Publié dans Economie

Baromètre de l’industrialisation - La situation demeure médiocre

Publié le lundi, 19 novembre 2018

Aucune évolution concrète. L’Alliance pour l’industrialisation durable à Madagascar a présenté, hier, la deuxième édition du baromètre pour l’industrialisation. A ce jour, la situation demeure encore médiocre pour le secteur secondaire malagasy, et ce malgré la petite évolution perçue par les industriels. Effectivement, l’indice global est passé de 26 à seulement 30, tandis que l’indice social, a évolué de 39 à 43, soit une progression respective de quatre points chacun. En trois mois, la perception des industriels et des travailleurs sur la situation reste encore inchangé. « A noter qu’en choississant de présenter un baromètre à chaque trimestre, nous voulons surtout mettre en évidence les ressentis et les perceptions des nos enquêtés. Il ne faut pas oublier qu’une opinion peut changer du jour au lendemain à cause d’un évènement. Donc sur une trop longue période, les résultats ne seraient pas les mêmes. Et sur cette durée, nous pouvons vraiment identifer les points focaux à améliorer », explique Rivo Rakotondrasanjy, vice-président de l’Alliance pour l’industrialisation durable, lors de la séance de questions-réponses. Pour cet échantillon, des industries non-membres du Syndicat des industries de Madagascar ont bien voulu contribuer à l’enquête. Toutefois, les résultats restent presque unamines plus particulièrement sur l’inefficacité des interventions de l’Etat  notamment dans le domaine de l’insécurité et de la concurrence déloyale, deux problèmes majeurs pour les industries locales.


 
Toujours optimistes

Malgré tout cela, les industriels restent quand même optimistes sur l’évolution de la situation. Sur une projection pour les trois à six mois prochains, les acteurs envisagent dans le secteur un bon climat, avec un indice de la conjoncture future de 63, soit une augmentation de quinze points en comparaison à l’état zéro. « La capacité d’influence des industriels sur la politique de l’Etat est encore aujourd’hui très faible. L’avenir du secteur industriel à Madagascar revèle ainsi une confiance ambigüe. Mais plus de la moitié des industries prévoient investir dans l’augmentation de leur capacité de production afin de contribuer au bon développement du secteur », a notifié hier la représentante du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (CREM) lors de la présentation du baromètre. Cependant, pour rejoindre cette contribution au développement du secteur secondaire dans la Grande île, l’Alliance a aussi conçu une liste de revendications conformes aux besoins prioritaires du secteur, telles que la surtaxation des matières premières non-transformées ou encore la mise en place d’un conseil économique. 
  Rova R.

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