Publié dans Editorial

Un Etat bancal

Publié le vendredi, 02 décembre 2016

Au cours des campagnes électorales en vue surtout des présidentielles, l’un des thèmes fétiches qui servirait d’appât aux votants consiste à leur faire miroiter la mise en place d’un Etat de droit. Un Etat imaginaire ou idéal à l’intérieur duquel règnerait la droiture et où personne n’est au-dessus de la loi. Un Etat qui, dans la pratique quotidienne du pouvoir, bannirait l’impunité et pourchasserait la corruption. Bref, un Etat qui agit dans la droiture et se soumet aux lois que lui-même a décrétées. C’est un bouquet de belles fleurs qui, au fait, séduit beaucoup !


Dans la plupart des pays en développement, l’espoir de voir un jour la naissance d’un Etat de droit relève encore de la chimère. Un régime politique qui érigerait en tant que système la droiture et le respect des lois en vigueur n’aurait aucune chance d’exister, à l’allure où vont les choses, dans les Etats globalement du Sud.


A Madagascar, l’Etat, incapable de se tenir droit et d’agir dans la droiture, commet des énormités jetant son propre peuple dans la déprime.


Les barons du régime affichent, sans aucun souci, qu’ils sont au-dessus de la loi. Ils peuvent voler ou détourner les deniers publics sans être inquiétés. Leurs proches, parents ou ami(e)s, jouissent d’une « immunité » certaine. Tellement, ils juchent, trop haut, qu’on ne pourra jamais les atteindre ou les toucher. Ce sont les menus fretins qui payent à leur place en cas de… pépin. La sulfureuse affaire d’Ambohimahamasina illustre, en grandeur nature, cette triste réalité. Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) avait beau remuer le dossier y afférent, ainsi que la Chaîne pénale de la lutte contre la corruption (Cplcc) mais ce fut de la peine perdue. Leurs « obus », en plastique d’ailleurs, n’ont pas pu les inquiéter. La louable tentative finit en queue de poisson. Au final, ce n’est qu’une gesticulation pour amuser la galerie ! Peut-être que monsieur le directeur général du Bianco serait récompensé par… un limogeage en règle. Fallait-il souligner que les pourvoyeurs potentiels de capitaux suivent, de très près, les informations ayant trait autour de la gouvernance et du traitement du concept de l’Etat de droit dans tous les pays où ils sont sollicités.


Et l’on s’interroge comment et par quels arguments alléchants nos honorables dirigeants ont-ils pu convaincre les bailleurs et les investisseurs à Paris de s’impliquer dans la mise en œuvre du Plan national de développement (Pnd) ? On claironne, pompeusement, qu’on a déjà pu « collecter » quelque 6 milliards de dollars au premier round. Seulement voilà, il faut se méfier des bonnes intentions. Car, un fossé béant sépare entre une promesse et l’acte concret ! Des pays comme la Centrafrique, le Mali ou la Lybie et bien d’autres savaient quelque chose sur ce sujet. Madagascar aussi, à la sortie de crise, en 2014, en a fait la mauvaise expérience. Les bailleurs ont promis l’avalanche des devises fraîches au départ, mais, on a dû attendre deux ans et demi pour voir venir des… miettes. Et pour cause, les dirigeants en place, de par leur gestion peu convaincante des affaires nationales, font tergiverser les partenaires. En somme, les bailleurs et les investisseurs traînent les pieds à débloquer, à même, un centime dans un Etat bancal.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Incertain
    Le représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) à Madagascar, Patrick Imam, dans une interview accordée à un quotidien de la place, tenait à affirmer tout haut que Madagascar devrait consentir des gros efforts s’il compte obtenir, un jour, un décaissement. En effet, si la confiance semblait revenir à Paris, lors de la Conférence des bailleurs et investisseurs (Cbi), où Madagascar décrochait un record de financements, jamais atteint des régimes précédents, à hauteur de 10,2 milliards de dollars dont 6,4 milliards de dollars d’aide publique au développement (Apd), il va falloir le transformer en actes concrets. Il faut bien qu’on se le dise, ce que monsieur Imam l’avait signifié d’ailleurs, qu’il ne s’agissait que d’une… promesse, à la rigueur, des engagements dont l’effectivité dépend essentiellement du résultat des efforts que Madagascar devrait pratiquement déployer.

A bout portant

BONS PLANS WEEK-END

  •  Vendredi 25 novmebre 2016:

    - Fara kely, Fara Gloum et Mahandry au Piment café

    - Joëlle Claude  : au Cercle-germano malagasy à Analakely

    - "Who's next" au Dome Rta à 17h

    - Journée dédiée à la jeunesse suivi d'un spectacle oratoire le "Cinbé village" et le "zumba coloré" au Village de la Francophonie à Andohatapenaka

    - Grand concert intégrationnel au Village de la Francophonie à 15h suivi d'un défilé de mode et un "Zoma magnifique" avec Mika et Davis à 21h

    Samedi 26 novembre 2016:

    - "Ndao hifety isika jiaby": thème du jour au Village de la Francophonie

    Dimanche 27 novembre 2016:

    - "Ce n'est qu'un au revoir" thème du jour au Village de la Francophonie

    - "Ciné village", finale du tournoi de slam, carnaval de clôture, grand concert de musique classique, récit du mythe d'Ibonia, un chant d'au revoir du village, un jeu de drapeau: "Ce n'est qu'un au revoir mes frères" à 19h au Village de la Francophonie

  • Se surpasser, encore et toujours. Avant de s’envoler pour d’autres cieux, Bodo rendra hommage à ses fans à l’« Akany Nambinitsoa », Talatamaty. Ce sera son dernier cabaret-concert de cette année. Une occasion à ne pas rater pour les amateurs de cette grande dame de la musique malagasy. Le show commencera à partir de 20h.
     
  • Après l’avant-gout de la célébration du 20ème anniversaire du groupe « ‘Zay » qui a eu lieu à l’hôtel Carlton, Anosy, ce dernier revient sur le devant de la scène. Ainsi, le groupe réalisera un autre concert au Palais des sports de Mahamasina ce dimanche après-midi. Durant quelques heures, « ‘Zay » résumera les 20 ans de sa carrière à travers ses titres. Nary et compagnie ressusciteront leurs tubes les plus connus. Outre les musiciens, l’instrument à vent « Anjaniony » bercera le public. Le concert débutera à partir de 15h.
     
  • Une belle ambiance et de la bonne musique attendront les abonnés de l’Amitié Fandian à Ankadindramamy à partir de 21h. Mahery, Nini (Kiaka), Poun ou encore Green Banane animeront la soirée « after work » de cet endroit qui est devenu, à chaque fin de week-end, le lieu de rendez-vous incontournable pour certaines familles et des amis. Le répertoire sera composé des succès de ces artistes, en plus des duos et trios exceptionnels. 

  •  Des artistes véhiculant des styles de musique différents se réuniront au Pk 0 Soarano. La musique traditionnelle, celle urbaine et la musique des hauts-plateaux berceront les cœurs des  abonnés de cet endroit dans une soirée dénommée « Cabaret in Tanà ». Ry kala vazo, Jimmy Harison, Tana Group et Tovo J’hay partageront la scène pour assurer une ambiance parfaite.
  • Dans le cadre du festival « Madajazzcar », un cabaret avec Mampionona quintet, Hakon Storm, Mathisen feat Lova Bil, @ Tonny Mahefa Razafiarison & Volahasiniaina Linda aura lieu à l’hotel du Louvre, Antaninarenina à partir de 19h 30.
     
     
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