Publié dans Economie

Produits manufacturés - 110 milliards de dollars de pertes dans les aliments insalubres

Publié le dimanche, 28 octobre 2018

Manque de contrôle. D'après les informations rapportées par Agence Ecofin, la presse africaine en ligne, « les produits alimentaires insalubres coûtent environ 110 milliards de dollars par an aux pays à faible et moyen revenu ». Cette facture représente surtout le montant de la perte de la productivité relative aux maladies alimentaires et les dépenses pour leur traitement. Effectivement, entre l'abondance des produits importés et le manque de contrôle, les consommateurs dans ces pays finissent par manger n'importe quoi. Aujourd'hui, les zones les plus touchées sont donc les pays d'Asie du Sud, du Sud-est et de l'Afrique subsaharienne, dont Madagascar.

Il ne faut pas nier qu'en matière de produits importés, la Grande île est une vraie passoire.
Les étalages des différents magasins ou petits commerces se remplissent de produits en provenance des quatre coins du monde. Ainsi, les gens peuvent acheter des marchandises dont ils ignorent complétement les composants, vu que c'est écrit dans une toute autre langue. « Une fois, j'ai acheté de la margarine. Je ne connaissais pas la marque, c'était écrit avec une langue étrangère. Mais le vendeur m'a assuré que ce produit est bon. Donc, je l'ai acheté », témoigne Lila Ramorasata, une mère au foyer. Et ce n'est pas un cas isolé, vu que la plupart des consommateurs malagasy se fient aux vendeurs. Et ils finissent par avaler des produits nocifs, sans parler de ceux déjà périmés. Pourtant, les règlementations existent mais elles sont loin d'être appliquées.
Une éducation à la consommation nécessaire
Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la Santé, « les denrées alimentaires dangereuses pour la santé ont causé 600 millions de cas de maladies et entraîné 420 000 morts en 2010 ». De ce fait, il est primordial de prendre de précautions et de rester vigilant par rapport aux produits que nous mangeons. « Beaucoup de personnes se présentent dans les hôpitaux pour une intoxication alimentaire, comme bon nombre de mes patients également. C'est pour cela que je leur conseille de toujours lire attentivement les emballages et de ne pas se ruer sur des produits, soi-disant que leurs prix sont bradés », souligne un médecin, H. Ranaivo. Face à cette situation, une éducation à la consommation est alors nécessaire afin de préserver au mieux les consommateurs, mais aussi d'améliorer le contrôle des produits importés et la qualité des produits locaux.
Toutefois, il faut dire que ce ne sont pas toujours les produits importés qui sont concernés. Les intoxications alimentaires peuvent également être générées par la mauvaise gestion des établissements de restauration, surtout que tout le monde peut aujourd'hui ouvrir son « hôtely   gasy ».
Rova R.

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  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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