Publié dans Editorial

Compte à rebours

Publié le mercredi, 02 novembre 2016

D’ores et déjà, les jours sont comptés ! Le pays entre dans la ligne droite de l’échéance du 17ème Sommet de la Francophonie qui devra, en effet, avoir lieu du 22 au 27 novembre de cette année à Antananarivo. Un enjeu de taille pour la Nation toute entière. C’est la première fois que Madagascar s’apprête à accueillir une rencontre internationale d’un tel niveau, en qualité et en... quantité. Le manque d’expériences dans ce domaine risque de porter atteinte à l’image de marque du pays.

En fait, c’est l’apanage des grandes Capitales ou des métropoles géantes des pays nantis du genre Paris ou Beijing ou Londres, de Shanghai ou de Rio de Janeiro et bien d’autres, disposant d’infrastructures permanentes et dignes des grands jours. Elles peuvent se permettre le luxe de prendre en charge des réunions internationales au sommet à tout moment. Car une Assise d’envergure nécessite l’existence d’une structure d’accueil adéquate ainsi que la maîtrise d’une organisation matérielle, protocolaire et sécuritaire bien rodée se rapprochant de la perfection. Déjà pour recevoir une… personnalité de marque du rang de Chef d’Etat, il faudrait mettre en place tout un système correspondant à son statut, et cela, de manière professionnelle. Et quand on a affaire à un Sommet où au moins 80 Chefs d’Etat et de Gouvernement seraient censés d’assister, point n’est plus besoin de souligner ni de soulever l’importance des défis à relever, surtout pour les dirigeants étatiques en place.

Les bourdes du récent Sommet du Comesa ne nous permettent pas d’avoir une quelconque certitude de la réussite de la prochaine échéance. Des zones d’ombre nous empêchent de voir, de façon nette et claire, le chemin menant vers le cap. En somme, trois conditions essentielles devraient être remplies pour assurer un aboutissement sérieux.

D’abord, tous les éléments de base de la structure d’accueil doivent être prêts, au moins, un mois avant la date d’ouverture. Les quelques jours, sinon quelques mois, avant le jour-J seraient mis à profit pour peaufiner le tout qui doit fonctionner à merveille. Les mauvaises surprises décelées à temps, l’amateurisme et l’aventurisme sont à bannir !

La mise en place d’une organisation stricte et bien « huilée » en préparation matérielle des différentes réunions ou les divers ateliers ne doit souffrir d’aucun ratage. Il faut reconnaître un fait que : tenir une conférence internationale, pour ne pas dire mondiale, de très haut niveau, qui devrait durer cinq jours francs n’est pas du tout évident. A tout cela s’ajoute le volet sécuritaire que les autorités d’accueil ont le devoir d’assurer… sans faille. Etant donné que l’hôte de marque, entre tous, le Chef d’Etat français, François Hollande, ferait partie des cibles de choix des organisations terroristes en raison de son engagement militaire direct dans les divers points chauds au Proche et Moyen-Orient, l’enjeu de la sécurité devient plus que périlleux. Jusqu’à ce jour, les responsables continuent de confirmer sa présence effective. Un défi de haut vol.

Enfin, une condition qui n’est pas des moindres consiste à la préparation psychologique de la population. L’onction populaire s’avère d’une importance capitale dans la réussite de cet insolite rendez-vous.

Au jour J-21, le Comité d’organisation, encore en plein chantier, ne dispose plus d’une marge de manœuvre suffisante. Le compte à rebours est lancé.

 

Ndrianaivo

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Editorial

  • Quelle chance !
    Coup de théâtre ! Ravalomanana Marc n’est pas candidat. Finalement, il décline l’offre des caciques du parti (TIM) et celle du RMDM (plate-forme de l’opposition) qui voulaient le propulser au starting-block à l’élection communale à Antananarivo prévue ce 27 novembre 2019. Le suspens aura duré jusqu’à la dernière minute, au son de cloche de la clôture. En fait, Ravalomanana mit à sa place un jeune de trente-trois ans, Ny Riana Tahiry Randriamasinoro, administrateur civil de son état et secrétaire général de la mairie en cours. Un illustre totalement inconnu du bataillon ! Apparemment, Ravalo a omis de consulter l’état-major du parti, entre autres les députés. Il les a mis devant le fait accompli.  

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