Publié dans Economie

Environnement - Restaurer plus de 4 millions d’hectares de forêts

Publié le dimanche, 11 mars 2018

Lutte contre le changement climatique. A travers l’AFR100 ou l’Initiative pour la restauration des forêts et des paysages forestiers dans le continent, l’Afrique s’est engagé à restaurer pas moins de 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030. Et Madagascar fait partie des 28 pays qui se sont engagés dans cette initiative. Le pays se lance donc comme défi de restaurer 4 millions d’hectares de forêts avant 2030. Effectivement, comme plus de 46 % de sa superficie ont été dégradés par la déforestation et les feux de brousse, la Grande île dispose d’une forte potentialité de restauration. Le concept étant de transformer les zones dégradées et déboisées en un écosystème plus résilient mais également multifonctionnel, avec des impacts bénéfiques sur l’économie locale mais également nationale.


Au cours des deux dernières années, les secteurs touchés comme l’environnement, l’agriculture ou encore l’eau et l’énergie ont alors collaboré afin d’assurer l’engagement du pays dans cette initiative. La « Stratégie nationale sur la restauration des paysages forestiers et des infrastructures vertes » a alors été initiée avec l’appui du programme PAGE (Programme d’appui à la gestion de l’environnement) issu du projet de la coopération allemande pour l’environnement (GIZ). Une stratégie qui a permis la localisation des paysages prioritaires pour la restauration et le maintien des différents écosystèmes de Madagascar. Ils s’évaluent à plus de 11 millions d’hectares. Mais pour le moment, avec les 4 millions d’hectares comme objectifs, les acteurs prioriseront les unités de bassins qui vont répondre aux besoins urgents du pays en matière de développement durable. Dans l’aboutissement de cette initiative, les parties prenantes ont alors organisé, le 7 mars dernier, à l’hôtel Ibis Ankorondrano, un atelier afin de présenter les paysages privilégiés mais également les divers secteurs ministériels, les partenaires techniques ainsi que financiers, sans oublier les bailleurs de fonds. Par la suite, les actions vont s’accentuer vers les efforts que chaque partie concernée devra fournir dans la réalisation de cette stratégie relative à la restauration des fonctionnalités et des services de nos écosystèmes, afin de préserver notre bien-être et celui des générations futures.
Recueillis par Rova R.

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