Et de poursuivre en affirmant que les accidents d’avion sont devenus des événements beaucoup plus rares que ceux d’automobile ou de train. Néanmoins, il a reconnu que les éléments naturels tels que le vent, la pluie, la foudre ainsi que les incidents mécaniques peuvent parfois rendre difficiles le décollage et l’atterrissage de l’avion, et de ce fait, menacer le déroulement du vol, la vie des passagers et celle des équipages.
Jean Henri José Ramanankavana, commandant du Cpc, a pour sa part souligné la volonté de son corps à intervenir à tout moment, en cas d’accident aéroportuaire. A la différence des pompiers dont les interventions consistent essentiellement à neutraliser les incendies, le Corps de protection de personnes doit porter secours à toutes les victimes et les sinistrés des  accidents, quel que soit le cas.
Auparavant, c’étaient les pompiers de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne (Asecna) qui sont censés intervenir en cas d’accident au sol, mais la mission de cette entité ne couvre pas les accidents en mer ou dans les étendues d’eau douce qui nécessitent des matériels et des techniques spéciaux. Le sauvetage en lac ou en mer requiert des formations spéciales, avec des entraînements spéciaux. Le choix du Cpc vient du fait qu’auparavant, ce corps a collaboré avec l’Aéroport de Madagascar (Adema).
Rivo S.

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