Publié dans Economie

Exploitation aurifère - Fermeture d’une société chinoise

Publié le lundi, 08 janvier 2018

Une grande nuisance. Le 30 décembre dernier, la Police des mines a procédé à la fermeture du site d’exploitation de la société chinoise Mac Lai Sime Gianna (M.L.S.G) située à Vohilava, dans le District de Mananjary. Cette exploitation a été dénoncée depuis 2016 par les associations communautaires comme le Craad-Oi ou le Centre de Recherche et d’Appui pour les Alternatives de Développement – Océan Indien ainsi que les membres de l’Observatoire Indépendant des Droits Economiques, Sociaux et Culturels à Madagascar (Oidescm).

Des opérations non règlementaires ont été évoquées quant à la raison de cette fermeture. Et ces opérations ont eu des effets plus que catastrophiques sur l’environnement, la santé ainsi que sur les moyens d’existence de la population locale. Les défenseurs de l’environnement se sont alors investis afin de faire cesser l’activité de cette entreprise. Ils ont même reçu des appuis extérieurs venant du Comité catholique contre la faim et pour le développement (Ccfd-Terre Solidaire) et Amnesty France.
Il faut noter que cette mesure a été prise suite à des manifestations populaires de protestation qui se sont enchainées depuis plusieurs semaines. Malgré les représailles à l’encontre des défenseurs des droits des communautés riveraines et de l’environnement avec l’arrestation de Raleva, ils n’ont pas cessé leur lutte et ont fini par obtenir gain de cause. Satisfait de cette décision, le Craad-Oi a affirmé dans son communiqué : « Nous sommes résolus à apporter notre contribution afin que cette victoire contre l’exploitation destructrice de nos ressources naturelles, l’injustice et la corruption ouvre la voie vers la restauration d’un Etat de droit qui puisse assurer une meilleure régulation des entreprises du secteur extractif, en commençant par prendre les mesures de sanction qui s’imposent à l’égard de la société Mac Lai Sime Gianna ».
Actuellement, on peut encore dire que le secteur minier malagasy est loin de suivre les réglementations. Pourtant, une exploitation aurifère de ce genre serait plus bénéfique pour l’économie malagasy à condition de suivre les normes environnementales. D’un autre côté, la majorité des produits miniers sont exportés à l’état brut, ce qui diminue la valeur ajoutée. Il faut donc adopter une meilleure manœuvre d’exploitation comme l’a affirmé le directeur général de l’Institut de gemmologie de Madagascar : « il ne faut pas simplement exploiter les produits miniers, il faut également les transformer », lors du concours de taillage de pierres.
Recueillis par Rova R.

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