Publié dans Economie

Exploitation des énergies renouvelables - Les Français optent pour les partenariats locaux

Publié le lundi, 13 novembre 2017

« Nous n’allons pas créer des industries d’exploitation et de production d’électricité à Madagascar. Nous opterons plutôt pour le développement local, en privilégiant les partenaires locaux ». Cyril Carabot, secrétaire général du Syndicat français des énergies renouvelables, l’a précisé lors de l’ouverture du séminaire sur ce thème, jeudi dernier à Ankorondrano.

Des dizaines de chefs d’entreprise, d’investisseurs et de spécialistes dans le domaine des énergies renouvelables ont partagé leurs acquis et expériences aux techniciens et représentants ministériels malagasy pendant les 2 jours de rencontre. « Le co-développement et la création de richesses locales seront nos priorités. C’est pour cela que les entreprises françaises se sont mobilisées en masse pour chercher des partenaires locaux. Nous sommes disposés à nous investir et à apporter notre expertise pour améliorer ce secteur », ajoute notre source. En fait, les énergies renouvelables sont encore peu exploitées dans la Grande île, alors que nous disposons de diverses opportunités, notamment dans les secteurs du solaire, de l’énergie éolienne et de la biomasse. Au niveau mondial, les prix du solaire et de l’éolienne s’avèrent largement compétitifs par rapport au fuel importé. Leur exploitation va non seulement accroître la compétitivité mais surtout diminuer la subvention.
Le ministre malagasy de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures reste positif quant à l’obtention de contrats de financement sur l’approvisionnement en électricité, à partir des énergies renouvelables, à l’issue des 2 jours de séminaire.
« L’exploitation suivra les normes internationales afin que chaque famille puisseavoir accès à l’électricité, à un prix compétitif. Divers pays africains utilisent actuellement le système « pay and go », lequel consiste à fournir de l’électricité à partir de l’énergie solaire selon les moyens des ménages. Ces derniers pourront limiter leur consommation selon leurs budgets », avance le ministre de tutelle.
Par ailleurs, la Jirama à travers son directeur général se dit ouvert à toute collaboration, voire à toute concurrence, afin d’améliorer l’approvisionnement en électricité à Madagascar. D’après ce premier responsable, Olivier Jaomiary, 116 localités sont en ce moment couvertes par la Jirama, d’où l’importance de la concurrence. D’ailleurs, les opportunités d’affaires pour la mise en place de centrales de production sont nombreuses. Toutefois, l’exploitation et la distribution d’électricité requièrent au préalable une autorisation, selon les lois en vigueur. Dans tous les cas, ce séminaire constitue une occasion d’encourager ces investisseurs français à financer les projets d’approvisionnement en électricité. Chacun de ces projets, incluant des installations durables, va durer 20 à 25 ans, ce qui entraîne une création conséquente d’emplois locaux.
Recueillis par Patricia Ramavonirina

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Présidence de la République - Démission de Hery Rajaonarimampianina dans dix mois
  • Souffrances de la population malagasy - Le Parlement européen fait mieux que le nôtre
  • Violences policières à Antsakabary - La vidéo remise en mains propres à la Police
  • Séjour irrégulier au pays - Expulsion confirmée des 12 Pakistanais
  • Propagande présidentielle 2018 - Départ avant l'heure de Hery Rajaonarimampianina
  • Port de Toamasina - La société Mictsl dicte sa loi
  • Corruption au Tribunal d'Anosy - Deux greffiers placés sous mandat de dépôt
  • Villa Elisabeth - Le contractant avec l'Etat, un escroc !
  • Critiques tous azimuts - Le pouvoir Rajaonarimampianina se fait tirer les oreilles
  • Moramanga - Un Français expulse 3 600 Malagasy de leurs terres

La Une

Editorial

  • Nuisible réseau
    Contre-productif. Le réseau de la filière « riz » va à l’encontre de la saine production de cet aliment de base des 24 millions de Malagasy dans le pays. Au lieu de jouer le rôle de levier à la croissance, il fait obstacle. La population souffre, de manière chronique, de l’insuffisance de ce produit vital pour la consommation quotidienne. Le « kapoaka » ou le kilo s’achète à prix d’or sur le marché.

A bout portant

AutoDiff