Publié dans Economie

Inflation - Des difficultés à tous les niveaux

Publié le lundi, 20 novembre 2017

Le pouvoir d’achat des Malagasy diminue de plus en plus. Actuellement, le prix de tous les produits, surtout les denrées alimentaires, ne cesse d’augmenter. Et cette inflation généralisée pèse particulièrement sur tout le monde que ce soient les consommateurs, les revendeurs, ou encore les restaurateurs et les traiteurs. Effectivement, à titre d’exemple, pour une mère de famille qui avait auparavant l’habitude d’acheter un kilo de viande par jour, elle doit réduire de moitié cet achat parce que le coût de ce produit n’entre plus dans son budget quotidien. Et il y a même des gens qui ont supprimé la viande de leur menu, tellement c’est dispendieux.

« Nous ne mangeons plus de viande qu’occasionnellement. Maintenant, nous n’avons plus les moyens d’en acheter tous les jours. Aux rares occasions que nous en achetons, nous prenons seulement 125 g de viande, juste une ration pour toute la famille. C’est devenu un simple symbole », témoigne un père de famille.
Pour les restaurateurs, certains ont dû revoir le prix de leur menu afin d’éviter les pertes. « Il est vrai que les clients deviennent réticents. Toutefois, nous essayons de leur faire comprendre que la montée des prix au niveau des marchés impacte énormément le coût du travail. Ainsi, si les prix augmentent, nous devons forcément augmenter les nôtres afin de garantir la qualité de nos produits et de nos services », affirme un restaurateur opérant dans le centre-ville. Il a aussi ajouté : « Le prix minimal de notre plat est passé de 4 000 à 5 000 ariary ce mois-ci », soit une hausse de plus de 20 %. Une augmentation exhaustive qui fait reculer les clients ayant des budgets prédéfinis.
Toutefois, il y a ceux qui choisissent une autre option pour éviter de faire fuir la clientèle tout en réduisant les pertes. Pour Odile, traiteur indépendant, le choix s’est tourné vers le « chômage technique ». « Avec les prix qui ne cessent d’augmenter, pour éviter de revoir le tarif de mes offres, j’ai préféré réduire les effectifs du personnel afin de réduire mes dépenses. D’habitude, pour réaliser un cocktail pour 150 personnes, je fais appel à 4 personnes. Et bien dernièrement, je n’en emploie plus que 2 ». Cette option est peut-être plus rentable, mais malheureusement elle génère le licenciement de travailleurs qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts pour subvenir aux besoins de leur famille.
Chaque petite entreprise essaie de survivre face à cette inflation incessante. De toute évidence, ce phénomène a des répercussions socio-économiques négatives comme l’augmentation du taux de chômage ou encore la diminution des produits vendus. A ce stade, si rien n’évolue, l’économie locale et la situation financière de la population vont encore se dégrader.
Rova R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Andry Rajoelina contre l’insécurité - L’arrêt de l’exportation bovine en perspective
  • Région Menabe - La mafia des bois précieux fait parler d’elle
  • Atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat - Pety Rakotoniaina de nouveau en prison
  • Election présidentielle - Narson Rafidimanana et 150 maires séduits par le programme de Rajoelina
  • Déstabilisation et manœuvres de coup d'Etat - Des mains étrangères au cœur des soupçons
  • Conseil du Fampihavanana Malagasy - Perte de crédibilité confirmée !
  • Permis et carte grise biométriques - Accusés, levez-vous !
  • Antoko Repoblikanina - Le dernier- né des partis politiques à Madagascar
  • Mbola Rajaonah, le pestiféré - Sur les traces de Claudine Razaimamonjy
  • Trafic de bois précieux au Vakinankaratra - Deux femmes proches de Rajaonarimampianina dans le coup

La Une

Editorial

  • HVM, que reste-t-il ?
    Alors que toutes les formations politiques, du moins celles dignes de leur stature, resserrent les rangs pour affronter la course en vue de la magistrature suprême, le parti du Président démissionnaire Hery Rajaonarimampianina s’effrite. Le parti au pouvoir va en ordre dispersé.  Les démissions se succèdent. Une défection cache une autre ! A ce rythme, le parti présidentiel, une formation politique, sûre de sa puissance, à  l’époque, et qui défiait avec un certain orgueil et d’une fierté, mal placée, les autres serait d’ici peu une carcasse d’ossements, sans âme, ni corps,  l’ombre de lui-même ! Les « départs définitifs » se poursuivent. Et la liste n’est pas exhaustive !

A bout portant

AutoDiff