Publié dans Editorial

Incertain

Publié le vendredi, 16 décembre 2016

Le représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) à Madagascar, Patrick Imam, dans une interview accordée à un quotidien de la place, tenait à affirmer tout haut que Madagascar devrait consentir des gros efforts s’il compte obtenir, un jour, un décaissement. En effet, si la confiance semblait revenir à Paris, lors de la Conférence des bailleurs et investisseurs (Cbi), où Madagascar décrochait un record de financements, jamais atteint des régimes précédents, à hauteur de 10,2 milliards de dollars dont 6,4 milliards de dollars d’aide publique au développement (Apd), il va falloir le transformer en actes concrets. Il faut bien qu’on se le dise, ce que monsieur Imam l’avait signifié d’ailleurs, qu’il ne s’agissait que d’une… promesse, à la rigueur, des engagements dont l’effectivité dépend essentiellement du résultat des efforts que Madagascar devrait pratiquement déployer.


Pour ne pas se tromper, il fallait faire la part des choses. Il existe une différence nette entre le soutien politique de la communauté internationale (CI) à l’endroit d’un régime donné, en général, avec celui de l’accord de décaissement des bailleurs, en particulier. Il y a tout un fossé ! Si la CI, sous l’égide d’une grande puissance ayant des liens historiques avec un ou des pays concernés, se montrait consentante, parfois même complice, en fermant les yeux sur les dérives des dirigeants en place, les investisseurs, de leur côté, se montrent plus stricts, tatillons et sévères. Pour les « capitalistes » ou les diverses institutions financières, les œuvres de bienfaisance sont une chose et les placements de capitaux en sont une autre.


Le Fmi, par la voix de son représentant résident, persiste à rappeler l’esprit qui motive son intervention. Soulignons que l’« exploit de Paris » a pu être rendu possible grâce au feu vert de cette institution de Bretton Woods, une instance incontournable, surtout, pour les Apd. Fidèle à son principe, le Fmi dicte des préalables avant tout décaissement. En fait, trois axes principaux résument les conditionnalités implacables des bailleurs et investisseurs.


D’abord, la stabilité politique. C’est un passage obligé pour tout décaissement effectif. Un fait qui requiert, de la part des titulaires du pouvoir d’Etat, une attention toute particulière et une entière responsabilité. Une stabilité en totale symbiose avec l’apaisement exige des mesures politiques propres à aboutir vers une situation de sérénité et de concordance nationale. Seuls les tenants du régime seraient, à même, de créer cette atmosphère de paix. Les barons qui nous gouvernent se trompent s’ils comptent asseoir une stabilité par la force. La politique de gourdins ou des lacrymogènes et le recours systématique aux arrestations sauvages aboutiront nulle part. La paix par la terreur n’est que factice ! D’ailleurs, les bailleurs de fonds savent bien distinguer le grain de l’ivraie.


Le deuxième axe s’oriente vers les efforts pour améliorer le niveau de vie de la population. Le Gouvernement, par ses propres moyens, doit faire preuve de compétence ou de sacrifice pour alléger les dures conditions d’existence des citoyens.


Enfin, les tenants du régime doivent mettre en place des mesures d’accompagnement pour maintenir la
stabilité macroéconomique du pays. Des mesures qui exigent des capacités techniques appropriées.


A la lumière de toutes ces conditionnalités imposées, les observateurs ne peuvent pas ne pas s’inquiéter du sort réservé au décaissement qui, selon eux, risque fort d’être incertain.
Ndrianaivo

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  • De l’hébétude !
    La semaine s’achève. La quinzaine, à partir du dimanche 9 avril, date à laquelle la célèbre conseillère fut interpellée, se referme. Une quinzaine agitée et tumultueuse, très riche en rebondissements mais qui se termine en queue de poisson, comme si de rien n’était ! Alors qu’on s’attendait à une reprise en main sérieuse et radicale des affaires nationales par celui à qui revient la charge suprême de la destinée du pays, on n’a eu droit qu’à un coup d’éclat.

A bout portant

BONS PLANS WEEK-END

  •  Vendredi 25 novmebre 2016:

    - Fara kely, Fara Gloum et Mahandry au Piment café

    - Joëlle Claude  : au Cercle-germano malagasy à Analakely

    - "Who's next" au Dome Rta à 17h

    - Journée dédiée à la jeunesse suivi d'un spectacle oratoire le "Cinbé village" et le "zumba coloré" au Village de la Francophonie à Andohatapenaka

    - Grand concert intégrationnel au Village de la Francophonie à 15h suivi d'un défilé de mode et un "Zoma magnifique" avec Mika et Davis à 21h

    Samedi 26 novembre 2016:

    - "Ndao hifety isika jiaby": thème du jour au Village de la Francophonie

    Dimanche 27 novembre 2016:

    - "Ce n'est qu'un au revoir" thème du jour au Village de la Francophonie

    - "Ciné village", finale du tournoi de slam, carnaval de clôture, grand concert de musique classique, récit du mythe d'Ibonia, un chant d'au revoir du village, un jeu de drapeau: "Ce n'est qu'un au revoir mes frères" à 19h au Village de la Francophonie

  • Se surpasser, encore et toujours. Avant de s’envoler pour d’autres cieux, Bodo rendra hommage à ses fans à l’« Akany Nambinitsoa », Talatamaty. Ce sera son dernier cabaret-concert de cette année. Une occasion à ne pas rater pour les amateurs de cette grande dame de la musique malagasy. Le show commencera à partir de 20h.
     
  • Après l’avant-gout de la célébration du 20ème anniversaire du groupe « ‘Zay » qui a eu lieu à l’hôtel Carlton, Anosy, ce dernier revient sur le devant de la scène. Ainsi, le groupe réalisera un autre concert au Palais des sports de Mahamasina ce dimanche après-midi. Durant quelques heures, « ‘Zay » résumera les 20 ans de sa carrière à travers ses titres. Nary et compagnie ressusciteront leurs tubes les plus connus. Outre les musiciens, l’instrument à vent « Anjaniony » bercera le public. Le concert débutera à partir de 15h.
     
  • Une belle ambiance et de la bonne musique attendront les abonnés de l’Amitié Fandian à Ankadindramamy à partir de 21h. Mahery, Nini (Kiaka), Poun ou encore Green Banane animeront la soirée « after work » de cet endroit qui est devenu, à chaque fin de week-end, le lieu de rendez-vous incontournable pour certaines familles et des amis. Le répertoire sera composé des succès de ces artistes, en plus des duos et trios exceptionnels. 

  •  Des artistes véhiculant des styles de musique différents se réuniront au Pk 0 Soarano. La musique traditionnelle, celle urbaine et la musique des hauts-plateaux berceront les cœurs des  abonnés de cet endroit dans une soirée dénommée « Cabaret in Tanà ». Ry kala vazo, Jimmy Harison, Tana Group et Tovo J’hay partageront la scène pour assurer une ambiance parfaite.
  • Dans le cadre du festival « Madajazzcar », un cabaret avec Mampionona quintet, Hakon Storm, Mathisen feat Lova Bil, @ Tonny Mahefa Razafiarison & Volahasiniaina Linda aura lieu à l’hotel du Louvre, Antaninarenina à partir de 19h 30.
     
     
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