Publié dans Editorial

L’introuvable synergie !

Publié le mercredi, 01 mars 2017

La synergie, fort utile pour le pays, serait-elle ce « chapeau noir dans une chambre noire qui ne s’y trouve pas ! » Cet adage de la rue traduit, à une nuance près, la réalité cruelle que nous sommes tous en train de subir en ce moment.

Larousse définit le terme « synergie » par l’« association de plusieurs organes pour l’accomplissement d’une fonction ». Ou encore la « mise en commun de plusieurs actions concourant à un effet unique avec une économie de moyens ».


Le pays est malade, gravement malade ! Tout ne fonctionne plus normalement à l’intérieur. Le risque de la stase menace. Le ou les « médecins » ne disposent plus assez de temps. Il faut agir vite avant que l’implacable mort happe. Parmi les plus urgences à effectuer figure la décongestion. Il faut réussir au fait que les différents organes puissent fonctionner ensemble de manière à assurer la synergie à l’intérieur du corps. Problème ! Les « différents organes » ne parviennent point, jusqu’à l’heure, à concrétiser, sinon à trouver la synergie tant recherchée.

Le Chef de l’Etat, à chaque intervention, du moins durant des cérémonies solennelles, plaide toujours pour le rapprochement de tous pour un dialogue. Il se dit toujours ouvert et prêt à « discuter » ensemble sur un sujet : comment faire pour débloquer le pays. La société civile, dans son ensemble, réclame plus que jamais un dialogue franc entre toutes les parties prenantes aux affaires nationales. Les partis politiques, notamment ceux du camp de l’opposition, officielle ou pas, exigent de leur côté, également, une table ronde nationale où tous les grands dossiers devraient être débattus, justement, pour pouvoir asseoir une certaine synergie dans le pays.

Seulement, à l’heure où l’on parle, rien ne bouge. Ni du côté du pouvoir, ni du camp adverse, ni de la part de la société civile, on constate aucun avancement vers un rapprochement. Est-ce une question de volonté politique ?  Ou d’un geste de mauvaise foi ? Il faut à tout prix débouter le blocage.

Selon certains analystes, entre autres des sociologues, des juristes, des historiens, des chercheurs de divers horizons, une vraie synergie passe obligatoirement par la réconciliation nationale. En effet, Madagascar doit pouvoir se débarrasser, pour de bon, de ce démon des clivages ethniques et des rancœurs laissées par les crises cycliques du passé.

Toutes les forces vives, de bonne volonté, de la Nation auront intérêt à se mettre autour d’une table. En tête de liste, les partis politiques sans distinction, du pouvoir ou de l’autre bord, devraient rabattre les ambitions. La société civile, surtout celle active dans l’observation de l’évolution des affaires nationales. Les organisations syndicales et patronales de tous les milieux. Les notables et les personnalités civiles et militaires. Enfin, toutes les entités et Institutions œuvrant ensemble pour le développement social et économique du pays.

Toutes ces organisations ou associations nationales ont le devoir sacré de se rapprocher aux fins d’établir un « dialogue constructif ». La synergie, c’est-à-dire la mise en commun des actions afin de démarrer la prospérité de la Nation est indispensable à ce prix. Tout le monde doit faire le premier pas. Doit-on rappeler que la responsabilité pour instaurer cette synergie incombe, d’abord, aux tenants du régime.
Ndrianaivo

Fil infos

  • Communales à Tana - « Iarivo Mandroso » vote pour Naina Andriantsitohaina
  • De la Région d’Itasy à la DIANA - Un week – end marathon pour le Président
  • Nouveau gouverneur de la Banque centrale - La consolidation des réserves d’or en priorité
  • Andry Rajoelina sur les îles éparses - « L’intérêt du pays passe avant les divergences politiques »
  • Environnement et corruption - Les évêques s’alarment
  • Traite de personnes vers l’Arabie Saoudite - Une passeuse condamnée à 5 ans d’emprisonnement
  • Problèmes de la JIRAMA - “Je prendrai mes responsabilités”, affirme le Chef d’Etat
  • Stade de Mahamasina - La réhabilitation incontournable !
  • Détournement de deniers publics - Liberté provisoire refusée pour Claudine Razaimamonjy et le maire d’Ambohimahamasina
  • Revendication des îles éparses - La cohésion nationale, condition primordiale du succès

Editorial

  • Quid de la Haute Cour de Justice !
    Cinq ans après ou presque de la date butoir de son entrée en fonction, la Haute Cour de Justice (HCJ) n’est pas encore opérationnelle. Un retard flagrant et voulu par un régime, en particulier son chef, qui n’avait pas du tout l’intérêt à son opérationnalité. La Constitution, votée le 17 novembre 2010 et proclamée le 11 décembre de la même année mettant en place la 4ème République, prévoit dans le titre IV l’existence et le fonctionnement de la HCJ. La première Constitution malagasy donnant naissance à la Première République datait de 1959 qui prendra fin à l’élection d’une nouvelle Constitution en 1975, date du début de la Deuxième République qui sera, elle aussi, balayée par la naissance de la Troisième République en raison d’une nouvelle Constitution votée en 1992. Elle s’achèvera en 2010. Le Président de la République Rajaonarimampianina Hery faillit, en 2015, abandonner le siège doré d’Iavoloha en raison…

A bout portant

AutoDiff