Publié dans Economie

Croissance économique 2018 - Le pessimisme, toujours d’actualité

Publié le mercredi, 10 janvier 2018

Pour  cette année, le Fonds monétaire international (Fmi) prévoit une croissance de 5,8 % de l’économie malagasy, un chiffre qui n’inspire pas du tout l’optimisme de la population. On se souvient qu’en 2017, la croissance économique de Madagascar était de 4,3 %, un chiffre positif selon le Fmi puisque ce taux a augmenté par rapport à celui de 2016. A cet effet, les dirigeants étatiques se sont vantés d’avoir sorti de nombreux Malagasy de l’extrême pauvreté.

Sauf que dans la réalité, la majorité de la population n’a pas du tout ressenti les impacts de cette soi-disant croissance.  Le scénario le plus plausible serait alors que ceux qui sont « sortis de la pauvreté » ne sont nuls autres que les hauts dirigeants, eux qui se sont enrichis, au détriment du peuple qu’ils sont censés servir.
Leçon retenue. Déjà que l’année dernière, de nombreux Malagasy avaient du mal à survivre, ce n’est nullement une prévision de croissance économique de 5,8 % qui va changer le concept du « vivre au jour le jour » ou plutôt du « survivre au jour le jour », en cette nouvelle année. Et les dégâts laissés par le passage d’Ava,  le  premier cyclone de 2018, n’arrangent aucunement la situation. On a entre autres constaté qu’Ava n’a pas épargné le secteur de l’agriculture, lequel assure une bonne partie du Produit intérieur brut (Pib) national. Des hectares de rizières ont été inondées, ce qui a poussé les agriculteurs à faire une récolte précoce de ce qui restait à sauver. Les agriculteurs qui ont encore un peu de moyens financiers comptent d’ailleurs pratiquer une culture de contre-saison, en espérant que cela comblera une partie des pertes engendrées par Ava.
Côté inflation, pas de bonnes nouvelles en vue. Si les impacts de cette dernière se faisaient déjà  sentir ces derniers mois, le passage d’Ava a empiré les choses. La dégradation des routes nationales ont fait que l’approvisionnement de plusieurs Régions, en produits de première nécessité (Ppn), est assez difficile. Ce qui entraîne inévitablement vers une hausse de prix des denrées en question. Pour couronner le tout, le taux d’inflation pourrait atteindre 8 % cette année. Autant dire que le pire reste à venir !
Recueillis par Marinà R.

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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