Publié dans Editorial

A l’autel !

Publié le vendredi, 03 mars 2017

Le peuple malagasy traverse en cette période le moment le plus difficile de sa vie. Une période sombre et complexe où chacun mène un combat qui dépasse trop ses possibilités sinon ses forces, et ce, malgré lui. Tout comme s’il est offert en sacrifice sur un autel pour commuer un triple péché !

Le régime Rajaonarimampianina pèche par sa manie de mentir à son peuple. Le mensonge se mue au fil du temps durant ces trois dernières années, en système de gouvernance. Certes, on reconnait que faire de la politique signifie « mentir » car toute la vérité n’est bonne à étaler sur la place publique. Il y a, quand même, mensonge et mensonge. On ne peut tout déballer, au temps T, à la population surtout quand le contenu à communiquer risque fort de créer un trouble à l’ordre public. Peut-être qu’il fallait « temporiser » l’information à transmettre et dire la vraie vérité au moment opportun plus tard. Le concept du « Secret d’Etat » ou du « Secret de défense » existe depuis toujours.  Mais de là à altérer, à tout moment, la vérité et raconter des « bobards » à son peuple, chaque fois que l’occasion se présente, n’est pas du tout… catholique. Vouloir tout cacher, plus particulièrement la vérité, est un péché. Et pour commuer le péché, les dirigeants ne se gênent point de « présenter » en offrande à l’autel de l’indifférence le peuple, déjà, victime de leurs aberrations.


Les tenants du pouvoir pèchent par leur incompétence. En trois ans seulement à la tête de l’Etat, le Président Rajaonarimampianina est déjà à son troisième Gouvernement. Une instabilité ou plutôt une fragilité mit sur le compte de l’incontinence technique de la grande majorité des membres qui le composent à chaque remaniement. Et là, encore, on est en attente d’une nouvelle mouture, mais non pas une retouche, dans la mesure où celle qui siège, présentement, ne parvient plus à faire tourner, convenablement, la… machine. Et la vie de tout un peuple se trouve au « point mort ». Les violences et les brutalités éhontées de tout genre règnent. Le citoyen lambda, plongé dans une amertume sans précédent, est cloué au pilori comme celui d’un vulgaire bandit. Une grave rancœur qui ronge les esprits en découle et s’éclate au moindre incident.


Les barons du Hvm trônant dans la haute sphère de l’Etat pèchent par leur ineptie. Le ridicule ne tue pas. Cependant, il rend idiot et inepte sa proie. C’est le cas, malheureusement, de ce régime. Victime d’une ineptie, en grandeur nature, l’équipe gouvernementale ne sait plus sur quel pied danser ! Les maladresses s’accumulent. Face à cette cacophonie dans les hauteurs, le Chef de l’Etat se mure dans un silence, pour le moins, apocalyptique. Les simples déclarations de sympathie ne suffisent plus à remédier la situation.  Et c’est le peuple, comme toujours, qui paie les pots cassés et s’enlise, et cela, à cause des errements du pouvoir. Offert en sacrifice sur l’autel de l’énormité, le peuple malagasy se morfond dans une blessure morale et dans un dépit indescriptible.


Le jeune Isaac, fils légitime d’Abraham, allait être offert en sacrifice sur l’autel pour un péché qu’il n’avait même pas commis. Le cas ressemble trop à celui d’un peuple qui vit dans ce beau pays.
Ndrianaivo

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Editorial

  • Enfin, du changement !
    Le verdict est tombé ! Le pouvoir sous la direction de Rajoelina Andry Nirina abrogea, ce mercredi 14 août 2019, en Conseil des ministres le décret n°2017-096 du 26 avril 2017 portant nomination du directeur général de la Compagnie nationale Jiro sy Rano Malagasy (JIRAMA) Olivier Jaomiary. Nommé il y a deux ans et quatre mois de cela, le 26 avril 2017, sous le régime HVM, Jaomiary Olivier n’a pas réussi à convaincre ni le pouvoir en place, issu de la dernière élection, ni l’opinion publique notamment les usagers. Un moment, se croyant être indéboulonnable de son poste, au-dessus de toute tentative de limogeage, le désormais ex-DG de la JIRAMA finit par se faire rattraper en raison de son incompétence à redresser la Compagnie, mission principale qu’on lui avait confiée.

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