Publié dans Editorial

Ehontés !

Publié le vendredi, 25 novembre 2016

L’Exécutif et l’opinion absorbés par les « frous-frous » du Sommet de la Francophonie, nos « braves » parlementaires de Tsimbazaza, profitant de l’occasion, siégeant en session ordinaire, en plein débat d’adoption de la Loi de Finances initiale (Lfi) 2017, dictent leur… diktat d’inscrire dans cette Lfi le budget pour l’achat de leurs voitures (4X4) de fonction, au titre de l’année 2017, sinon… Une « modique » somme de 10 milliards d’ariary, soit l’équivalent d’un montant de 135 millions d’ariary par élu.

Quel culot ont-ils nos représentants à l’Assemblée nationale de réclamer, sinon même d’imposer l’octroi de tels privilèges au moment où le pays se trouve dans une très mauvaise passe ? Sur la base des motifs farfelus et créés de toute pièce, ils persistent qu’on leur offre les « bijoux ». En effet, d’après les argumentaires qu’ils présentent, ces véhicules tout-terrain de la honte serviraient, entre autres, à évacuer les malades, à accompagner les éléments des Forces de l’ordre dans leur combat contre les « dahalo » ou bien dans les divers besoins de déplacement des agents de l’Etat à travers les Régions aux fins fonds de la brousse, dans leur Circonscription respective. Mais quelle effronterie ! De qui se moque-t-on ! S’ils ont un réel souci des besoins vitaux de la grande majorité de la population, pourquoi n’ont-ils pas fait la démarche auprès de l’Exécutif de doter à chaque District des véhicules administratifs d’utilité publique, du genre ambulances tout terrain ou autres qui seraient mis à la disposition de tous les agents en mission ou en déplacement, députés y compris, dans la Circonscription. Au cas où le budget de l’Etat n’aurait pas les moyens de le faire, c’est-à-dire ne le permettrait pas, on peut très bien s’adresser à des « sponsors » nationaux ou étrangers.  Il existe toujours des gens de bonne volonté sensibles aux problèmes des masses populaires.

Que les députés ne prennent pour droits acquis ce que les autres avaient décidé par imprudence auparavant. Le Premier ministre feu Francisque Ravony, du temps du Président Albert Zafy, pour calmer les ardeurs troublantes des députés, de l’époque, décida l’octroi des véhicules tout-terrain à chaque membre de l’Assemblée nationale. Une première qui fauchait les prévisions des Gouvernements ultérieurs.D’aucuns s’accordent à relever que le contexte qui prévaut, en cette période très critique de notre économie nationale, ne permet jamais de satisfaire à de tels caprices. D’autant plus qu’ils sont à mi-mandat de leur législature. Il ne suffit pas d’offrir, au frais de la princesse, des voitures, sorties de garage s’il vous plaît, mais faut-il prévoir aussi les carburants. Chacun fera son petit calcul : combien coûtera-t-il à la caisse de l’Etat, par mois, leur entretien ? Et, il ne faut oublier nos « respectables » membres de la Chambre haute qui ne se laisseraient oublier du privilège de cette manne.En fait, l’Etat se fait rattraper par ses propres turpitudes. Les barons de l’Exécutif mènent un train de vie princier devant la misère insoutenable de la population. Ils n’ont fait aucune preuve de modération : de belles voitures dans de belles villas, des avantages et privilèges exorbitants… Et comme l’exemple vient d’en haut, les « amis » du Parlement ne veulent point être en reste.

C’est ainsi que se conduisent les porte-parole du Peuple (« solombavambahoaka »), des comportements éhontés. 

Ndrianaivo

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