Publié dans Economie

Culture de rente - La vanille de Madagascar en détresse

Publié le mardi, 17 avril 2018

Il fallait s'y attendre. La vanille de Madagascar perd petit à petit sa valeur sur le marché international. Les importateurs commencent en effet à se lasser de la mauvaise qualité de ce produit phare de la Grande île. Ainsi, à cause des conditions climatiques et de l'insécurité permanente régnant dans les zones de production qui perturbent nettement la production, cette denrée finit par ne plus correspondre aux besoins des pays importateurs, notamment en termes de quantité que de qualité.

D'après les propos de Mamy Razakarivony, président du Groupement des exportateurs de la vanille de Madagascar (GEVM), recueillis par la presse en ligne « L'actualité », les débouchés des exportateurs diminuent vraiment à vu d'œil ces derniers temps. Cette tournure résulte également de l'émergence de la vanille synthétique. Sur le rapport qualité-prix, cette dernière se met particulièrement en avant étant donné qu'elle revient considérablement moins chère que la vanille dite traditionnelle, alors que le taux de vanilline définissant la qualité du produit peut être défini. Bon nombre d'exportateurs finissent ainsi par choisir la vanille synthétique. Les différents producteurs de vanille du monde entier commencent aussi à émerger, comme ceux de la vanille sous serre en Hollande avec « Nethervanilla », pour venir à bout des besoins en vanille du monde entier. Dans cette serre, des scientifiques ont réussi à reproduire toutes les conditions nécessaires à la culture de cette denrée et produire ainsi de la vanille de très bonne qualité.
La vanille de Madagascar est donc aujourd'hui en détresse. Et si des mesures effectives ne sont pas prises pour améliorer cette filière, le pays risque de perdre sa première place sur le marché international.
Recueillis par Rova R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Compte rendu à l’Hôtel de Ville - Les députés du Tim et du Mapar rassurent
  • Départ inopiné du pays - Rajaonarimampianina aurait-il « lâché » ses partisans
  • Conjoncture politique - Les épouses de gendarmes supplient leurs maris !
  • Lois électorales et dérives démocratiques - Les députés opposants s'en remettent à la Communauté internationale
  • Hery Rajaonarimampianina - Départ en catimini à l'extérieur ?
  • Menaces contre des députés Tim-Mapar - Plainte de réserve contre le préfet et des gros bras
  • Syndicat des artistes - Halte aux abus des autorités !
  • Privation de discours à Vohipeno - La colère très mal placée de Hery Rajaonarimampianina
  • Déplacements de Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina - Le régime aux abois
  • Manifestations publiques interdites - Les catholiques font de la résistance

Editorial

  • Bataille rangée
    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

A bout portant

AutoDiff