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Publié dans Editorial

Lettres mortes

Publié le mercredi, 09 novembre 2016

La puissance d’un mot, d’une lettre se définit par le fait qu’il parvienne à traverser le temps et l’espace, qu’il résiste aux effets pervers des « érosions différentielles ». Dans ce cas, on n’hésite pas à dire que le mot ou la lettre, en question, est vivant ou vivante. Alors, elle, la lettre, garde sa noblesse et rend hommage à celui qui la respecte. Il est, toujours, un grand honneur et un vif plaisir d’avoir affaire à quelqu’un qui tient sa parole ou qui respecte ses lettres d’engagement.

En politique, plus précisément, dans la direction des affaires de l’Etat, on est constamment confronté aux défis du respect ou non des engagements tenus à l’époque des campagnes électorales, ou bien, au moment précis où l’on va entamer le nouveau mandat. La définition de l’« homme d’Etat » en dépend nécessairement.

En effet, en ce qui concerne l’homme fort actuel du pays, les observateurs de la vie nationale hésitent, réellement, à reconnaître en lui la stature d’un vrai homme d’Etat du fait qu’il ne fait pas grand cas de ses engagements tenus devant la Nation.

Lors de son discours d’investiture, à Mahamasina, en janvier 2014, Monsieur Rajaonarimampianina a promis solennellement qu’il mettra un point d’honneur sur le règlement, dans trois mois, des problèmes liés aux délestages. A mi-mandat et plus, lesquels délestages persistent et s’aggravent. A tel point que le régime tourne en rond. Le ministre de l’Energie, par intérim, peine difficilement à endiguer le problème. Par suite à ces coupures récurrentes et intempestives, le pays vit les moments les plus insupportables de son existence.

La Constitution, nouvellement adoptée par référendum durant la Transition, se voit malmenée par le nouveau locataire d’Iavoloha. Elle a perdu son lustre de noblesse pour être réduite en banale lettre morte.  Le Chef de l’Etat ignore, totalement, la valeur et la quintessence de l’un des articles qui symbolise, en soi, la nature démocratique d’un Etat. L’article 54 ordonne au Président de la République de nommer le Premier ministre, chef du Gouvernement, à l’endroit de celui qui est « présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale » (sic). Le Monsieur d’Ambohitsorohitra passa, sciemment, outre. C’est grave ! N’insistons pas sur le retard avéré de la mise en place des Institutions prévues dans la Loi fondamentale.

Dans le nouveau Code électoral, le mandat impératif d’un élu, soit d’un député, y est stipulé nettement. Il ne peut être sujet d’aucune interprétation. Le député est tenu, strictement, de respecter les consignes de son parti qui l’a présenté. Toute forme de refus d’obtempérer signifie, de facto, démission de son poste de représentant du peuple. Une manière d’initier l’éthique politique à chacun. A Tsimbazaza, les désobéissances à l’injonction du parti d’origine sont légion. Et le régime en place encourage, sinon pousse les incorrects et indisciplinés à agir de la sorte. Des indélicatesses que le Code électoral rejette catégoriquement. Bien entendu, l’opération « mallettes et tablettes » y est pour beaucoup. Du coup, toutes les dispositions des lois prescrites sur les élections se voient jeter à la poubelle. Drame, la Haute Cour constitutionnelle, censée contrôler les dérives, se montrait très permissive.

A l’allure où vont les choses, toutes les lois, y comprise la Constitution, seront des lettres mortes.

Ndrianaivo

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