Publié dans Economie

Tourisme - Le secteur évolue avec fragilité

Publié le lundi, 04 décembre 2017

A fleur de peau. Le secteur touristique compte parmi les secteurs les plus sensibles du monde économique. Un rien peut le faire basculer, et ce dans tous les domaines que ce soient sociaux, politiques ou encore économiques. Pour Madagascar, ce secteur est toujours sanctionné au moindre évènement étant donné que les touristes sont extrêmement prudents. La dernière en date qui l’a touché est le problème sanitaire concernant la peste. Effectivement, la majorité des  touristes ayant choisi Madagascar comme destination ont rebroussé chemin et d’autres ont trouvé des moyens pour ne pas passer par les villes touchées comme la Capitale. 

 

« En un mois, nous avons enchainé des reports et annulations en raison de l’épidémie de peste parce que nos clients redoutent d’attraper cette fameuse maladie. Donc, soit ils nous demandent de leur trouver de nouvelles dates, soit ils sollicitent à ne pas passer par Antananarivo mais directement pour Nosy Be ou pour Sainte-Marie selon leurs envies. Ces changements ont engendré des dépenses mais également beaucoup de stress », affirme la responsable d’une agence de voyages située dans la Capitale. Mais aujourd’hui, les touristes reviennent petit à petit. Des restrictions ont même été levées comme aux Seychelles où les vols reliant ce pays  à la Grande île ont déjà été retablis. 

Mis à part sa fragilité, le secteur touristique peine aussi à se développer à cause du manque d’investissements. Le tourisme pourrait, en effet, être une vraie source de devises et de revenus pour les acteurs et les professionnels du secteur. En plus, il touche plusieurs acteurs économiques comme les établissements hôtelliers, les restaurants, les agences de voyages, les compagnies aériennes, les guides touristiques mais également les sites touristiques et les artisans. Ainsi, un certain investissement serait nécessaire pour que le secteur puisse se développer activement. Toutefois, le bugdet alloué au secteur touristique reste encore aujourd’hui à 35 000 euros contre 150 000 euros pour l’île Maurice, une somme issue des vignettes touristiques. Par conséquent, le secteur touristique  malgache a vraiment besoin d’un coup de pouce pour pouvoir s’épanouir.

 

Propos recueillis par  Rova R.

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Editorial

  • L'ingérable
    La Grande île échapperait-elle à tout contrôle ? Les dirigeants, maîtres de ce régime, ne parviendraient-ils pas à maîtriser la gestion des affaires nationales ? Tout porte à croire que le pays est sens dessus dessous ! Une cacophonie d'indiscipline et de cafouillage où tout semble, apparemment, permis.

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