Publié dans Economie

Braconnage de lémuriens - Démantelez tout le réseau !

Publié le mercredi, 07 mars 2018

Les lémuriens font la renommée de Madagascar. Ils constituent alors une grande richesse pour le pays, plus particulièrement dans le secteur touristique où de nombreux touristes font le détour expressément pour les voir dans leur habitat naturel et non en captivité. Pourtant, actuellement, ces espèces sont de plus en plus menacées. Pas plus tard que la semaine dernière, des braconniers ont tué 10 « Babakoto » et un « Simpona » dans la fôret d'Iaroka à Antavolobe, dans la zone protégée d'Andasibe. Parmi ces braconniers, un seul a été capturé et les deux autres se sont enfuis. Face à cela, les autorités redoublent de prudence afin de sauvegarder ces espèces qui risquent de disparaître. «  Toutefois, l'initiative la plus efficace serait de démanteler tout le réseau », affirme le Professeur Jaonary Ratsimbazafy.  Il continue ses explications en affirmant que «  si ces braconniers se risquent à chasser ces animaux, c'est parce qu'il y a des acheteurs qui les prennent à prix d'or pour les servir ensuite dans leurs restaurants. Il faut donc remonter à ces restaurants qui servent des lémuriens et y appliquer les lois en vigueur pour stopper tout le trafic ». D'après les propos du Professeur, un restaurant dans le Nord de la Grande île a déjà été pris sur le fait avec plus de 70 viandes de lémuriens mais jusqu'à aujourd'hui, il n'a pas encore été fermé par les autorités compétentes. Il ne faut donc pas s'étonner que ce braconnage de lémuriens continue.

 

Les lémuriens également menacés par la déforestation

Le braconnage n'est pas la seule menace qui pèse sur les lémuriens de Madagascar. Il y a aussi la déforestation. Effectivement, le pays ne dispose plus que 10 % de ses forêts initiales aujourd'hui. Au train où vont les choses, d'ici 20 ans, ces forêts peuvent toutes disparaître et les lémuriens avec, étant donné que la forêt est leur habitat naturel. C'est pour cette raison que les principaux efforts des parties concernées sont orientés vers la conservation des forêts restantes ainsi qu'à la reforestation intensive pour permettre aux lémuriens d'avoir un peu plus d'espaces pour se reproduire.  « Il faut vraiment que nous prenions des initiatives afin de préserver notre patrimoine environnemental, sinon ce seront les défenseurs de l'environnement venant de l'étranger qui le feront. Or, ce n'est pas du tout ce que nous voulons », a affirmé le Professeur Jaonary Ratsimbazafy. La sensibilisation des citoyens à la protection de l'environnement est également une étape cruciale dans la sauvegarde du patrimoine, mais une grande partie de la population malagasy n'en est pas encore tout à fait convaincue. 

Rova R.

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  • Essai transformé !
    Les cent jours de la « période d’essai » de Ntsay Christian touchèrent à leur fin ce vendredi 14 septembre 2018. Nommé le 14 juin 2018, exactement trois mois et dix jours, le nouveau locataire de Mahazoarivo tenait d’une main de fer la barre du pays. Il est d’usage comme dans toute entreprise digne de l’être d’accorder un temps d’essai à un employé ou cadre nouvellement recruté au terme duquel la Direction se réserve le droit d’apprécier à sa juste valeur la nouvelle recrue pour une confirmation ou pour un simple rejet.

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