Publié dans Editorial

Défiance avérée

Publié le jeudi, 10 novembre 2016

De la défiance partout ! Larousse définit le terme  « défiance », entre autres, par le manque de confiance. Des lettres mortes à la défiance, ce n’est que du fil à  l’aiguille. Panique à bord, le Premier ministre (Pm) Olivier Solonandrasana Mahafaly finit par se résoudre à convoquer la presse. 

Un exercice moral et physique que les tenants du régime évitent par tous les moyens, du fait qu’il devient, au gré des évènements, acrobatique pour eux.

Sous d’autres cieux, les hauts responsables prennent pour habitude, plutôt une obligation le contact permanent avec les professionnels du média. Une manière de garder le lien avec son… peuple et d’établir, constamment, le fil de la confiance. En France, c’est une tradition pour le Chef de l’Etat de s’entretenir avec le monde de la presse, à l’Elysée le jour du 14 juillet, dans l’après-midi. Et à chaque évènement de taille, il s’adresse au média. Aux Etats-Unis, le Chef de l’Administration rend compte, de façon régulière, à ses concitoyens des tenants et aboutissants des grands dossiers qui agitent l’opinion. C’est valable pour d’autres pays qui respectent la démocratie dans sa lettre de noblesse.

Tandis que pour certains pays, essentiellement  d’Afrique dont Madagascar, on évite les gens de la presse. Les barons de l’Etat préfèrent entretenir le flou dans la manière de gérer les affaires nationales.  Par conséquent, le fossé se creuse entre gouvernants et gouvernés. Et la confiance mutuelle en pâtit avec.

Pourtant, il existe des faits troublants, auprès de la population, qui exigent des éclairages de la part des dirigeants. Des dossiers brûlants comme ceux des  kidnappings, des trafics des espèces protégées ou des richesses naturelles (bois de rose, pierres précieuses, etc.) dont les traitements peinent à être bouclés et que les vrais auteurs s’évanouissent dans la nature.

La corruption gangrène l’appareil de l’Etat. De la Justice aux Forces de l’ordre, du moins pour certains qui ne sont pas des moindres, le pouvoir de l’argent pèse  trop ! Les criminels se faufilent et défient l’Etat de droit. Ils « opèrent » tout comme si la loi n’existe plus dans le pays. La population, principale victime de la dérive, en a assez. Le ras-le-bol total ! Alors, elle se décide de régler, à sa manière, les problèmes. Pour traiter les cas de vol ou de meurtres, elle ne croit plus à la nécessité de recourir aux services de la Gendarmerie ou de la Police ni à ceux des Tribunaux. La population se charge, elle-même, de la fonction en réinstaurant la… peine de mort. Un fait qui rappelle les fameuses « justices populaires » que le régime communiste de Mao Tsé-toung appliquait en Chine Populaire un certain temps.

Le bordel règne partout dans le pays. La confiance s’effrite et s’évapore, comme de la fumée, dans l’atmosphère. Une défiance avérée ! Et c’est dans cette ambiance chaotique que le Pm daigne, finalement, s’adresser à la presse. A la déception quasi générale, il se livre, en fait, à un dédouanement.  Il n’est pas besoin de faire intervenir un expert pour déterminer les vrais  responsables à cette situation dramatique. Quand un ménage se disloque, il ne faut point chercher à accuser les enfants. Les parents qui n’ont pas su gérer comme il se doit leur foyer en sont les seuls responsables.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Chance exceptionnelle !
    La session exceptionnelle du Bac (général) débute ce jour mercredi et ce jusqu’au vendredi 25 octobre 2019. Un évènement inédit à Madagasikara depuis la chute de l’Amiral rouge en 199I. Suite à une vague de fuite de sujets des examens du Bac option « général », le Président  Rajoelina Andry Nirina décida d’organiser une session exceptionnelle sur toute l’étendue du territoire national, uniquement pour le Bac (général) et destinée seulement pour les recalés de la session normale. Pour cause, les fuites constatées dans plusieurs Centres d’écrit du pays durant les  sessions du 30 septembre au 4 octobre 2019 causèrent d’importantes perturbations qui, évidemment, provoquaient de graves préjudices  au bon déroulement des examens et portant atteinte à la sérénité des candidats.  C’est une décision juste et légitime de la part d’un dirigeant sensible au souci de son peuple et ce pour corriger les erreurs de certains « ennemis de la Nation ». Un acte délibéré…

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