Publié dans Economie

Girofle - De la plantation à l’exportation

Publié le mardi, 14 novembre 2017

Le girofle, comme la vanille, compte parmi les produits d’exportation. C’est une matière première utilisée dans de nombreux domaines, comme la médecine, particulièrement dans la dentisterie pour ses vertus antiseptiques et anesthésiques, mais également la cuisine pour parfumer les différents plats. C’est aussi un produit très demandé, notamment sur le marché international, toutefois, les producteurs sont peu nombreux. Et Madagascar compte parmi eux. Il occupe même la seconde place avec une production annuelle d’environ  15 000 tonnes. Le système de production de la Grande île s’effectue à la chaîne incluant les paysans agriculteurs, les collecteurs, les exportateurs ainsi que les transformateurs. La majorité des exportateurs associent l’exploitation du girofle avec d’autres produits comme la vanille ou encore le café, c’est le cas de l’Arcadie ou encore du Jacaranda. 

 

Plus de 93 millions de dollars de revenus annuels

Contrairement à la vanille, les exportateurs exclusifs de girofle sont vraiment rares. La majorité associe le girofle avec d’autres produits comme le poivre, le café et bien d’autres produits d’exportation. Le système d’exploitation du girofle n’a donc pas la même envergure que celui de la vanille, toutefois il a les mêmes bases ayant recours à 3 piliers fondamentaux à savoir les paysans agriculteurs, les collecteurs ainsi que les exportateurs. Dans d’autres cas, un quatrième pilier vient s’ajouter au système : le transformateur, pour ceux qui procèdent eux-mêmes à la transformation des matières premières.  Néanmoins, le girofle rapporte à peu près les mêmes revenus que la vanille avec respectivement plus de 93 millions et près de 100 millions de dollars. La filière est donc pourvoyeur de devises surtout que Madagascar est le second producteur mondial et le premier exportateur de clous et d’essence de girofle.  La potentialité du girofle en matière de devises dépasse même celle de la vanille s’il est exploité à bon escient.

Actuellement, pour subvenir à la production annuelle, la Grande île compte plus de 30 000 producteurs. Des producteurs auprès desquels les collecteurs et les exportateurs vont s’approvisionner. La zone de production se localise particulièrement sur la côte Est de Madagascar dans les Régions comme Analanjirofo ou encore Vatovavy Fitovinany. En ce qui concerne les zones d’exportation, pour les clous de girofle par exemple, ils sont surtout exportés vers l’Inde et le Singapour.

Trimeta Agro Food : une industrie rentable

Trimeta Agro Food est une entreprise malagasy créée durant les années 90 sous le nom de Vanille Mad. C’est bien plus tard après  que cette branche du Groupe Trimeta a pris son nom actuel. Aujourd’hui, elle emploie plus de 700 personnes qui se répartissent sur 3 sites se localisant à Sambava, Toamasina ainsi qu’Antananarivo. Ses activités se concentrent surtout sur la vanille, le girofle, le poivre et la baie rose. Des produits qui sont particulièrement dédiés à l’exportation. Le travail de cette industrie va de la collecte en passant par la préparation et le conditionnement avant d’aboutir à l’exportation. Avec un savoir-faire et des années d’expérience, elle offre des produits avec un arôme singulier à ses clients. Les responsables ont précisé que « nos  produits sont conformes aux plus sévères normes de qualité en vigueur ». Ils ont aussi ajouté que « c’est notre technologie de production, très avancée, qui assure des produits de grande qualité. » De ce fait, les travailleurs procèdent alors à de sévères contrôles de qualité depuis la culture jusqu’à l'exportation, en respectant chaque étape de vérification avec soin. Tout cela dans le but d’offrir le meilleur pour  satisfaire sa clientèle. 

La majorité des produits de Trimeta Agro Food sont exclusivement destinés à l’industrie alimentaire et aux produits cosmétiques. Et ils sont principalement exportés vers les Etats-Unis d'Amérique, l’Europe et même certains pays d’Asie tels que l’Indonésie, l’Inde ou encore  le Singapour et le Japon. Il faut préciser que l’entreprise travaille avec de nombreux groupements de paysans et collecteurs locaux, en ce qui concerne l’achat et la préparation des produits. Elle est également en relation avec de nombreux acteurs du marché international. Le girofle produit respecte donc toutes les normes imposées par le marché international, surtout que Trimeta Agro Food travaille pour assurer le goût et l’arôme recherchés par le consommateur ou l’utilisateur final.  

Propos recueillis par Rova R.

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Editorial

  • Nuisible réseau
    Contre-productif. Le réseau de la filière « riz » va à l’encontre de la saine production de cet aliment de base des 24 millions de Malagasy dans le pays. Au lieu de jouer le rôle de levier à la croissance, il fait obstacle. La population souffre, de manière chronique, de l’insuffisance de ce produit vital pour la consommation quotidienne. Le « kapoaka » ou le kilo s’achète à prix d’or sur le marché.

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