Publié dans Economie

Agriculture et élevage - Trouver des initiatives pour développer le Sud

Publié le dimanche, 12 novembre 2017

Incompatibilité. Nombreuses sont les régions de la Grande île qui font encore face à une insécurité alimentaire alors qu’elles regorgent des grandes potentialités inexploitées. Pour y remédier, des recherches axées sur le développement durable dans le grand Sud ont été réalisées par le Centre national de recherche appliquée au développement (Fofifa). Toutefois, pour mener à bien ces recherches et afin d’obtenir des résultats tout à fait palpables, le Fofifa a travaillé en collaboration avec les différentes entités concernées à savoir l’Ecole supérieure des sciences agronomiques (Essa), l’Agence nationale de contrôle officiel des semences et plants (Ancos), le Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad) ainsi que le Gret, le professionnel du développement solidaire et le Centre technique d’agro écologie du Sud (Ctas). Effectivement, toutes ces entités sont concernées, de près ou de loin, et doivent trouver les solutions qui conviennent à l’amélioration de l’agriculture et de l’élevage qui permettra l’éradication de l’insécurité alimentaire et le développement de l’économie locale.

 

Par conséquent, le Fofifa et le Gret ont alors organisé un atelier de restitution des initiatives mises en place, jeudi dernier, à Ampandrianomby. Cet atelier a permis, à tous ceux qui ont contribué, de partager leurs réalisations mais également de présenter toutes les actions menées cadrant dans le secteur semencier et de définir les normes régionales adaptées aux normes agro-écologiques du Sud. Les chercheurs ont, en effet, enregistré plus d’une quarantaine de variétés de semences correspondant aux conditions climatiques et autres du Sud de l’île. Ces semences ont donc été diffusées auprès de la population locale pour qu’elle puisse les exploiter. Par conséquent, les participants ont constaté qu’il y a une liaison indéniable entre l’agriculture et l’alimentation et qu’il faut développer l’agriculture familiale durable qui contribuera à l’augmentation de la production agricole. En ce qui concerne l’élevage, du progrès a été enregistré, notamment au niveau de l’alimentation et de la santé des animaux.

Il faut préciser que ces initiatives de développement du Sud de Madagascar ont été exécutées grâce au partenariat avec les grandes institutions internationales : l’Union européenne, la coopération allemande (Giz), le Catholic relief services (Crs) mais également l’Organisation mondiale de l’agriculture et de l’alimentation (Fao) et les Agronomes et les vétérinaires sans frontières. 

Propos recueillis par Rova R. 

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Editorial

  • Nuisible réseau
    Contre-productif. Le réseau de la filière « riz » va à l’encontre de la saine production de cet aliment de base des 24 millions de Malagasy dans le pays. Au lieu de jouer le rôle de levier à la croissance, il fait obstacle. La population souffre, de manière chronique, de l’insuffisance de ce produit vital pour la consommation quotidienne. Le « kapoaka » ou le kilo s’achète à prix d’or sur le marché.

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