Publié dans Economie

Environnement - Ambohitantely, la dernière forêt dense des hautes-terres centrales

Publié le lundi, 09 avril 2018

Ravagées par les feux de brousse, les forêts deviennent de plus en plus rares sur les hautes- terres centrales. Les habitants les brûlent en effet pour fabriquer du charbon, mais également pour rendre la terre plus fertile. Et aujourd’hui, Ambohitantely reste la dernière forêt qui est encore dense dans la Région d’Analamanga, dans le District d’Ankazobe. Ambohitantely est ainsi devenue une réserve spéciale afin de donner l’opportunité aux défenseurs de l’environnement de la préserver.

La réserve spéciale d’Ambohitantely joue aujourd’hui un grand rôle dans la Région : celui de conservation. Les forêts de cette aire protégée abrite de nombreuses espèces animales mais également végétales, soit 3 espèces de lémuriens, 17 espèces de reptiles et 50 espèces d’oiseaux avec un degré de diversité et d’endémisme important. Les scientifiques ont recensé, parmi toute cette faune, 2 espèces que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde. Il faut donc préserver leur habitat naturel pour pouvoir les protéger. Cette réserve a également un rôle écologique. Avec un réseau hydrographique dense, elle détient la fonction de réservoir d’eau alimentant les affluents des fleuves d’Ikopa et de Betsiboka.
5 600 ha de superficie
Il faut préciser que cette réserve se trouve à exactement 140km de la Capitale en empruntant la route nationale n°4. Ambohitantely a une superficie de 5 600 ha dont 1 300 ha représentent les vestiges des forêts naturelles. Elle est autant un site de recherche pour les chercheurs et les étudiants qu’un site touristique pour les touristes et les classes vertes. La réserve spéciale d’Ambohitantely enregistre plus de 500 visiteurs par an qui sont essentiellement des nationaux. « Ce sont surtout les écoles qui viennent faire des sorties et des classes vertes dans la Région. L’objectif est de permettre aux jeunes de découvrir les richesses de notre pays qu’il faut préserver », explique le directeur de la réserve. Cette réserve dispose ainsi de plusieurs circuits permettant d’admirer toute sa splendeur.
Générateur d’emplois
La mise en place de la réserve d’Ambohitantely a également permis de générer des emplois pour la population locale et d’entraîner ainsi l’amélioration de ses conditions de vie. Pour Rakotosoa Lomy, premier responsable de la pépinière, « la présence de la réserve m’a permis d’avoir un revenu plus stable. En 18 ans de travail au sein de cette réserve, j’ai reçu de nombreuses formations, par exemple sur la création d’une pépinière. Ce qui m’a permis de m’appliquer dans mon travail et d’améliorer mes propres plantations afin d’obtenir de  meilleures récoltes ». Et il n’est pas le seul à travailler ainsi. Plus d’une trentaine d’hommes contribuent activement à la préservation des forêts d’Ambohitantely. Et la Direction de la réserve essaie également d’apporter sa contribution avec la construction et la réhabilitation d’écoles et de centres médico-sociaux.
1 000 pieds de « Tsitohavina » plantés
L’organisme Madagascar national  Parks (MNP), l’actuel gestionnaire de la réserve, a établi un partenariat avec l’opérateur Orange Madagascar dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises. Le MNP veut effectivement faire contribuer les opérateurs de télécommunication afin d’améliorer la préservation et la gestion des aires protégées dans tout Madagascar. « Les touristes se plaignent de ne pas avoir du réseau dans les différents sites qu’ils visitent, ce qui les empêche de communiquer avec leurs proches ou encore avec leur agence de voyages. Et c’est pour y remédier que nous avons entamé ce partenariat avec Orange Madagascar », explique Guy Suzon Ramangason, directeur général du MNP. 1 000 pieds de « Tsitohavina » ont ainsi été plantés durant la journée du 6 avril dernier, et cela afin de sceller cette nouvelle collaboration mais aussi dans le cadre de la reforestation d’Ambohitantely.  
Rova R.

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Editorial

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    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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