Publié dans Economie

Ylang-ylang - Plus des 25 % de la production mondiale à Madagascar

Publié le dimanche, 04 février 2018

Tout comme pour la vanille et le girofle, l’ylang-ylang est une plante d’exportation de grande valeur. Considérée comme la fleur des fleurs, elle possède des propriétés particulières indispensables en parfumerie. Pour Madagascar, la région de production se localise particulièrement dans l’île de Nosy-Be où des hectares de plantations s’étendent. Parmi les exploitants se retrouvent la Société de produits à parfum de Madagascar (Sppm) qui fournit plus d’un quart de la production mondiale d’ylang-ylang.

Et depuis plus de 20 ans, elle fournit même les grandes maisons de luxe comme Dior ou encore Channel. Pour cause, les produits fournis par la Sppm sont de qualité et suivent les normes requises par le marché international sans oublier la contribution sociale apportée par cette entreprise dans le développement local. En ce qui concerne la récolte par exemple, la société emploie 80 femmes pour récolter les fleurs dès l’aube. Ainsi, elles seront payées quotidiennement selon la quantité de leurs récoltes. Pour 10 kg de fleurs, elles recevront 10 euros soit plus de 40 000 ariary.  Ces fleurs seront alors traitées pour en extraire leur huile. Une huile qui sera ensuite distillée avant d’être exportée vers l’Europe pour être travaillée et être enfin livrée aux parfumeurs. Cette huile d’ylang-ylang permettra alors aux parfumeurs de composer leur parfum à l’exemple du Channel n°5. Aujourd’hui, la Sppm distille plus d’une dizaine de litres par jour pour assurer sa production.
A cet effet, Madagascar est donc une terre très riche sauf que la population ne sait pas ou n’a pas les moyens d’exploiter à bon escient cette richesse. Le développement des cultures d’exportation est un marché très prometteur plus particulièrement dans le cadre où la Grande île occupe une place prépondérante au sein du marché que ce soit celui de la vanille, du  girofle ou de l’ylang-ylang. Cette place peut même s’étendre vers le cacao étant donné que le cacao de l’île rouge est classé parmi les meilleurs du monde. Toutefois, le problème est encore centré sur la formalisation du secteur concerné qui occupe plus de 80% de la population active malagasy.
Recueillis par Rova R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Andry Rajoelina contre l’insécurité - L’arrêt de l’exportation bovine en perspective
  • Région Menabe - La mafia des bois précieux fait parler d’elle
  • Atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat - Pety Rakotoniaina de nouveau en prison
  • Election présidentielle - Narson Rafidimanana et 150 maires séduits par le programme de Rajoelina
  • Déstabilisation et manœuvres de coup d'Etat - Des mains étrangères au cœur des soupçons
  • Conseil du Fampihavanana Malagasy - Perte de crédibilité confirmée !
  • Permis et carte grise biométriques - Accusés, levez-vous !
  • Antoko Repoblikanina - Le dernier- né des partis politiques à Madagascar
  • Mbola Rajaonah, le pestiféré - Sur les traces de Claudine Razaimamonjy
  • Trafic de bois précieux au Vakinankaratra - Deux femmes proches de Rajaonarimampianina dans le coup

La Une

Editorial

  • HVM, que reste-t-il ?
    Alors que toutes les formations politiques, du moins celles dignes de leur stature, resserrent les rangs pour affronter la course en vue de la magistrature suprême, le parti du Président démissionnaire Hery Rajaonarimampianina s’effrite. Le parti au pouvoir va en ordre dispersé.  Les démissions se succèdent. Une défection cache une autre ! A ce rythme, le parti présidentiel, une formation politique, sûre de sa puissance, à  l’époque, et qui défiait avec un certain orgueil et d’une fierté, mal placée, les autres serait d’ici peu une carcasse d’ossements, sans âme, ni corps,  l’ombre de lui-même ! Les « départs définitifs » se poursuivent. Et la liste n’est pas exhaustive !

A bout portant

AutoDiff